Gipsstraße 12, 10119 Berlin-Mitte 030 2809 9905 lundi 14h–19h mardi au vendredi 11h–19h samedi 11h–18h

On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours. On s'échauffe rarement en lisant : car alors on peut avoir le sens rassis. Mais quand un homme ardent et d'une imagination forte parle à des imaginations faibles, ses yeux sont en feu, et ce feu se communique ; ses tons, ses gestes, ébranlent tous les nerfs des auditeurs. Il crie : « Dieu vous regarde, sacrifiez ce qui n'est qu'humain ; combattez les combats du Seigneur » et on va combattre. Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. [...]

Voltaire extrait du Dictionnaire philosophique, 1764

Année

Lectures et événements 2014–2023

« Une histoire romaine » avec Louis-Philippe Dalembert

Le samedi 9 décembre 2023 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture de et par Louis-Philippe Dalembert

Sabine Wespieser éditeur, 2023

Tiraillée entre deux mondes que sépare le Tibre, Laura a bien du mal à s’affranchir des puissantes figures féminines qui ont marqué sa prime jeunesse : rebelle de pacotille dans le bouillonnement politique et culturel des années 1970, elle est insensiblement ramenée à sa double lignée, aristocratique et juive.

Sur la rive droite, dans le quartier huppé de Prati, la contessa veille à tenir son rang et à sauver les apparences, malgré les revers de fortune chez les De Pretis : avare d’effusions, elle fascine sa petite-fille par ses récits de la tradition familiale. Elle n’a pourtant pas hésité à se séparer de l’impressionnante bibliothèque accumulée au fil des siècles, pour continuer de recevoir tout ce que Rome compte d’hôtes d’importance. Et quand sa fille Elena, la future mère de Laura, à qui elle désespérait de trouver un bon parti, lui présente enfin Giuseppe, peu lui importe qu’il soit juif, l’essentiel étant qu’il ne soit pas dans la gêne et que l’union soit bénie par l’Église.

Son mariage conduit Elena à s’éloigner de son envahissante comtesse de mère et à s’installer rive gauche, dans l’immeuble de la Via Giulia où règne zia Rachele : la plantureuse vieille dame, dont les poches débordent de dragées qu’elle distribue avec générosité, initie Elena, et plus tard Laura, à l’histoire de sa famille non pratiquante qui s’enorgueillit de lointaines racines romaines. Les lois raciales et la guerre l’ont durablement marquée, elle qui, avec sa fratrie, a été miraculeusement sauvée de la déportation grâce à un réseau de résistants.

Maître dans l’art de tresser ces fortes destinées, Louis-Philippe Dalembert emporte le lecteur par l’intelligence, la finesse et l’humour avec lesquels il évoque ce double héritage. Le personnage principal de son allègre roman n’en reste pas moins la ville de Rome, dont l’écrivain dessine un éblouissant portrait – nourri par sa connaissance intime de l’histoire, des charmes et des secrets de la Ville éternelle.


Photo © Sophie Bassouls

Louis-Philippe Dalembert est né à Port-au-Prince et vit à Paris. Il a publié depuis 1993 chez divers éditeurs, en France et en Haïti, des nouvelles, de la poésie, des essais et des romans. Depuis 2017, ses romans paraissent chez Sabine Wespieser éditeur : Avant que les ombres s’effacent a remporté le prix Orange du Livre et le prix France Bleu/Page des libraires ; Mur Méditerranée (2019) a été lauréat du prix de la Langue française, du prix Goncourt de la Suisse et de la Pologne et finaliste du prix Goncourt des lycéens ; Milwaukee Blues a été finaliste du prix Goncourt, choix Goncourt de la Suisse et de l’Espagne et lauréat du prix Patrimoine de la BPE ainsi que du prix des Lecteurs des Écrivains du Sud. Pensionnaire de la Villa Médicis (1994-1995), écrivain en résidence à Jérusalem et à Berlin, professeur invité dans des universités étasuniennes et suisses, l’auteur a également vécu et travaillé à Rome pendant une dizaine d’années.

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

RIONS NOIR

Le samedi 18 novembre 2023 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

Une lecture-vidéoconférence en présence d’Alex Jordan (Berlin) & Didier Daeninckx (Paris)

éditions Créaphis, 2022

L’expression-titre Rions noir fonctionne à rebours et dans le bon sens, comme notre époque. « Ça grince » dans les rouages de cette petite machine graphique et littéraire de deux auteurs complices, et en même temps tout tourne avec une force tranquille. Le livre réunit « sous vide » seize textes inédits de Didier Daeninckx auxquels répondent de manière subtile les quatre-vingt-dix dessins en grande partie inédits d’Alex Jordan.

Les textes sont des petits tableaux de scènes de la vie quotidienne en divers endroits à la ville et à la campagne, des récits à caractère documentaire, des fenêtres sur l’histoire contemporaine des sociétés. Les dessins ne sont pas au contact direct des textes mais ils conservent leur valeur d’équivalence (dessins d’humour piquants) et leur unité de style (l’encre de Chine). Le livre est dominé par une triple dimension artistique, littéraire et politique. Il est tantôt cri tantôt murmure, il se caractérise par une forme qui est aussi un engagement graphique et une conception éditoriale qui rend hommage aux deux auteurs.


Portrait Didier Daeninckx © Triptyk-Théâtre

Didier Daeninckx, écrivain né en 1949 à Saint-Denis. Il a exercé pendant une quinzaine d'années les métiers d'ouvrier imprimeur, animateur culturel et journaliste localier. En 1984, il publie Meurtres pour mémoire dans la « Série noire » de Gallimard. Il a depuis fait paraître une centaine de titres (romans policiers, nouvelles et essais) et revendique des intrigues à l'humour noir et engagé, ancrées dans la réalité sociale et politique de son temps et d'autres temps plus anciens parfois oubliés, des destins tragiques et ironiques. Certains de ses scénarios servent à l'art cinématographique, d'autres sont mis en scène pour le théâtre (Cannibale, mise en scène de Sylvie Malissard, Besançon, 2004) ou adaptés pour la radio (France Culture). En 1994, la Société des gens de lettres lui a décerné le prix Paul-Féval de littérature populaire pour l'ensemble de son œuvre et, en 2012, l’Académie Goncourt le prix de la Nouvelle. Parmi ses dernières publications figurent : Artana ! Artana !, Gallimard, 2018 ; Le roman noir de l'Histoire, préface de Patrick Boucheron, Verdier, 2019 ; ou encore Municipales. Banlieue naufragée, collection « Tracts », Gallimard, 2020.


Photo © Alex Jordan

Alex(ander) Jordan, plasticien-graphiste et photographe allemand né en 1947 à Sarrebruck en Allemagne. Il est diplômé de l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf et Meisterschüler de Joseph Beuys. En 1976, il quitte l'Allemagne et rejoint le groupe de graphistes Grapus. Avec ses collègues, il reçoit en 1991 le Grand prix national des arts graphiques. Après l'éclatement de Grapus, Alex Jordan fonde l'atelier « Nous Travaillons Ensemble » avec Ronit Meirovitz et Anette Lenz. Alex Jordan est aussi un des fondateurs du collectif de photographes « Le bar Floréal » en 1985, avec Noak Carrau et André Lejarre. Son atelier participe depuis sa création à l'aventure pluridisciplinaire de l'association La Forge. Depuis 1990 il est membre de l'Alliance graphique internationale. Alex Jordan a été titulaire d'une chaire de communication visuelle à l'École des beaux-arts de Berlin-Weissensee de 1993 à 2014. Il a publié chez Créaphis : Berlin, avec Stephan Weitzel, Klaus Staeck et Olivier Gaudin, 2013 ; Imagerie, 2014, un livre portrait de ses aventures collectives.

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

« Les Lionnes de Chauvet » par Sophie Marvaud

Le samedi 14 octobre 2023 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture pour tous les âges en présence de Sophie Marvaud

éditions 10/18, 2023

- 35 000 ans, Ardèche. Les derniers Néandertaliens côtoient les homos sapiens installés dans la région. Et pour la première fois, des humains peignent sur les parois des grottes. C’est à l’entrée de l’une d’entre elles, face à un exceptionnel pont rocheux entre les falaises, que les peintres Tizia et Naëlisse fondent le clan des Lionnes : une communauté de femmes et d’enfants qui vivent en harmonie. Un soir de tempête de neige, les deux femmes disparaissent. Yoalna, la fille qu’elles ont élevée, découvre leurs corps dans un ravin, le couteau de l’une planté dans la gorge de l’autre. Bien que tout semble indiquer qu’elles se sont entretuées, Yoalna refuse d’y croire. Son enquête dévoilera les secrets de leur incroyable destin.


Photo © Mélanie Gribinski

Après des études d’histoire et de sciences politiques suivies d’un riche parcours, Sophie Marvaud exerce le métier de romancière et scénariste depuis une vingtaine d’années. Passionnée par l’histoire, et particulièrement la préhistoire, elle a écrit trois polars préhistoriques publiés aux éditions 10/18 : Le Choc de Carnac (prix France Bleu - L’Histoire en polar 2021), La Chamane de Lascaux (2022) puis Les Lionnes de Chauvet (mars 2023). Elle a également écrit de nombreux romans pour la jeunesse, dont Le Secret des cartographes (éditions Magellan) qui a reçu le prix Saint-Maur en poche en 2011. Quel que soit l’âge de ses lecteurs, son objectif est de nourrir la réflexion. Ses romans, documentés avec soin par des chercheurs spécialistes, interrogent les rapports sociaux et les liens des sociétés avec la nature.

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

Deux événements pour fêter nos vingt ans !

Le juge a dit à Jules "Vous aurez 20 ans",
Jules a dit "Quand on aime, on a toujours 20 ans"
Oh, yeah ! Antoine Muraccioli, dit Antoine, extrait du single Les Élucubrations d’Antoine, 1966

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Les vendredi 15 et samedi 16 septembre
2023 ZADIG a eu 20 ans !!!
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Demandez le programme !

Le vendredi 15 septembre 2023 à 19 h

« Inventaire de choses perdues »

Ypsilon éditeur, 2023
Une lecture-présentation du livre enn présence de son autrice Judith Schalansky, sa traductrice Lucie Lamy et son éditrice Isabella Checcaglini

Cet Inventaire de choses perdues évoque la disparition de réalités aussi diverses qu’une île engloutie dans un séisme, un film perdu de Murnau, une espèce animale éteinte, des lieux historiques ou encore des œuvres d’art. Différents protagonistes tentent de retenir ou de ressusciter l’éphémère. Tour à tour nous parlent un jardinier-artiste solitaire, une Greta Garbo fantomatique errant dans Manhattan, la narratrice elle-même, plongée dans les archives cartographiques d’une bibliothèque, émue par les mystères de Sappho ou confrontée aux béances de son enfance dans la RDA des années 1980. Chaque chapitre dessine une quête dans toutes ses dimensions et a sa voix propre, son style. Le livre porte moins sur la perte que sur ce qui reste des choses perdues : leurs traces, leurs échos et le vide qu’elles laissent.

À PARAÎTRE EN FRANÇAIS LE 15 SEPTEMBRE 2023

Titre original : Verzeichnis einiger Verluste, Suhrkamp Verlag, 2018.


Judith Schalansky © René Fietzek

Née en 1980 à Greifswald, Judith Schalansky est écrivaine, graphiste et éditrice ; elle travaille et vit à Berlin. Son œuvre, qui comprend notamment L’atlas des îles abandonnées (Arthaud, 2010) et L’inconstance de l’espèce (Actes Sud, 2013), est traduite dans vingt-cinq langues.

Ayant étudié le graphisme et l’histoire de l’art, Judith Schalansky travaille sur l’iconographie, la mise en page et la maquette de ses propres romans. Elle dirige depuis 2013 la collection Naturkunde de l’éditeur berlinois Matthes & Seitz et est membre de l'Académie des sciences et des lettres de Mayence depuis 2019.

L’astéroïde (95247) Schalansky a été nommé en son honneur en 2011.

Née en 1975 à Foligno, en Italie, Isabella Checcaglini s'installe à Paris en 1994. En même temps qu’elle termine sa thèse sur l’œuvre de Mallarmé à l’université de Paris 8, elle fonde en 2007 Ypsilon Éditeur pour continuer à faire de la recherche en littérature autrement.

Lucie Lamy est née en 1993 à Paris, elle est agrégée d’allemand, doctorante en histoire contemporaine et traductrice littéraire.

Le samedi 16 septembre 2023 de 17 h à 21 h


Couverture BTD - éditions Rue des lignes 2023 © Pawel Kocambasi

« Before they disappear »

Soirée spéciale de slam-poésie autour de la parution du livre de photographie Before they disappear du cinéaste et phototographe Pawel Kocambasi, dédié aux passants de la Rosenthaler Platz, que la librairie a publié cet été !

La soirée s’orchestrera en deux temps : tout d’abord une lecture des textes en français de cet ouvrage par le poète Philippe Despeysses, suivie d’une lecture-performance de trois représentantes du Réseau des Autrices francophones de Berlin : Neïtah Janzing, Maud Ruget et Laurence ErmacoVa.

Mix musical opéré par Mezkalito, spoken word artist basé à Berlin.

Performance en direct et réalisation d'un print exclusif par SP38, street-artist.

Lancement d'une gamme de sacs en tissu et T-shirts, avec un motif exclusif du cartooniste berlinois Mawil, réalisé à l'occasion des vingt ans de la librairie !

Avec la complicité productive d’Odile Kennel, poète et traductrice.

Buffet sucré et salé fourni par le café & restaurant

Gefördert von / Soutenu par

« La Nation européenne » : Bernard Guetta invité par Zadig au Château Calissanne

le samedi 8 juillet 2023 à 19 h


Photo © Pascal Ito, Flammarion

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-dégustation en présence de Bernard Guetta

éditions Flammarion, 2023
avec dégustation de vins du Pays d’Aix !

à la boutique de notre partenaire

Château Calissanne
Fasanenstraße 33a
10719 Berlin
T. 030 88708878

Élu député européen en 2019, Bernard Guetta a été le témoin privilégié des transformations majeures qu’a connues la scène internationale ces quatre dernières années. Il en fait ici un récit intime, à l’heure où les cartes géopolitiques sont rebattues comme jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il nous raconte comment, face à la politique de Donald Trump, la montée en puissance de la Chine, la pandémie de Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine, l’Union européenne a très vite su innover et se réinventer. Ce faisant, il nous livre sa vision de ce que seront les combats d’une Union européenne maîtresse de son destin, bousculée par son voisin russe et par la fin de l’hégémonie du modèle occidental.

Né le 28 janvier 1951 à Boulogne-Billancourt, Bernard Guetta est un journaliste et homme politique français, spécialiste de géopolitique internationale et lauréat du prix Albert-Londres (1981). Correspondant du Nouvel Observateur à Varsovie, Washington et Moscou, il a été journaliste au Monde de 1978 à 1990, et demeure une grande voix de France Inter.

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

Lecture programmée dans le cadre de l'Europe des libraires indépendants

« Ceci n'est pas un atlas » par le collectif orangotango

Le mercredi 5 juillet 2023 à 17 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

un atelier de cartographie collective

éditions du commun, 2023

animé par Nepthys Zwer et Tuline Gülgönen (collectif orangotango)


Carte communautaire réalisée en 2013 par Mohiuddin en collaboration avec Selina, Md. Mannan et Shahid Gazi. © Photos par Günter Nest

Le livre Ceci n'est pas un atlas, édité en 2023 par les éditions du commun de Rennes, présente 21 exemples de contre-cartographies à travers le monde. Il s'agit de la version française de This Is Not an Atlas du collectif orangotango +, paru en 2018 aux éditions transcript de Bielefeld. Il a été traduit et remanié par Nepthys Zwer pour sa version française.

Le but de cet atelier est d’élaborer une carte à partir d'une problématique définie collectivement. Il s'agit de trouver une forme graphique pertinente pour représenter une nouvelle expérience de l'espace, que ce soit à l'échelle globale ou locale, dans un temps long ou court, à partir d'une donnée factuelle ou imaginaire : enjeux d'une lutte particulière (par exemple, pour la défense d'un quartier) ou bien problématique générale (gentrification induite par AirBnB, usages genrés de l'espace, mémoire coloniale, etc.).

Précédé d’une présentation par Severin Halder et Laurenz Virchow du kollektiv orangotango, l'atelier commence par une introduction aux enjeux de la cartographie et se termine par la présentation des différentes œuvres à l'ensemble des participant·es. Cet atelier concerne les personnes adultes !

Entrée 4,50 € / Prix réduit 2,50 €
(Sur réservation)

« Une histoire du vertige » par Camille de Toledo

Le samedi 24 juin 2023 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation de et par Camille de Toledo

Éditions Verdier, 2023

Écoute, le sol se dérobe, les mots dérapent ; partout, nos appuis s'érodent. Nous vivons « au-dessus ». du monde, dans des bulles d'histoires ; ce que nous voyons, au loin, depuis cette hauteur, c'est une Terre abîmée, épuisée. Nous entrons dans un temps vertigineux. Et moi, figure-toi, avec les livres qui m'ont accompagné, j'ai voulu saisir les formes de ce vertige. Comprendre cette guerre, ce combat, et cette blessure, entre les langages humains et les autres formes de la vie...

Une histoire du vertige, à sa façon unique, est un livre d'aventures. Il s'ouvre sur la cavale de Don Quichotte : cet être envoûté par la fiction, et qui nous ressemble tant. Et à partir de là, il tourne inlassablement autour d'une espèce : la nôtre, en se demandant comment nous détruisons nos appuis terrestres ? Fresque du temps présent, de nos vertiges face à la crise écologique et aux épreuves de la guerre, le livre s'adresse à un lecteur imaginaire : un ami, un frère ou une soeur, un compagnon. Il parle de nous, de notre perte d'équilibre, de notre sentiment que plus rien ne tient, que tout s'effondre ; mais en nous apprenant, petit à petit, à tenir dans le vertige. En nous reliant à un monde infini, beaucoup plus vaste, où les petits « Je » des modernes s'effacent.

Camille de Toledo vit à Berlin. Il est écrivain, docteur en littérature comparée. Il enseigne l’écriture créative et l’écopoétique à l’École nationale supérieure des arts visuels (La Cambre), à Bruxelles, et à l’Université d’Aix-Marseille. Il est également chercheur associé à l’Institut d’Études avancées de Nantes pour un programme sur le travail de la nature (Comment la nature travaille ?). Finaliste du prix Goncourt 2021, lauréat du prix Franz Hessel et du prix de la création de l’Académie française pour Thésée, sa vie nouvelle ; lauréat de la Villa Medicis (2004), de la Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature (2019). Il est également l'auteur d'Oublier, trahir puis disparaître, Vies pøtentielles et Le hêtre et le Bouleau, trois volets de ce qu’il nomme « trilogie européenne ».

Lecture programmée dans le cadre du programme Europe des libraires indépendants

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

« Taverne nationale » : le Québec invité au Château Calissanne

Le mercredi 14 juin 2023 à 19 h

Nous avons le plaisir de vous annoncer

une nouvelle lecture-dégustation de et par Hector Ruiz et Dominic Marcil

Éditions Triptyque, 2019
avec dégustation de vins du Pays d’Aix !

à la boutique de notre partenaire

Château Calissanne
Fasanenstraße 33a
10719 Berlin
T. 030 88708878

Taverne nationale est un recueil original dont les auteurs explorent l’imaginaire éclaté d’une taverne située à Granby, commune des environs de Montréal. Lieu sans doute à l’image de tant de lieux similaires au Québec, où des voix s’entremêlent : celles des auteurs, celles d’usagers passés et présents, celles de l’histoire, la petite comme la grande. Où plusieurs genres se croisent aussi : la poésie, d’abord, mais aussi la chronique historique, le conte, l’essai, la correspondance.

« J’arrive corps et accents / à la Taverne nationale / je rencontre habitués / et infidèles ici à l’intérieur / du National j’enregistre les débits / qui témoignent du passage / du temps sur la rue / il n’est pas impossible que je parle / immigration. »

Hector Ruiz et Dominic Marcil sont poètes et professeurs de littérature au Québec. Coauteurs en 2016 de l’essai Lire la rue, marcher le poème, qui s’intéresse à l’apport de la création dans l’enseignement de la poésie, ils ont prolongé leur démarche avec Taverne nationale, recueil hybride où s’entremêlent poésie, essai et fictions en un heureux mélange.

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

Les deux auteurs bénéficient du soutien des Fédérations des cégeps et de l'Association internationale des études québécoises.

« Moi, j'ai tué Hitler » : Dumitru Crudu et la Moldavie au Château Calissanne

Le samedi 10 juin 2023 à 19 h

Nous avons le plaisir de vous annoncer

une nouvelle lecture-dégustation de et par Dumitru Crudu

Éditions L'Harmattan, 2021
avec dégustation de vins du Pays d’Aix !

à la boutique de notre partenaire

Château Calissanne
Fasanenstraße 33a
10719 Berlin
T. 030 88708878

Dumitru Crudu est un auteur de Moldavie dont les histoires restituent le fourmillement de la vie, avec une verve et un humour que l’on partage dans le sourire et l’émotion. Grève de la faim, trottoirs occupés par les manifestants, mairie prise d’assaut. Mais aussi un étudiant qui séduit l’amante de son professeur. Des poings levés, des manifestations violentes, des accusations scandées par la foule contre le gouvernement. Puis une vieille se cachant pour retrouver son amoureux, une noce chez des mafieux, un assassin sans scrupule, un médecin criminel. Quelques poulets picorant des tomates, et des petits malfrats qui se surnomment eux-mêmes Trotsky, Staline, Hitler...

Dumitru Crudu est né le 9 novembre 1967 à Flutura, un village du centre de la république soviétique de Moldavie, aujourd’hui République de Moldavie. Il a étudié le journalisme dans la capitale moldave Chisinau et la capitale géorgienne Tbilissi et a obtenu un diplôme des universités roumaines de Braşov et Sibiu. En 1994, il a fait ses débuts avec la publication simultanée de deux recueils de poèmes: Falsul Dimitrie (Le faux Dimitri) et E închis vă rugăm nu insistaţi (Fermé, n’insistez pas) et a cosigné avec Marius Ianuș le manifeste fracturiste publié en 1998.

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

Lecture organisée en partenariat avec la Humboldt Universität zu Berlin.

La « tectonique des peuples » de Kovo N’Sondé

Le samedi 29 avril 2023 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter dans le cadre 1ère semaine culturelle congolaise à Berlin et Brandebourg

Kovo N’Sondé en performance autour de la revue Kôngo Kultur 4 ̶ Revue des mondes Bantu

Précédé d’un impromptu musical voix / lamellophone

Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique, qu’Emmanuel Kant a écrit en 1784, a inspiré l'écriture d'un article de la revue Kôngo Kultur à Kovo N’Sondé intitulé Idée d'une histoire culturelle d'un point de vue tectonique. L’auteur y promeut le concept de « tectonique des peuples » pour tenter de donner un sens à notre Histoire, à nos histoires, jusqu’au champ du minuscule cher à l'historienne Arlette Farge. Un aspect concret de cette théorie est sa dimension pratique pour restituer les sens, oubliés ou enfouis dans la mémoire collective, de l’héritage des civilisations du bassin du Congo en Amérique du Sud et dans la Caraïbe… L’auteur partagera son expérience au Venezuela où militant·e·s et intellectuel·le·s afrodescendant·e·s travaillent à la réparation des affres de l’esclavage et du colonialisme. Un siècle après la publication de l’essai de Kant, la conférence sur le Congo s'ouvrait à Berlin. Hommage sera rendu au père de l’auteur, Simon N’Sondé (1935-2020), qui en 2003 a rappelé cet événement au dos d’un Buddy Bear issu du projet United Buddy Bears d’Eva et Klaus Herlitz.

Entrées 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

Rym Khene et Sandra de Vivies

Le samedi 18 mars 2023 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture poétique de Rym Khene et Sandra de Vivies

J’ai rencontré un cheval de mer

de Rym Khene et Khalid Lyamlahy

Éditions La place

Elle révèle des formes dans la matière de la ville, la scrute au ras du sol, en prélève la substance de son scalpel qui fabrique des images. Il observe ces détails qui, à la loupe de son regard à elle, deviennent objets ou paysages. Il voit se dessiner son expérience de l’exil, la raconte, fragmentée. Elle ne cherche pas à enjoliver, c’est toute la force de ses images. Lui non plus – il poétise, c’est différent. La mémoire invente son temps, celui d’un présent composé de poésie et de photographie. Dans cette conjugaison singulière des images et des textes s’élabore quelque chose d’universel, englobant des dedans et des dehors multiples.

Rym Khene est chercheuse en littérature et photographe. Docteure en littérature comparée, ses travaux portent actuellement sur les représentations littéraires et photographiques de la ville. Elle a publié divers textes et photographies dans des revues et ouvrages collectifs.

Khalid Lyamlahy est maître de conférences, critique littéraire et enseigne la littérature maghrébine à l’université de Chicago.

Vivaces

de Sandra de Vivies

Éditions La place

Il y a des femmes, un tramway calaisien, un réseau d’herbes folles, des guerres, une fugue, peut-être un chat, un marécage, du rouge et du jaune pâle, un volcan, une marmite, un cyanotype, des morts et des vivants, une base météorologique, un winkte, un canaletto. Il y a des liens préexistants ou nés de l’écriture, il y a des photographies, il y a plusieurs récits ou un seul, composite. Ce récit serait celui, fragile et traversé de lumière blanche, de ce qui survit aux hivers des temps, colonise les mémoires mais décolonise le présent dans un tremblement entre prise et déprise qu’accompagne une petite musique, organique, continuant à jouer malgré tout.

Sandra de Vivies est autrice et vit à Bruxelles. Elle a publié divers textes et photographies dans des revues et ouvrages collectifs, dont le récent Des vivants et des luttes, aux Éditions Wildproject (Marseille, 2022). Elle achève actuellement l’écriture d’un récit basé sur un lot de négatifs trouvés en Allemagne, en lien avec ses recherches universitaires sur les récits photosensibles – à la jonction de la littérature, des sciences humaines et de l’image.

Les Éditions La place, créées en 2021 à Bruxelles, ont une ligne éditoriale autour du déplacement, d’où découle le nom « La place ». Déplacement physique, exil non linéaire et fragmenté, déplacement du regard et en particulier du regard sur la ville pour J’ai rencontré un cheval de mer. Déplacement « ontologique » pour Vivaces qui explore différentes situations du « je » et du lieu comme de l’imbrication des temps et des genres (narratif, poétique…) dans huit récits photosensibles (sous-titre de l’ouvrage).

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

« Courbure de la terre » de Jonas Fortier

le samedi 25 février 2023 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture de Jonas Fortier avec Elias Soma et la revue Tantôt

Éditions L’Oie de Cravan, 2022


Jonas Fortier – Photo Gianluca Quaranta

Courbure de la terre, de Jonas Fortier, est un recueil de poèmes écrit à Berlin ces dernières années. Que sont ces poèmes ? Disons qu’ils sont inquiets de leur sort. Ils palpitent, ils ont des vertiges, des étourdissements, ils sont comme des paysages ou des villes vus de très haut, et c’est là, dans la distance, que l’écriture est devenue toutes sortes d’élans pour vivre et pour honorer les choses rendues loin.

Poète, traducteur et éditeur, Jonas Fortier a tout appris de ses ami·e·s et son œuvre leur rend hommage ! Chansons transparentes est paru en 2019 chez L’Oie de Cravan et lui a valu une grande joie ainsi que le sentiment d’avoir ému des gens. Courbure de la terre est son plus récent recueil. Jonas Fortier coanime également la revue de poésie Tantôt, établie à Montréal.

Elias Soma habite sur le plateau de Millevaches, en France. Il a écrit La fin du monde, recueil publié en 2019 aux éditions Hourra.

Troisième numéro de la revue Tantôt, revue de poésie imprimée à la main à Tiohtià:ke / Montréal depuis l’automne 2021. Vieillir l’a rendue jeune d’un an. Et puisqu’elle est pareille au temps – une création –, elle passe entre nos mains, elle fait qu’un monde nous soit présent. Il y a un siècle, sa bisaïeule la revue Maintenant d’Arthur Cravan fit peut-être un rêve où l’avenir lui apparut, et vit que l’on s’était souvenu d’elle.

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

« La Part des cendres » d’Emmanuelle Favier

Le samedi 4 février 2023 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation de et par Emmanuelle Favier

Éditions Albin Michel, 2022

La Part des cendres est le fol itinéraire d’un petit coffret contenant un trésor, symbole de la grande Histoire des spoliations et des guerres. De l’incendie de Moscou au manoir de Kerlan en passant par Dresde, Odessa, la Carinhall de Göring, Nuremberg et New York, deux siècles de tumulte où cheminent la comtesse de Ségur et Stendhal, Tolstoï, Marguerite Yourcenar et Virginia Woolf, où se croisent héros et salauds, figures anonymes et éminemment romanesques, pour construire un écheveau d’histoires dans l’Histoire, et faire vivre les mémoires.


Emmanuelle Favier © Pascal Ito

Emmanuelle Favier est romancière et poétesse. Son premier roman, Le courage qu’il faut aux rivières a été très remarqué et a reçu de nombreux prix (prix Révélation de la SGDL, prix de la Fondation du Prince Pierre de Monaco).

Suite à la lecture, un verre de l’amitié sera servi pour poursuivre la discussion – avec le soutien de la Commission pour l'indemnisation des victimes de spoliations.

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

ÉVÉNEMENT EN NOVEMBRE : Léonora Miano en tournée européenne

Le jeudi 17 novembre 2022 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter
dans le cadre d’une tournée organisée par le groupe Europe de l’Association internationale des libraires francophones – AILF


Photo L. Miano © Elom 20ce

STARDUST

une lecture-présentation de et par Léonora Miano

Éditions Grasset, 2022

« Lasse de l’errance en couple, elle avait préféré se débrouiller seule. Impossible de rester auprès d’un garçon qui ne parvenait pas à devenir un homme. En une fraction de seconde, elle avait décidé de sauter sans filet. C’était le seul moyen d’empêcher la haine de s’installer là où il n’y avait déjà plus de respect. Elle avait emmené Bliss, serrant contre son cœur la plus belle part de lui. Alors qu’un soleil pâle s’apprêtait à trouer les nuages, Louise avait dit : Je pars avec la petite. Pas un mot de plus. »

Écrit il y a plus de vingt ans, ce roman relate la période au cours de laquelle Léonora Miano, jeune mère de 23 ans sans domicile ni titre de séjour, fut accueillie avec sa fille dans un centre de réinsertion et d’hébergement d’urgence du 19e arrondissement de Paris. C’est en fréquentant la rudesse de ses marges qu’elle a le plus intimement connu la France…

Née à Douala (Cameroun) en 1973, Léonora Miano est une grande voix de la littérature en langue française. Romancière, dramaturge et essayiste, elle est l’auteure d’une vingtaine d’ouvrages. Elle a reçu le prix Goncourt des lycéens en 2006 pour Contours du jour qui vient (Plon), le prix Seligmann contre le racisme en 2012 pour Écrits pour la parole (L’Arche), le prix Femina et le Grand prix du roman métis en 2013 pour La saison de l’ombre (Grasset).

En 2020, l’Université de Lorraine, en collaboration avec l’Université de la Grande région qui rassemble six institutions universitaires européennes, a créé le prix « Frontières Léonora Miano » en hommage à ses écrits et ses engagements.

Léonora Miano a conçu et dirige la collection Quilombola chez Seagull Books, éditeur indépendant de langue anglaise basé à Calcutta (Inde). Elle a fondé et dirige les éditions The Quilombo Publishing à Lomé (Togo) avec lesquelles Grasset co-publie ce livre.

Entrée libre, participation aux frais bienvenue !
(Sur réservation)

« L’ARRACHEMENT, LE SOUVENIR, LE SENTIMENT »

Le samedi 8 octobre 2022 à 17 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter


Jean-Luc Nivaggioni © Audoin Desforges - DR

une lecture-présentation de et par Jean-Luc Nivaggioni

Éditions Léo Scheer, 09/2022

« Longtemps nous nous sommes regardés, comme on s’est regardés toi et moi, parfois à la dérobée, parfois franchement, directement.

Puis on s’est éloignés, comme nous nous sommes éloignés, sans nous retourner, entre attachement et arrachement, nous qui nous sommes aimés, toi dans l’instinct, dans l’instant, moi dans mes pensées, sans cet amour, en liberté. »

Après avoir travaillé pendant plusieurs années comme scénariste pour le cinéma et la télévision, Jean-Luc Nivaggioni décide, en 2007, de quitter la vie parisienne pour vivre entre Berlin et São Paulo. De cette expérience, il a tiré une série de textes sur la fin de l’amour, entre vertige et enthousiasme, comme autant d’épiphanies de l’hédonisme et de la liberté.

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

« ROUGE NU »

Le samedi 17 septembre 2022 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter


Benjamin de Laforcade © Francesca Mantovani - DR

une lecture-présentation de et par Benjamin de Laforcade

éditions Gallimard, 03/2022

C’est pour apprendre à peindre qu’Ezra a quitté sa petite ville natale et s’est installé à Berlin. Pour étudier auprès du grand maître Andreas Mauser et découvrir le chef-d’œuvre qu’il cache au-dessus de son atelier. Dans l’ambiance envoûtante de la capitale allemande, Ezra se lie d’amitié avec de jeunes artistes, tisse des liens profonds avec sa voisine de palier et l’enfant qu’elle élève seule. Alors qu’une grande rétrospective du peintre se prépare, Ezra est choisi par Andreas Mauser pour l’assister dans son travail. Ce qui se passe dans l’atelier du maître, Ezra n’en parlera à personne. Il y a des secrets qu’il vaut mieux garder pour soi. Certains hommes sont trop grands pour cesser d’être admirés.

Benjamin de Laforcade est né en 1993 et a grandi à Nancy. Il vit et travaille à Berlin depuis 2017. Rouge nu est son premier roman.

Entrée 6 € / Prix réduit 4 €
(Sur réservation)

Pavel Hak, Problème de luxe, Soul of Berlin : 3 événements en juin

Trois dates pour les trois ans de la nouvelle Zadig

Nous avons le plaisir de vous présenter

le samedi 18 juin 2022 à 19 h


Photo Pavel Hak DR

Warax

Lecture-présentation de Pavel Hak

éditions du Seuil, 2008

Pavel Hak est né en Tchécoslovaquie en 1962. En 1985, il franchit la frontière entre la Yougoslavie et l’Italie, pays où il obtient l’asile politique. Il s’installe en France en 1986. Après des études de philosophie à l’université Paris Sorbonne, il se consacre à la littérature. Il a publié à ce jour cinq romans (Safari, Sniper, Trans, Vomito Negro, Warax) et une pièce de théâtre (Lutte à mort). En 2006, il reçoit le prix Wepler Fondation La Poste pour son roman Trans (Seuil), roman traduit en allemand par Ronald Voullié et qui paraît aux éditions Diogenes en 2008. Il vit actuellement à Paris.

Pavel Hak est en résidence au Literarisches Colloquium Berlin, dans le cadre du programme de Résidence Europe, organisé par l’Institut français d’Allemagne.

Entrée 4,50 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

le mardi 21 juin 2022 de 19 h à 20 h 30

Fête de la musique avec le groupe Problème de luxe

Le groupe Problème de Luxe, ce sont deux Kreuzbergeois qui font des chansons à la main dans leur cuisine, avec des vrais bouts de Brassens et de samba dedans. S’y ajoutent l’âme slave d’une contrebassiste et tout le carnaval de Cologne dans une batterie de poche. Un vrai changement de logiciel. Il faut le voir pour le croire !

Entrée gratuite, chapeau à la sortie

le samedi 25 juin 2022 de 15 h à 17 h

Dédicace-présentation du guide Soul of Berlin

éditions Jonglez, 06/2022
En présence de son auteur et éditeur Thomas Jonglez

La plus petite boîte de nuit du monde, une exceptionnelle collection secrète d’art asiatique ancien, les meilleures plages de Berlin, la plus belle balade à vélo, un spa fabuleux pour se croire à Bali, explorer les souterrains de la ville, un glacier qui fabrique ses cornets en direct, les meilleurs restos de la ville (et pas forcément ceux que l’on croit), où faire du kayak comme à Venise, les meilleurs endroits pour déjeuner au bord de l’eau, un burger d’exception, passer une nuit chez un fabricant de matelas, des curiosités architecturales uniques au monde, un métro psychédélique...

Entrée libre, côté terrasse

Zadig lance Lointain Intérieur et fête ses 18 ans

Le samedi 18 septembre 2021 de 18 h à 20 h

Nous avons le plaisir de vous présenter
dans le cadre du week-end de célébration des 30 ans du KW

Notre culture est obsédée par l'invisible, l'inaccessible, le connu-inconnu qui se cache à la vue de tous pour frayer son chemin dans un paysage de machines impénétrables, disent les communiqués de presse.

Ce n'est pas parce que deux étoiles se rencontrent que l'étincelle jaillit : deux étoiles se rencontrent pour que l'étincelle jaillisse, disent les poètes.

Pour célébrer le 18e anniversaire de Zadig, l'atelier le balto a compilé une sélection de livres sur le thème du jardin, du paysage, de la nature et de l'art, qui sera proposée toute la journée sur la terrasse de la librairie. De 18 h à 20 h, une lecture aura lieu dans la cour : des poèmes de la nouvelle anthologie Lointain Intérieur publiée par la librairie Zadig seront lus en français, avec des traductions sporadiques en anglais.

Le dimanche 19 septembre entre 15 h et 18 h, l'atelier le balto ouvrira ses portes du Kunst-Werke (Auguststr. 69) avec une sélection de livres de la librairie Zadig, et la jeune actrice Zazie Cayla lira sur la fenêtre de l'atelier le balto.

En partenariat avec Château Calissanne


(Sur réservation)

« On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans » ?

Le samedi 19 septembre 2020 de 16 h à 19 h


Autoportrait à la manivelle de Philippe Gross, 2019

la librairie ZADIG fête ses 17 ans côté jardin !

[...] On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
— Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
— On va sous les tilleuls verts de la promenade. [...]

Arthur Rimbaud, extrait du poème Roman, écrit le 29.09.1870

Au programme, en plus de quelques tours de manivelle par maître Philippe Gross sur son orgue de Barbarie :

un podium de lecture ouvert aux volontaires de 16 à 19 ans,
une sélection de promotions spéciales sur les livres de poche en essais et en poésie,
& quelques bocks de vin et limonade...

Entrée libre !

En partenariat avec Château Calissanne

Mazen Kerbaj invite Ute Wassermann +1

Le samedi 25 juillet 2020 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter
en collaboration avec art.ifa


Bateau autoroute, Mazen Kerbaj
encre et solvants sur photo (2020)

une performance musicale « côté jardin »

Mazen Kerbaj a vu son œuvre, tant graphique que musicale, mise à l’honneur depuis le début de l’année 2020 à Berlin dans le cadre de l’exposition « In the Presence / Absence of Mazen Kerbaj » de l’ifa-Galerie Berlin (Institut für Auslandsbeziehungen). Cette manifestation s’accompagne d’une série de concerts dont l’une des dates a été programmée côté jardin de notre terrasse des Sophie-Gips-Höfe, rappelant le bon souvenir de notre réinauguration en septembre 2019.

Le principe de cette série est que Kerbaj invite un·e ami·e proche de son environnement musical et lui demande de convier un·e autre musicien·ne à son tour. Le nom de cette troisième personne n’est annoncé à l’artiste et au public qu’au moment du concert au cours duquel les trois musicien·ne·s se produisent ensemble pour la première fois.


Photo © PE Weck
performance pour la réinauguration de ZADIG, 09/2019

Ute Wassermann, seconde artiste invitée, est connue pour son langage sonore polyphonique et extrême. Diplômée des beaux-arts (installations sonores et performances) de la Hochschule für Bildende Künste Hamburg, elle a également étudié l’art, la musique et le chant à l’université de Californie de San Diego. Avec sa voix, elle crée des espaces sonores instrumentaux, électroniques ou naturels qu’elle combine à d’autres sons, ainsi qu’à de la lumière. En tant qu’improvisatrice, elle collabore régulièrement avec des musicien·ne·s de la scène internationale, et comme chanteuse soliste dans le domaine des musiques nouvelles et expérimentales, elle se produit dans des musées, salles d’art ou clubs.

Mazen Kerbaj

Entrée libre (sur réservation)

En coopération avec l'ifa-Galerie Berlin

ZADIG 25/06/20, © photographies Cristina Marx/ Photomusix

« Papiers » de Violaine Schwartz

le samedi 8 février 2020 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation de Violaine Schwartz

éditions P.O.L, 2019

Pour écrire Papiers, Violaine Schwartz a recueilli la parole de plusieurs demandeurs d’asile, à l’origine pour une commande du Centre dramatique national de Besançon. Elle a rencontré des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, tous réunis par le même destin : l’obligation de fuir, de quitter le pays natal, Afghanistan, Mauritanie, Kosovo, Éthiopie, Arménie, Azerbaïdjan ou Irak. Elle avait un dictaphone. Parfois un interprète à ses côtés. On lui a confié des photocopies de récits de vie, des articles de journaux, des photocopies de minutes d’entretien de l’OFPRA, des lettres administratives, des décisions de rejets, des circulaires du ministère de l’Intérieur... Elle a rencontré une avocate, assisté à des audiences à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) et au Tribunal administratif de Besançon. Elle s’est fixé une contrainte : écrire à partir des mots entendus, et seulement à partir des mots entendus.

Toutes ces voix forment une fresque, une litanie, comme une variation sur les mêmes thèmes : l’absurdité de la bureaucratie, l’arbitraire de notre justice, les affres de l’attente, le hasard des chemins parcourus, la douleur de tout abandonner derrière soi, le courage de partir, les souvenirs à vif, la culpabilité de survivre, la peur encore, l’espoir aussi, la vie qui s’invente malgré tout, pas à pas, sur la route de l’exil, dans la frange de notre société. Des épopées modernes. Des récits de vies héroïques qu’elle a orchestrés sur la page.


Violaine Schwartz © Michèle Constantini

Formée à l’école du Théâtre national de Strasbourg, Violaine Schwartz fait du théâtre depuis 1990. Elle a notamment travaillé sous la direction de Georges Aperghis, Alain Ollivier, Jacques Lassalle, Ludovic Lagarde, Gilberte Tsaï, Charles Tordjman, Frédéric Fisbach, Jean-Philippe Vidal, Ingrid von Wantoch Rekowsky, Jean Lacornerie, Jean Boilot, Dominique Pifarély, Etienne Pommeret, et ces dernières années avec Célie Pauthe, Pierre Baux, Irène Bonnaud, Guillaume Delaveau et Côme de Bellescize.

Elle a créé un tour de chant autour du répertoire réaliste, en duo avec la contrebassiste Hélène Labarrière et enregistré un disque avec le label Innacor : J’ai le cafard. Elle a écrit, avec la chorégraphe Cécile Loyer, le spectacle L’hippocampe mais l’hipoccampe, pour le festival Concordan(s)e 2014 et le spectacle 4X100 mètres, créé à Dieppe en mars 2019 et repris en tournée en 2019-2020.

Elle participe depuis juin 2010 à l’émission de France Culture Des Papous dans la tête. En qualité d’auteure, elle a écrit trois pièces radiophoniques, deux romans publiés aux éditions P.O.L, La Tête en arrière (2010) et Le Vent dans la bouche (2013, prix Eugène Dabit du roman populiste) et trois pièces de théâtre : IO 467 (Les Solitaires Intempestifs, 2013), Comment on freine ? (P.O.L, 2015) et J’empêche, peur du chat, que mon moineau ne sorte (P.O.L, 2017).

Par ailleurs, elle a mené pendant trois ans une résidence sur une plateforme numérique avec la métropole de Lyon et les Assises internationales du roman, avec dix classes de collèges : laclasse.com. Elle anime régulièrement des ateliers d’écriture ou de lecture à voix haute (résidence en 2011-2012 à la bibliothèque Elsa Triolet de Bobigny auprès d’un groupe d’amateurs, résidence Île-de-France en 2016-2017 au Lycée Jean Monnet de Juvisy-sur-Orge, Zique à l’école dans des collèges en Essonne, à la Maison de la poésie).

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

Avec le soutien de l'Institut français Deutschland

« Lisez-vous le belge ? » : soirée Nathalie Skowronek / Stéphane Lambert

le samedi 7 décembre 2019 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter
en collaboration avec la Délégation de la Communauté germanophone, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie à Berlin

une lecture en miroir de Nathalie Skowronek et Stéphane Lambert autour de leurs deux livres parus aux éditions Arléa

Visions de Goya, l'éclat dans le désastre

de Stéphane Lambert

2019 - Prix André Malraux 2019

&

Max, en apparence

de Nathalie Skowronek

2013

Deux siècles après leur composition (1819-1823), dans un monde confronté à de nouveaux enjeux de taille, Stéphane Lambert se penche sur l’extraordinaire cycle des peintures noires de Goya pour sonder leur inépuisable actualité. Par cette plongée dans l’imaginaire de ses hantises les plus entêtantes, le peintre espagnol avait transfiguré tous les genres picturaux de l’époque et bouleversé durablement la vision de notre humanité.

Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l’Histoire, avec le fabuleux don de transformer les ravages en occasions de révolutionner son art. Revenant sur le riche et long parcours d’un artiste de génie, le livre prend la forme d’un voyage à travers une œuvre professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.

Prix André Malraux 2019

En apparence, Max avait laissé Auschwitz derrière lui.

Une histoire ancienne qui avait fini par s’effacer, comme dans mon souvenir le numéro tatoué sur son bras qu’enfant je connaissais par cœur, et que j’avais pourtant fini par oublier.

Mon grand-père Max était à présent un homme d’affaires qui, associé à Pavel, son vieil ami des camps, trafiquait par-dessus le Mur de Berlin pour alimenter la nomenklatura d’Allemagne de l’Est en produits de luxe et marchés divers. Tout aurait été pour le mieux, Max vivant au milieu de sa cour, si ce départ pour Berlin (qui avait été il n’y a pas si longtemps le cœur de la machine de mort) ne s’était fait au prix de l’abandon de son épouse et de sa petite fille, restées à Liège.

En apparence seulement.

Car Max chaque matin faisait le tour du zoo de Berlin, avec dans ses poches ses pilules, et un petit sac de diamants...


Nathalie Skowronek © C. Helie-Gallimard

Nathalie Skowronek est née à Bruxelles en 1973. Après des études de lettres, elle travaille dans l’édition puis pendant sept ans dans le prêt-à-porter pour femmes. Elle revient à la littérature en 2004 en créant la collection La Plume et le Pinceau pour les éditions Complexe. Elle publie son premier roman à trente-sept ans. Depuis 2016, elle enseigne à l’Atelier des écritures contemporaines de La Cambre/École nationale supérieure des arts visuels. Elle anime également l’atelier d'écriture du club Antonin Artaud, un centre de jour pour adultes souffrant de difficultés psychologiques. Nathalie Skowronek est l’auteure de Karen et moi (Arléa, 2011), Max, en apparence (Arléa, 2013), La Shoah de Monsieur Durand (Gallimard, 2015) et Un monde sur mesure (Grasset, 2017). Son prochain roman, La Carte des regrets, paraîtra en février 2020 aux éditions Grasset.


Photo Stéphane Lambert © Anne Bourguignon

Romancier, poète et essayiste, Stéphane Lambert est né à Bruxelles en 1974. Son travail littéraire est marqué par une volonté de dépasser la classification des genres et des formes, préoccupation qui l’a fait se rapprocher des arts plastiques. Il a consacré différents livres à des créateurs (Monet, Rothko, Staël, Melville…). Il présentera ses livres Visions de Goya, l’éclat dans le désastre (Arléa, 2019 - prix André Malraux) et Avant Godot (Arléa, 2016 – prix Roland de Jouvenel de l’Académie française) dans lequel il creuse le lien entre Beckett et Caspar David Friedrich.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Trois jours à Berlin » de Christine de Mazières

le vendredi 15 novembre 2019 à 19 h

Nous avons le plaisir de vous présenter
en collaboration avec l’Info-Café Berlin-Paris de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ)

une lecture-présentation de Christine de Mazières

Sabine Wespieser éditeur, 2019

à l'Info-Café Berlin Paris
Molkenmarkt 1
10179 Berlin

Le 9 novembre 1989, à Berlin-Est habituellement désert sitôt la nuit tombée, des groupes silencieux convergent vers les postes-frontières. Tous ont entendu le porte-parole du Parti bredouiller ab sofort, « dès maintenant », en réponse à la question d’un journaliste sur la date de l’ouverture du Mur.

De ce colossal cafouillage naît l’événement historique majeur que vivent, incrédules, les personnages de Trois jours à Berlin : Anna, une Française amoureuse de l’Allemagne, rêvant de retrouver Micha, naguère croisé à l’Est ; Micha lui-même, fils en rupture de ban d’un hiérarque communiste, que hante sa tentative de fuite à l’Ouest, quinze ans plus tôt ; le jeune cinéaste, transfuge de RDA, hébergeant Anna… Et quelques-uns qui, de part et d’autre du Mur, oscillent entre stupéfaction et désarroi.

Sortant d’un cinéma où elle a revu Les Ailes du désir, alors que les premiers citoyens de l’Est ont déjà franchi le checkpoint, Anna marche dans la nuit avec le sentiment que le film se poursuit. Cassiel, l’ange des larmes de Wim Wenders, s’invite alors dans la ronde, survolant, ému et complice, la foule joyeuse et pacifique, avide de fraternisation.

Trente ans après la chute du Mur, Christine de Mazières, alternant les points de vue avec autant de sensibilité que de justesse, insuffle à sa narration la force poétique des belles espérances soulevées par la réunification d’un pays qu’on imaginait à jamais divisé en deux.


Photo C. de Mazières DR

Christine de Mazières, franco-allemande, née en 1965, vit dans la région parisienne, où elle est magistrate. Pendant dix ans, de 2006 à 2016, elle a été la déléguée générale du Syndicat national de l'édition. Elle a participé, aux côtés de Brigitte Sauzay, à la création de l’Institut Berlin-Brandebourg pour les relations franco-allemandes, devenu la Fondation Genshagen, dont elle est vice-présidente du conseil scientifique. Elle est par ailleurs membre du jury du prix littéraire franco-allemand Franz Hessel, membre du groupe de réflexion franco-allemand Daniel Vernet et secrétaire générale du Club économique franco-allemand. Elle a publié « Requiem pour la RDA, entretiens avec Lothar de Maizière » en 1995 et « L’Europe par l’école » en 2005. Trois jours à Berlin, paru en mars 2019 aux éditions Sabine Wespieser, est son premier roman.

Organisée dans le cadre des 30 ans de la chute du Mur, la soirée sera ponctuée par une lecture-présentation et une table ronde.

L'interprétation simultanée français-allemand sera assurée par Isabelle Schreiber et Caroline Elias.

Entrée libre !

« Mawil — Genie der Versager » : exposition de bande dessinée

Vernissage le samedi 12 octobre 2019 à 18 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une exposition franco-allemande

Markus Witzel dit « Mawil » est né en 1976 à Berlin-Est. Il est encore sur les bancs de l'école lorsqu'il crée ses premiers strips, qui paraîtront plus tard dans des fanzines. Après la chute du Mur, il obtient son diplôme de graphisme grâce à la bande dessinée intitulée Wir können ja Freunde bleiben chez Reprodukt Verlag (2003), paru sous le titre On peut toujours rester amis aux éditions 6 Pieds Sous Terre en 2005. En quelques années, il est devenu l'un des auteurs allemands les plus productifs de sa génération et un élément fédérateur de la scène berlinoise, publiant son propre fanzine Super-Lumpi, participant à des publications collectives ou à des fanzines européens (Epidermophytie, Panik Elektro, Moga Mobo, Strapazin et Stripburger), animant le collectif d'auteurs Monogatari (notamment avec Jens Harder), puis celui du Berlin Comix (avec notamment Andreas Michalke, Reinhard Kleist et Fil).


Photo Mawil DR

Les livres de Mawil lui ont valu de remporter de nombreux prix, notamment celui de la meilleure bande dessinée de langue allemande Max & Moritz en 2014. Continuant de vivre et travailler à Berlin, il a depuis son enfance puisé son inspiration tout autant dans le mensuel est-allemand Mosaik que dans des bandes dessinées importées clandestinement de France ou Belgique, comme Astérix ou Lucky Luke. Après l'immense succès en 2014 de la BD sur son enfance Kinderland (Reprodukt, puis Gallimard sous le même titre, la même année, pour l'édition française), la parution en mai 2019 de Lucky Luke sattelt um (Egmont Verlag), une relecture très berlinoise du cow-boy culte de Morris (pas encore éditée en français), relève d'une forme de consécration.

Venez découvrir la douceur, l’humour, la sincérité des bandes dessinées de Mawil, à travers une sélection de planches parues chez Reprodukt (Allemagne) et 6 Pieds Sous Terre (France) à la librairie ZADIG !

Exposition visible jusqu'au 8 novembre 2019

Avec le soutien d'Occitanie Livre et Lecture

et l'Institut français Deutschland

« Nouvelles Lumières » avec Mazen Kerbaj

Le samedi 21 septembre 2019 de 17 h 30 à 21 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter
à l'occasion de l'inauguration de nos nouveaux locaux


Photo © Tony Elieh

une présentation-performance de Mazen Kerbaj

Mazen Kerbaj, figure montante de la scène berlinoise, auteur, graphiste et trompettiste expérimental d’origine libanaise, est un artiste aux multiples talents, emblématique d'une nouvelle génération de créateurs que la librairie ZADIG a toujours soutenue. Nous l’avons donc sollicité pour faire renaître notre cabinet de lectures publiques sous les lumières de notre nouveau local de Gipsstrasse.

À cette occasion, il présentera trois nouveautés en bande dessinée : le titre Politique, paru chez Actes Sud en mai, ainsi que les tomes 1 et 2 de son nouveau cycle de roman graphique Antoine, paru chez Samandal éditions à Beyrouth également cette année.

À l’issue de sa présentation côté cour, Mazen Kerbaj illuminera le côté jardin d’une improvisation musicale dont il a le secret…

Le Cèdre Blanc vous fera déguster quelques spécialités d'Orient.

Le tout accompagné par des vins du Château Calissanne.

Avec le soutien du Bureau du livre de l'Ambassade de France

« L'homme qui brûle » d'Alban Lefranc

le samedi 7 septembre 2019 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation d'Alban Lefranc

éditions Rivages, 2019

Le personnage central Luc Jardie, émule postmoderne du Raskolnikov de Dostoïevski, voudrait réunir dans un seul livre toutes ses obsessions : Thomas Münzer, révolutionnaire et théologien, Alain Delon, le porno californien, l'apocalypse et sa mère.

Mais le monde autour de lui glisse dans le chaos, et la figure de la mère, terrifiante et comique, menace d'absorber toutes les autres...

Dans cette fable romanesque à l'humour incisif et au style incandescent, Alban Lefranc retrace les efforts désespérés d'un homme pour s'affranchir du poids du passé et survivre à l'enfer du monde contemporain.


Photo © Tina Merandon

Alban Lefranc est l'auteur notamment de Fassbinder, la mort en fanfare (Rivages, 2012), Le Ring invisible (Verticales, 2013), et Si les bouches se ferment (Verticales, 2014). Ses livres ont été traduits dans plusieurs langues. Il écrit aussi pour la radio et le théâtre.

Avec l'aimable soutien du Bureau du livre de l'Ambassade de France

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Le feu de la mémoire » : résonances avec l'actualité démocratique algérienne d'Anne Beaumanoir

Le samedi 29 juin 2019 dans nos nouveaux locaux de Gipsstraße

Nous avons le plaisir de vous présenter
en collaboration avec l'association Yedd

une présentation-débat d'Anne Beaumanoir

À l’occasion de la parution en allemand du premier tome de ses mémoires Wir wollten das Leben ändern – Band 1 – Leben für Gerechtigkeit – Erinnerungen 1923-1956 (Edition Contra-Bass, 2019), paru initialement en 2009 aux Éditions Bouchene sous le titre Le feu de la Mémoire. La Résistance, le communisme et l’Algérie 1940-1965, préfacé par l’historien Mohammed Harbi, Anne Beaumanoir livre ses souvenirs et, sans remettre en cause la légitimité de la tradition révolutionnaire, s’interroge sur l’usage qui a été fait par les organisations radicales des grands mythes émancipateurs.

Née en 1923, Anne Beaumanoir s’engage très tôt dans la Résistance contre le nazisme et adhère au PCF, qu’elle quittera en 1956. Après la guerre, elle se consacre à la recherche en neurophysiologie. Pendant la guerre d’Algérie, elle s’engage dans le soutien au FLN. Arrêtée en 1959, condamnée à 10 ans de prison, mise en liberté surveillée en octobre 1960, elle quitte la France pour la Tunisie où elle succèdera à Franz Fanon à l’hôpital de Tunis. À l’indépendance, elle se rend en Algérie et devient membre du cabinet du ministre de la Santé. Elle est expulsée lors du coup d’État du 19 juin 1965 vers la Suisse, où elle exerce à l’hôpital universitaire de Genève jusqu’à sa retraite.

Reconnue Juste parmi les Nations par l’Institut Yad Vashem en 1996 pour avoir sauvé des enfants juifs pendant la guerre, Anne Beaumanoir est doyenne de la Réserve citoyenne de l’Éducation nationale, structure créée le 12 mai 2015 qui permet à tout enseignant de faire appel aux compétences et expériences d’acteurs de la société civile pour intervenir dans leur classe sur des sujets liés aux valeurs républicaines : laïcité, égalité filles/garçons, lutte contre les discriminations, racisme. Elle est une des fortes voix en faveur de l’intégration des migrants syriens en Europe.

Soirée animée par le Dr Redouane Belakhdar de Yedd e.V.
Avec un préambule de Madame Anna Tüne de Courage e.V.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Avant que les ombres s'effacent » de Louis-Philippe Dalembert

le vendredi 7 décembre 2018 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter à l'occasion des 15 ans de la librairie

une lecture-présentation de Louis-Philippe Dalembert

éditions Sabine Wespieser, 2017
en présence de son éditrice Sabine Wespieser

Dans le prologue de cette saga conduisant son protagoniste de la Pologne à Port-au-Prince, l’auteur rappelle le vote par l’État haïtien, en 1939, d’un décret-loi autorisant ses consulats à délivrer passeports et sauf-conduits à tous les Juifs qui en formuleraient la demande.

Avant son arrivée à Port-au-Prince à la faveur de ce décret, le docteur Ruben Schwarzberg fut de ceux dont le nazisme brisa la trajectoire. Devenu un médecin réputé et le patriarche de trois générations d’Haïtiens, il a tiré un trait sur son passé. Mais quand Haïti est frappé par le séisme de janvier 2010 et que sa petite-cousine Deborah accourt d'Israël parmi les médecins du monde entier, il accepte de revenir sur son histoire.

Pendant toute une nuit, sous la véranda de sa maison dans les hauteurs de la capitale, le vieil homme déroule pour la jeune femme le récit des péripéties qui l’ont amené là. Au son lointain des tambours du vaudou, il raconte sa naissance à Łódź en 1913, son enfance et ses études à Berlin – où était désormais installé l'atelier de fourrure familial –, la nuit de pogrom du 9 novembre 1938 et l'intervention providentielle de l’ambassadeur d’Haïti. Son internement à Buchenwald ; son embarquement sur le Saint Louis, un navire affrété pour transporter vers Cuba un millier de demandeurs d’asile, mais refoulé vers l’Europe ; son séjour enchanteur dans le Paris de la fin des années trente, où il est recueilli par la poétesse haïtienne Ida Faubert, et, finalement, son départ vers sa nouvelle vie : le docteur Schwarzberg les relate sans pathos, avec le calme, la distance et le sens de la dérision qui lui permirent sans doute, dans la catastrophe, de saisir les mains tendues.

Avec cette fascinante évocation d'une destinée tragique dont le cours fut heureusement infléchi, Louis-Philippe Dalembert rend un hommage tendre et plein d’humour à sa terre natale, où nombre de victimes de l’histoire trouvèrent une seconde patrie.


Photo Louis-Philippe Dalembert
© Laurence Lamoulie

Louis-Philippe Dalembert est né en 1962 à Port-au-Prince et vit à Paris. Il a publié depuis 1993 chez divers éditeurs, en France et en Haïti, des nouvelles (au Serpent à plumes dès 1993 : Le Songe d’une photo d’enfance), de la poésie, des essais (chez Philippe Rey/Culturesfrance en 2010, avec Lyonel Trouillot : Haïti, une traversée littéraire) et des romans (les derniers en date, au Mercure de France : Noires blessures en 2011 et Ballade d’un amour inachevé en 2013). Professeur invité dans diverses universités américaines, il a été pensionnaire de la Villa Médicis (1994-1995), écrivain en résidence à Jérusalem et à Berlin, et a été lauréat de nombreux prix dont le prix RFO en 1999, le prix Casa de las Américas en 2008 et le prix Thyde Monnier de la SGDL en 2013. Il est en ce moment même invité de l'Université libre de Berlin pour la saison 2018-2019 au titre du programme Samuel-Fischer-Gastprofessur für Literatur.


Photo Sabine Wespieser
© Philippe Matsas / Leemage /
Editions Sabine Wespieser

Sabine Wespieser, née en 1961, a enseigné les lettres classiques dans l'Est de la France avant d'entrer, en 1987, aux éditions Actes Sud, où elle a créé la collection Les Belles Infidèles, puis dirigé la collection de poche Babel de 1989 à 1999. En tant qu'éditrice elle y a publié, outre les titres de la collection Babel, des auteurs comme Vincent Borel, Michèle Lesbre, Muriel Cerf, Amadou Hampâté Bâ ou Joyce Mansour, tout en supervisant des collections d'essais sur le paysage, le cinéma, la musique ou la danse. En 2001 elle crée sa propre maison d'édition à l'enseigne d'une licorne, structure indépendante qui publie des textes de fiction française et étrangère à la cadence d'une dizaine de titres par an. Sabine Wespieser éditeur a publié et fait reconnaître, entre autres : Léonor de Récondo, Vincent Borel, André Bucher, Michèle Lesbre, Yanick Lahens, Diane Meur, Zahia Rahmani, Tariq Ali, Duong Thu Huong, Nuala O'Faolain, Takis Theodorópoulos, Catherine Mavrikakis, François Jonquet. Elle a obtenu le prix Femina étranger en 2006 pour L’Histoire de Chicago May de Nuala O’Faolain, le Grand Prix des lectrices de Elle en 2007 pour Terre des oublis de Duong Thu Huong, le prix Femina 2014 pour Bain de lune de Yanick Lahens, le prix des Libraires et le prix RTL/Lire 2015 pour Amours de Léonor de Récondo, ainsi que le prix France Bleu/Page des libraires et le prix Orange pour Avant que les ombres s’effacent de Louis-Philippe Dalembert.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Décris-Ravage » d’Adeline Rosenstein et Baladi

le samedi 20 octobre 2018 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter à l’occasion des 15 ans de la librairie

une dédicace-présentation d'Alex Baladi

éditions Atrabile, parution en librairie le 20 octobre 2018

Troisième volume d’une série au long cours (six volumes prévus) qui explore de façon inédite les relations Occident-Moyen-Orient, Décris-Ravage est à la base une pièce de théâtre de la mouvance « théâtre documentaire », écrite et mise en scène par Adeline Rosenstein. Mais elle est devenue, avec la complicité de Baladi, une bande dessinée à nulle autre pareille.

Dans la forme, la gageure restait de mettre en dessins une pièce de théâtre sans images ; dans le fond, il s’agissait de comprendre « comment on est arrivé là », en se basant sur divers témoignages, mais aussi des œuvres littéraires et un vrai travail de recherche historique.

Dans ce troisième volume sont abordées, entre autres choses, la guerre de Crimée, la cartographie des territoires, les premières photographies de la Palestine, la construction du fameux « mur », et celle d’un kibboutz, à travers les témoignages de ses fondateurs.

Riche, complexe et stimulant, Décris-Ravage aborde la question de la Palestine sans manichéisme ni ornières.

Bien plus qu’une simple œuvre militante, Décris-Ravage est aussi un objet artistique passionnant et nécessaire.

Adeline Rosenstein, d’origine allemande, a grandi à Genève, étudié à Jérusalem et Berlin, et travaillé entre Buenos Aires, Berlin et Bruxelles. Elle s’intéresse et se forme au jeu d’acteur et à la mise en scène tout en étudiant parallèlement l’histoire des religions et la sociologie. À l’image de Décris-Ravage, qu’elle a écrit et mis en scène, Adeline Rosenstein développe depuis plusieurs années une forme de théâtre documentaire.

Alex Baladi, résidant à Berlin, est un vieux compagnon de route des éditions Atrabile, ainsi qu’un des piliers de la scène « indé » genevoise et, plus largement, francophone. Sa bibliographie impressionnante l’a également mené chez des éditeurs comme Delcourt, L’Association ou The Hoochie Coochie.

Atrabile est une maison d’édition de bande dessinée fondée à Genève en 1997 par Maxime Pégatoquet, Daniel Pellegrino et Benoît Chevallier. Grâce à leurs relations dans le milieu artistique local, le premier numéro de leur revue Bile Noire accueille des artistes tels que Frederik Peeters, Tom Tirabosco et Ibn Al Rabin qui permettent à Atrabile de se faire progressivement connaître. Ils deviennent ensuite une maison d’édition à part entière, publiant Peeters et Tirabosco tout d’abord, puis en 2000 Jason, leur premier auteur étranger, suivi de Baladi et Pierre Wazem à partir de 2001, ou encore Manuele Fior.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Lèvres de pierre » de Nancy Huston

le vendredi 24 août 2018 à 19h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter à l'occasion des 15 ans de la librairie ZADIG

une lecture-présentation de Nancy Huston

Actes Sud, parution en librairie le 22 août 2018

Comment et pourquoi Nancy Huston écrit-elle aujourd’hui le récit de ses années de formation en miroir de celles d’un Cambodgien de la génération de son père, venu comme elle à Paris, y étant entré en politique mais aussi en écriture avant de devenir Pol Pot, l’un des pires dictateurs du XXe siècle ? Ce livre de lucidité et d’intuitions mêlées, qui fait suite à Bad Girl, laisse au lecteur le troublant sentiment de se tenir au plus près du pouvoir des hasards qui façonnent les chemins de la création et de la destruction, les pages sanglantes de la fiction comme celles de l’histoire.

Le Cambodge, je n’y suis allée qu’une fois, début 2008. J’y avais tenu un journal… Au long des années qui ont suivi ce voyage, je ne savais que faire de mon sentiment presque absurde, et pourtant persistant, que le Cambodge me concernait. Par-delà les décennies et les continents, le « Kampuchéa démocratique » des Khmers rouges insistait, me sollicitait, m’assurait que je n’étais pas étrangère à cette histoire, et m’exhortait à l’approcher par l’écriture. Mais par quel bout prendre un thème aussi désespérément « exotique » ? Qu’avais-je à dire, moi, Blanche et bobo, citoyenne de deux grandes puissances occidentales, au sujet de ce petit pays si violemment étranger à l’autre bout du monde ? Comment me l’approprier par l’écriture, sans me sentir dans l’imposture en permanence ? Après de longs mois de changements de cap formel (roman ? essai ? récit ?) et des glissements de terrain m’ayant amenée plusieurs fois au bord du renoncement – autant d’avatars de la résistance (car, je le sais bien, un blocage qui semble lié aux aspects formels du travail reflète presque toujours la peur de toucher à certaines matières intimes et inflammables qui pourraient vous exploser à la figure…) –, j’ai repris pour la énième fois mon journal de 2008 : « 14 janvier. Les sourires du roi Jayavarman à Boyan épousent les sillons des balustres de pierre, sa tête est partout intégrée aux épaisses colonnes sombres – sur chacune de leurs côtés – il nous regarde d’en haut en souriant, face et profil, Big Brother du XIIe siècle… Lèvres de pierre, lèvres de pierre, sourire radieux mais absent, bienveillant mais vide : omniprésent, de même, sur les statues du Bouddha et toutes les photos de Pol Pot… » Soudain j’ai frémi. Je venais de tomber sur le seul Cambodgien en qui j’arriverais peut-être à me projeter : Pol Pot. Idée folle et pourtant la seule possible. Non pas Pol Pot chef d’État, mais l’enfant, l’adolescent et le jeune homme, qui s’appelait encore Saloth Sâr. Il se trouve que j’ai un pseudonyme moi aussi : Dorrit. Seulement, à l’inverse du dictateur cambodgien, je ne l’utilise que dans mes textes autobiographiques. Il n’était pas impossible que, malgré leurs dissemblances flagrantes, nos trajectoires s’éclairent l’une l’autre. — Nancy Huston


Photo Nancy Huston © Adeline Sagalyn

Née à Calgary, au Canada, Nancy Huston est l’auteur de nombreux romans et essais publiés chez Actes Sud et chez Leméac, parmi lesquels Instruments des ténèbres (1996 ; prix Goncourt des lycéens et prix du Livre Inter), L’Empreinte de l’ange (1998 ; grand prix des Lectrices de Elle), Lignes de faille (2006 ; prix Femina), Reflets dans un œil d’homme (2012), Danse noire (2013) et Bad Girl (2014).

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Demi-tour » d'Hélène Lenoir

le samedi 26 mai à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation d'Hélène Lenoir

éditions Grasset, 2017

Une femme qu’il faut juste accueillir dans un appartement loué pour un mois, un petit groupe de réfugiés croisé sur une route de campagne près de la frontière, un vieil homme et sa jeune visiteuse riant doucement un soir d’été sur un balcon voisin, un couple de clients pas comme les autres… ils ne font que passer. Leur charme souvent inquiétant attire, blesse, séduit et déjà ils repartent, emportant leur mystère. La plupart sans se retourner. Mais ceux qui restent sentent tôt ou tard que leur bouleversante apparition les a fait pivoter sur eux-mêmes, les orientant vers un cap jusqu’alors insoupçonné ou tout simplement ignoré.

Troisième recueil de nouvelles de l'écrivain, Demi-tour est constitué de sept nouvelles dans lequel elle rompt avec le thème de la famille, son terrain d'exploration favori. Chacune de ces nouvelles décrit un moment important qui, sur un laps de temps très court, va amener le personnage à reconsidérer sa vie...


Portrait Hélène Lenoir ® JFPAGA

Hélène Lenoir est née en 1955 à Neuilly-sur-Seine et installée en Allemagne depuis 1980. Elle vit actuellement près de Francfort-sur-le-Main où elle poursuit ses activités d'écrivain et enseigne désormais l'allemand langue étrangère. De 1994 à 2013 elle a fait paraître huit romans et deux recueils de nouvelles aux éditions de Minuit. En 2015 elle publie un nouveau roman au titre sobre, Tilleul, aux éditions Grasset, puis en 2017 le nouveau recueil de nouvelles Demi-tour, renouant avec la veine de ses débuts, dans la collection littéraire de Martine Saada.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Destination » de Franck Magloire

le samedi 21 avril 2018 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation de et par Franck Magloire

Éditions du Soupirail, 2017

Seize tableaux qui défilent et s’enchâssent comme des tranches de mémoire. Un récit romanesque des quarante dernières années, marquées par la disparition du monde ouvrier, les tumultes politiques et l’avènement de la société de consommation.

Des ciels d’orage. Miloud le grand-père algérien et la pudeur de ses origines, le doux murmure des histoires de la grand-mère en patois, Maria et sa générosité dans les barres de HLM, Coco, Jojo, la Fouine et les autres, piliers de comptoir aux regards désabusés, les traits creusés des métallurgistes, et la jeune génération inquiète, éprise de liberté et rêvant l’avenir.

Pour tout bagage, l’enfance et l’imaginaire, la douceur d’une promenade avec Claude Simon, et la langue comme terreau inépuisable. Renaître.

En général, j'observe une réserve, souhaite ne rien ajouter aux bruits du monde, mais il me semble que les temps actuels convoquent leur cohorte d’orages, qu’il plane sur nos enfances comme une ombre urgente. — Franck Magloire


Portrait Franck Magloire DR

Né en Normandie en 1970, Franck Magloire est l’auteur de plusieurs romans, dont Ouvrière (Points Seuil, 2012 – Prix littéraire de la ville de Caen, 2003), En Contrebas (L’Aube, 2007) et Présents (Éditions du Seuil, 2012). Auteur exigeant, il mêle intimement une langue très travaillée aux thèmes sociétaux contemporains. Il vit actuellement dans le Calvados où il se consacre à l’écriture.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Un océan, deux mers, trois continents » de Wilfried N'Sondé

le samedi 3 février 2018 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation de et par Wilfried N'Sondé

Éditions Actes Sud, 2018

Il s’appelle Nsaku Ne Vunda, il est né vers 1583 sur les rives du fleuve Kongo. Orphelin élevé dans le respect des ancêtres et des traditions, éduqué par les missionnaires, baptisé Dom Antonio Manuel le jour de son ordination, le voici, au tout début du XVIIe siècle, chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, le jeune prêtre ignore que le long voyage censé le mener à Rome va passer par le Nouveau Monde, et que le bateau nommé Vent Paraclet, sur lequel il s’apprête à embarquer, est chargé d’esclaves…

Roman d’aventures et récit de formation, Un océan, deux mers, trois continents plonge ce personnage méconnu de l’Histoire, véritable Candide africain armé d’une inépuisable compassion, dans une série de péripéties qui vont mettre à mal sa foi en Dieu et en l’homme.

Tout d’ardeur poétique et de sincérité généreuse, Wilfried N’Sondé signe un ébouriffant plaidoyer pour la tolérance qui exalte les nécessaires vertus de l’égalité, de la fraternité et de l’espérance.


Wilfried N'Sondé © Legattaz

Né en 1968 à Brazzaville, Wilfried N’Sondé a grandi en Île-de-France et étudié les sciences politiques avant de partir à Berlin, où il est resté vingt-cinq ans. Il vit désormais à Paris. Musicien et écrivain, il a aussi enseigné la littérature à l’université de Berne (Suisse). Il publie ses romans chez Actes Sud : Le Coeur des enfants léopards (2007, prix des Cinq continents de la francophonie et prix Senghor de la création littéraire), Le Silence des esprits (2010), Fleur de béton (2012) et Berlinoise (2015).

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Les Amnésiques » de Géraldine Schwarz

le samedi 20 janvier 2018 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation de et par Géraldine Schwarz

Éditions Flammarion, 2017

Dans la ville allemande de Mannheim d’où est originaire son père, Géraldine Schwarz découvre que son grand-père Karl Schwarz a acheté en 1938 une entreprise à des juifs, les Löbmann, qui ont péri à Auschwitz par la suite. Après la guerre, confronté à un héritier qui réclame réparation, Karl Schwarz plonge dans le déni de ses responsabilités de Mitläufer, ceux qui, comme la majorité du peuple allemand, ont « marché avec le courant ».

Tel est le point de départ d’un témoignage poignant, au fil de trois générations, sur les traces du travail de mémoire qui a permis à l’Allemagne de passer d'une dictature à une démocratie. Au cœur de cette mutation figure un long combat pour substituer à la mentalité de Mitläufer, guidée par la lâcheté et le confort, la conscience d'une responsabilité morale individuelle.

La rencontre de son père avec sa mère – une Française fille d'un gendarme sous Vichy – est l’occasion pour l’auteure d'aborder le travail de mémoire en France, dont les failles ont bénéficié à l'extrême droite : le long refus d’assumer l’héritage de Vichy est un obstacle à la responsabilisation du peuple français quant à son attitude passée sous la dictature.

Élargissant son récit au temps présent, Géraldine Schwarz montre que cette amnésie gagne l’ensemble de l’Europe et menace aujourd’hui le consensus moral construit autour du rejet du fascisme, ceci jusqu'en Allemagne où l’émergence inédite de l’extrême droite depuis l’après-guerre pose la question d'un travail de mémoire effectué de manière défaillante en RDA.


Géraldine Schwarz © Astrid di Crollalanza, Flammarion

Géraldine Schwarz est une journaliste franco-allemande et une réalisatrice de documentaires vivant à Berlin. Ancienne correspondante de l’AFP, elle collabore entre autres avec des médias internationaux, avec Le Monde, M et Arte en France, et des émissions politiques de la télévision allemande. Elle enquête depuis quelques années dans les archives des services secrets allemands BND.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

Lecture programmée dans le cadre de la 2e édition de la Nuit de la lecture organisée le 20 janvier 2018 dans les bibliothèques et les librairies de France et de la francophonie.

Hommage à Max Frisch avec Camille Luscher et Antonin Wiser

le samedi 2 décembre 2017 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter


Photo Jack Metzger © ETH-Bibliothek Zürich, Bildarchiv

une lecture-présentation des œuvres de Max Frisch animée par les traducteurs Camille Luscher et Antonin Wiser

« JOURNAL BERLINOIS 1973-1974 »

Éditions Zoé, 2016

et

« LE PUBLIC COMME PARTENAIRE »

Éditions d’en bas, 2017

L’écrivain suisse Max Frisch devint une figure publique avec le succès de Stiller (1954) et Homo Faber (1957). Pris dans une tension entre la responsabilité morale liée à la portée nouvelle de sa parole et les exigences esthétiques du travail d’écriture, il coucha ses réflexions personnelles dans son journal (Journal Berlinois 1973-1974), où l’on découvrit un écrivain traversé par les découragements comme les enthousiasmes, mais aussi dans ses interventions publiques (Le public comme partenaire) où il ne cessa d’interroger, en héritier critique de Brecht, la question de l’engagement de l’écrivain.

Max Frisch, Journal Berlinois 1973-1974, traduction de Camille Luscher, éditions Zoé, 2016

En janvier 1973, Max Frisch emménage à Berlin-Ouest. Il y retrouve d’autres écrivains parmi les plus importants de l’Allemagne de l’après-guerre : Uwe Johnson, Günter Grass. Aux portraits qu’il brosse de ces nouveaux voisins, Frisch ajoute ceux de Christa Wolf et d’autres écrivains qu’il rencontre régulièrement à Berlin-Est, car il profite de son séjour en Allemagne pour ausculter avec une vive curiosité les rapports politiques et sociaux en RDA, et les révéler de l’intérieur sans jamais oublier sa position d’observateur privilégié. La subtilité de ces analyses confère au Journal berlinois l’intérêt d’un témoignage historique. Entremêlées de réflexions d’une surprenante actualité sur le quotidien de l’écrivain, son rôle dans la société, les liens d’amitié ou de travail et les attentes qu’ils suscitent, et ponctuées de brefs passages narratifs, elles témoignent du talent d’un auteur soucieux de trouver la forme d’expression la plus juste et d’accéder, par l’écriture, à une meilleure perception du monde et de lui-même.

Max Frisch, Le public comme partenaire, traduction d’Antonin Wiser, éditions d’en bas, 2017

« Aucun écrivain, me semble-t-il, n’écrit pour les étoiles, tout aussi peu pour le public, mais il écrit pour lui-même », notait Max Frisch en 1958. Pourtant, le succès de ses romans Stiller et Homo Faber a fait soudain exister ce public comme une réalité pressante, qui l’arracha à la solitude de son travail et le convoqua à s’exprimer en des occasions aussi diverses qu’une foire du livre, un congrès, une remise de prix littéraire ou une fête nationale. Dans chacune de ces interventions on lit le souci d’un auteur partagé entre la responsabilité de sa parole publique et la fidélité à ses engagements esthétiques. Frisch y interroge la véritable nature de l’engagement de l’écrivain tout en écornant au passage, avec l’ironie mordante qu’on lui connaît, les certitudes, les mythes et les angoisses crispées de ses contemporains. Entrer avec lui dans un partenariat critique, voilà ce que Max Frisch propose à ses lectrices et lecteurs tout au long des dix textes de ce recueil.

Max Frisch est né en 1911 à Zurich. Après des études de littérature puis d’architecture, il mènera de front son métier d’architecte et son activité d’écrivain, avant de se consacrer entièrement à l’écriture à partir de 1955. Ses journaux, ses romans et ses pièces de théâtre font de lui dès les années cinquante une figure majeure de la littérature de langue allemande. Son œuvre a été couronnée de nombreuses récompenses, dont le prix Georg-Büchner en 1958. Il est mort à Zurich le 4 avril 1991.


Photo Antonin Wiser DR

Antonin Wiser est docteur en études germaniques (université de Paris-Sorbonne) et en littérature française (université de Lausanne). Il est l’auteur de plusieurs traductions à partir de l’allemand et de l’anglais, dont : Theodor W. Adorno, Amorbach et autres fragments autobiographiques, paru en 2016 aux éditions Allia (Paris). Il a également publié, en 2014, l’ouvrage Vers une langue sans terre. Adorno et l’utopie de la littérature, paru aux Éditions de la Maison des sciences de l’homme (Paris). Il vit et travaille à Berlin et Lausanne.


Camille Luscher © Bruno Blume

Camille Luscher, née en 1987 à Genève, vit aujourd’hui à Lausanne, après des séjours répétés à Berlin et à Berne. Suite à des études de langues et littératures française et allemande, elle fait un Master CAP (Contemporary Art Practice) à la Haute école d’art de Berne. Elle traduit principalement des auteurs suisses, et publie régulièrement ses traductions dans des revues et journaux (Le Courrier, Viceversa Littérature). Elle travaille en parallèle au Centre de Traduction Littéraire de Lausanne et collabore à différents festivals et manifestations littéraires. Camille Luscher est membre de l’Association des Autrices et Auteurs de Suisse (AdS).

Avec l’aimable soutien de Pro Helvetia

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Une nuit en Tunisie » de Fabrice Gabriel

le samedi 18 novembre 2017 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter


Fabrice Gabriel © Anja Meyer

une lecture de Fabrice Gabriel

éditions du Seuil, 2017

A Night in Tunisia (« Une nuit en Tunisie ») est un standard de jazz composé par Dizzy Gillespie en 1942. D’innombrables musiciens en ont donné leur version, parmi lesquels le pianiste Bud Powell, génie véloce et malade, tabassé par la police new-yorkaise et rendu fou par les électrochocs qui devaient le soigner.

C’est justement un vieil enregistrement de Bud Powell qu’écoute le jeune Janvier, en voiture, lorsqu’il arrive à Sidi Bouzid, au centre de la Tunisie, à l’automne de l’année 1990. Personne alors ne connaît cette petite ville agricole où débuteront, exactement vingt ans plus tard, ce qu’il est convenu d’appeler « les printemps arabes ». C’est là, en effet, devant le siège du gouvernorat, le 17 décembre 2010, qu’un petit marchand des quatre-saisons s’immole par le feu, désespéré d’être sans avenir. La révolution tunisienne vient de commencer. La jeunesse de Janvier, elle, est depuis longtemps passée.

Une nuit en Tunisie raconte cette jeunesse lointaine, à travers la parenthèse d’un service militaire de quelques mois, dans un monde aux portes du désert, où se lisent les souvenirs de conflits anciens et la menace d’une guerre nouvelle, qui sera celle du Golfe, après l’invasion du Koweït par l’Irak.

Fabrice Gabriel a publié trois livres aux éditions du Seuil, dans la collection « Fiction & cie » : Fuir les forêts (2006), Norfolk (2010), Une nuit en Tunisie (2017). Il est également l’auteur d’un essai sur le peintre Jean Fautrier (L’homme ouvert, 2002) et de textes divers pour des revues et catalogues d’exposition. Il a longtemps travaillé comme critique littéraire, pour les Inrockuptibles et à la radio (en particulier à France Inter). Né à la frontière allemande, il a vécu à Paris, puis à New York, et réside désormais à Berlin. Ses romans, qui se reconnaissent à leur écriture très personnelle, se nourrissent volontiers de références aux artistes, peintres ou écrivains qu’il aime. Ni autofictions, ni récits traditionnels, ils racontent d’une façon singulière une commune expérience du temps, et de la vie.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

De plomb et d’encre par Mathieu Riboulet et Alban Lefranc

le samedi 15 juillet 2017 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter à l’occasion de la parution en allemand du livre de Mathieu Riboulet sous le titre Und dazwischen nichts (Matthes & Seitz Berlin, 2017, traduction de Karin Uttendörfer).


Mathieu Riboulet © Ghila Krajzman

une lecture-discussion autour de leurs livres

Entre les deux il n’y a rien

Verdier, 2015

et

Si les bouches se ferment

Verticales, 2014

Tout est plié fin 1977 en Allemagne avec la mort des prisonniers de Stammheim, celle du patron ex-SS Hans-Martin Schleyer retrouvé dans le coffre d’une voiture à Colmar, France, le détournement sanglant de Mogadiscio. Cela ne signifie pas que les esprits se sont arrêtés de penser, les corps d’agir, les rêves de s’enrager, mais c’est plié. L’horrible recul que l’histoire nous oblige à prendre dicte ces mots : c’est plié, c’est-à-dire perdu.
(Entre les deux il n’y a rien, Mathieu Riboulet, Verdier)


Alban Lefranc © Tina Merandon

Le policier porte le masque / Et l’institutrice et le juge / Mais le facteur aussi / Et la boulangère d’une certaine façon/ Et tous ceux qui font profession de parler dans les conditions existantes / Allez-vous soulever tous les masques / Avec votre étincelle ?
(Si les bouches se ferment, Alban Lefranc, Verticales)

Fraction Armée rouge en République Fédérale Allemande, Brigades rouges en Italie : Mathieu Riboulet et Alban Lefranc reviennent sur ces années dites « de plomb ».

Tentatives de dressage, tentatives de sauvetage, exultation et répression : des corps jeunes ont été vivants. Qu’en reste-t-il ?

Ceci peut-être, que l’obéissance est morte.

Mathieu Riboulet, né en 1960 en région parisienne, vit et travaille à Paris et dans la Creuse. Après des études de cinéma et lettres modernes à Paris III, il réalise pendant une dizaine d’années des films de fiction et documentaires autoproduits en vidéo, puis il se consacre à l’écriture. Il a publié plusieurs ouvrages chez Maurice Nadeau, Gallimard et Verdier.

Alban Lefranc, né en avril 1975 à Caen, vit à Paris après avoir longtemps vécu en Allemagne (Berlin, Dresde, Bonn). Fondateur en 2002 de la revue franco-allemande La mer gelée, traducteur de Peter Weiss et auteur de plusieurs ouvrages notamment chez Rivages et Verticales, il collabore aussi à de nombreuses revues.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Le livre de la faim et de la soif » de Camille de Toledo

le samedi 24 juin 2017 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation de et par Camille de Toledo

éditions Gallimard, 2017

Le livre de la faim et de la soif se présente comme une chevauchée effrénée dans les contrées du conte et du roman picaresque. Le personnage central est le Livre lui-même. Alter ego du narrateur, il entame de façon autonome des récits qu’il ne prend pas le temps d’achever, en quête d’une totalité irréalisable. Chaque fois, le Livre s’aperçoit qu’en nommant les choses, il les détruit et doit repartir à la recherche d’une autre réalité. Sa folle cavale nous emporte dans de nombreux pays, réels ou imaginaires, dans diverses époques, dans des langues différentes, car le livre n’est jamais rassasié. Ses récits empruntent leurs univers au western, au roman noir, au Talmud ou au Coran, aux poèmes de Michaux ou au roman de Cervantès, à Borges ou à Rabelais…

Voyage dans les livres, Le livre de la faim et de la soif embrasse ce XXIe siècle débutant de colères et de tremblements. Il s’agit, pour Camille de Toledo, d’allier dans une fiction labyrinthique la pensée et le rêve, la philosophie et la poésie, de fondre tous les possibles dans une narration sans limites. Une aventure littéraire exceptionnelle, vibrant à chaque page d’une joie d’inventer et d’une vitalité impressionnantes.


Photo © Mantovani - Gallimard

Camille de Toledo est né en 1976. Écrivain et artiste, il a notamment publié Vies pøtentielles (Seuil), L’Inquiétude d’être au monde (Verdier), Vies et mort d’un terroriste américain et L’Inversion de Hieronymus Bosch (Verticales-Gallimard). Il est père de trois enfants et vit à Berlin.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Les yeux d’Œdipe (inutiles et sauvés) » de Frédéric Metz

le samedi 10 juin 2017 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation de et par Frédéric Metz

éditions Pontcerq, 2012
accompagné de Guillaume Burnod

À l’occasion de la parution d’une traduction allemande des Yeux d’Œdipe aux éditions Devians, Frédéric Metz fera, accompagné de Guillaume Burnod, une lecture-présentation du livre en trois tableaux – entrecoupée de lectures diverses : Eschyle, Proust, Benjamin, Martin du Gard, Merleau-Ponty, Chrétien de Troyes, Dante...

L’objet du livre est le google : celui-ci est observé non pas du tout dans sa dimension espionnante et policière, mais en tant que bouleversement d’une catégorie absolument essentielle de notre quotidien : celle de la reconnaissance (Erkennen) du monde et de sa nomination.

Comment t’appelles-tu, oiseau ? Qui es-tu, personne ?

Qu’est-ce qui change (au plus profond) à l’instant où ce n’est plus moi qui reconnais la chose (la bête, la femme, l’homme, la fleur), mais la machine ? Qu’est-ce qui change dans l’expérience fondamentale qu’est « voir » ou « rencontrer » quelque chose dans le monde, quand tout a toujours été déjà vu, identifié, su, avant d’avoir été vu pour la première fois ? Exemples : la mer ; le sexe ; l’animal dans son terrier ; le visage de X.

Ce petit livre réfléchit aux conséquences qu’aura sur la Vision, sur le Regard, le couplage de nos ordinateurs aux images du google (monde copié).

Frédéric Metz est l’auteur de Les Yeux d’Œdipe (inutiles, sauvés) (2012) et de la trilogie Georg Büchner. Biographie générale (2013). Il est membre de l’Institut de démobilisation, créé à Rennes en 2005, structure collective qui a publié notamment Thèses sur le concept de grève (éditions Lignes, 2012), récemment traduit en espagnol (Artefact, 2014) ; ainsi que plusieurs pamphlets sous l’appelation flugblatts-tracts : Relevé des textes apparaissant sur l’écran du film de R. W. Fassbinder, La troisième génération (2011) ; Sécurité générale. La liquidation de l’alcool (2012), Eleusis-management (2015).

Guillaume Burnod est enseignant, écrivain et traducteur.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Totem » de Nicolas Wouters et Mikaël Ross

le jeudi 13 avril 2017 à 18 h à la librairie

Nous avons le plaisir d'inviter les jeunes et grands adultes à une lecture-dédicace du roman graphique

une lecture-dédicace du roman graphique de et par Nicolas Wouters et Mikaël Ross

Sarbacane et Avant Verlag, 2016

Après les virées urbaines de deux punks Bruxello-Berlinois dans Les pieds dans le béton, leur premier roman graphique, Nicolas Wouters et Mikaël Ross s’installent en pleine nature, dans une forêt scoute aussi profonde que mystérieuse où Louis, 12 ans, vient passer quelques jours. Mais son séjour ne sera pas de tout repos, entre les brimades des plus âgés, les tiraillements de ses propres démons et un chagrin trop lourd à porter...

Les auteurs se situent dans la veine des grands récits initiatiques, dans lesquels l’idéal de l’enfance se heurte aux compromis de l’âge adulte, par la découverte du mensonge et des premiers émois amoureux.

Venez nombreux dans le camp de Zadig vous rassembler autour du feu, munis de vos cirés, bottes, foulards et lampes de poche, pour passer une soirée avec nous à interroger les auteurs sur leur travail !


Photo DR

Nicolas Wouters est titulaire d’un master d’écriture de scénario, obtenu à l’université Louvain. Puis, il intègre l’option Bande dessinée de l’Institut Saint-Luc à Bruxelles, où il rencontre Mikaël Ross. Une amitié qui débouchera sur un premier livre, Les pieds dans le béton. Il vit et travaille actuellement à Bruxelles.


Photo © Florian Leikauf

Mikaël Ross mène de front deux carrières à la fois. De 2004 à 2007, il suit une formation de tailleur à l’Opéra de Munich puis s’installe à Berlin où il commence des études de stylisme à l’école des beaux-arts de Berlin-Weißensee. En 2010, il intègre le département Bande dessinée de l’Institut Saint-Luc à Bruxelles, où il rencontre Nicolas Wouters. Il vit et travaille aujourd’hui à Berlin.

Lecture-dédicace coanimée par Claudia Sandberg, traductrice de Totem chez Avant Verlag

En coopération avec WBI et la Délégation d’Ostbelgien, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie à Berlin

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Lettre à un ami français » de Manfred Flügge

le samedi 18 mars 2017 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter


Photo © Nathalie Huet

une lecture-présentation de et par Manfred Flügge

revue Galerie, 2017

Sous une forme épistolaire, l’auteur s’adresse à un ami français de longue date dont il peine à comprendre l’évolution politique depuis qu’il vote pour le Front National. Cette amitié peut-elle subsister alors que ce parti veut détruire les bases mêmes de l’amitié franco-allemande ? La rupture de cette amitié est-elle une métaphore de ce qui se passera au niveau politique en cas de victoire de ce parti aux élections présidentielles ?

Ce texte littéraire et politique est composé d’une partie autobiographique qui retrace les étapes de cette amitié depuis les années 1960, et d’une partie politique : les problèmes d’une société française en mal de réformes, la perspective inconfortable d’une prise de pouvoir par le Front National dont les effets ont d’ores et déjà instillé leur venin dans la société française, mais aussi la crise des élites et des intellectuels. Et c’est malgré tout une déclaration d’amour et la défense d’une certaine image de la France.

La version allemande de ce texte, Brief an einen französischen Freund, parue en octobre 2016 aux éditions Rowohlt, est disponible au seul format e-book en suivant ce lien :
https://www.rowohlt.de/buch/manfred-fluegge-brief-an-einen-franzoesischen-freund-9783644000056

Manfred Flügge a passé son enfance dans la Ruhr et fait des études à Münster en Westphalie puis à Lille, où il a également enseigné au Goethe Institut. Tout d’abord professeur de lycée avant d’enseigner la littérature française à l’Université libre de Berlin-Ouest pendant une douzaine d’années, il a depuis 1990 publié une vingtaine de livres en allemand, romans, essais ou biographies.

Parmi ses biographies publiées en allemand figurent les vies de Beaumarchais, Heinrich Schliemann, Lion et Marta Feuchtwanger, Heinrich Mann et le clan littéraire des Mann dans son ensemble.

Traducteur en allemand d’auteurs français comme Dominique Fernandez, Max Gallo, Emmanuel Moses, Pascal Bruckner, et de l’auteur belge Pierre Mertens, il a collaboré à plusieurs films documentaires dont Der Diplomat - Stéphane Hessel présenté à la Berlinale de 1995.

Lauréat 2004 de la villa Mont-Noir, ancienne propriété de la famille de Marguerite Yourcenar près de Lille, il a reçu en novembre 2014, le prix Jean Monnet du dialogue européen pour son essai écrit en français Le bleu des anges. Le rêve français de Heinrich Mann édité chez Grasset. En novembre 2014, il a reçu à Dresde le prix Hommage à la France pour l’ensemble de son œuvre.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« La drôle d’histoire de Joey » par Rémi Vidal

le samedi 11 février 2017 à 15 h

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation de et par Rémi Vidal

Trois Petits Points
en version intégrale

Institut français de Berlin
Kurfürstendamm 211

Joey est un chien bleu. Et comme tous les chiens bleus, pour lui c’est la belle vie. Dîners au pâté de luxe, panière ultra-confortable, galas mondains et grands espaces. Seulement voilà, les chiens bleus ont cette fâcheuse tendance à se croire meilleurs que les autres chiens. Du coup, ils restent entre eux. Et ça, Joey, ça ne lui va pas, du tout, du toutou… Lui, ce qu’il veut, c’est rencontrer les chiens des rues, ces « chiens sans nom » qui vivent de rien. Alors un jour, il franchit le pas, il dit Basta et part vivre dans la rue. Une dizaine de chansons endiablées vont rythmer son aventure dans les rues incertaines jusqu’à trouver sa place aux côtés de ses nouveaux amis, les impétueux « Rex Pistols ».

Une histoire pleine de suspens, d’émotion et de rebondissements, où il est question d’échapper à son destin, de s’accepter soi mais aussi les autres, avec leurs différences.

Pour les petits et les grands de 6 à 106 ans !

L’histoire de Joey fait l’objet d’un CD produit par les éditions Trois Petits Points, maison d’édition de littérature sonore créée en 2015.

L’histoire de Joey fait l’objet d’un CD produit par les éditions Trois Petits Points, maison d’édition de littérature sonore créée en 2015.

« Écrire, c’est éblouir les sens, et les sens n’ont pas de couleurs » de Ken Bugul

le samedi 26 novembre 2016 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter


Photo Ken Bugul DR

une lecture-présentation de Ken Bugul

Figure féminine de la littérature francophone, Ken Bugul a su imposer au fil de ses romans une grande maîtrise de la langue française et une intransigeante attention portée au respect de l’énoncé des signifiés de sa langue originelle, le wolof, son œuvre faisant pour cela référence dans le domaine des études de linguistique.

Née sous le nom de Mariétou Mbaye en 1947 dans un village isolé du Sénégal, Ken Bugul a connu une enfance difficile qui lui a inspiré son nom de plume signifiant en wolof « personne n’en veut ». Après des études supérieures démarrées en 1971 en Europe, elle rentre seule et pauvre au Sénégal et erre dans Dakar durant deux ans, fréquentant les marginaux, les mendiants, les prostituées et les artistes. Son roman « Riwan ou le chemin de sable » sera récompensé par le prestigieux Grand Prix littéraire de l’Afrique noire et figure au palmarès des cent meilleurs livres africains du XXe siècle établi par la Zimbabwe International Book Fair à Harare en 2000.

En conversation avec Eric Van Grasdorff de l’association AfricAvenir, Ken Bugul reviendra sur ses trente ans de carrière littéraire à travers la lecture d’extraits de trois de ses romans, « Le baobab fou » (NEA, 1981), « Riwan ou le chemin de sable » (Présence Africaine, 1999) et « Aller et retour » (Athéna, 2014).

Le Baobab fou est l’histoire d’une petite fille en mal de mère qui grandit à l’ombre d’un baobab séculaire. Petite dernière un peu en marge, elle découvre l’école française, chemin de traverse qui va la mener aux études supérieures et au grand départ pour le « Nord référentiel, le Nord Terre promise ». (Version allemande : Die Nacht des Baobab. Unionsverlag, 1985. Traduction : Inge M. Artl.)

Riwan ou le chemin de sable est le récit bouleversant de destins croisés de femmes africaines tiraillées entre les notions de relations monogamiques « modernes » ou polygamiques « traditionnelles ». Un sujet sur lequel jamais une romancière africaine n’est allée aussi loin, projet d’une assomption totale de la féminité. (Version allemande : Riwan oder der Sandweg, AfricAvenir, 2016. Traduction : Jutta Himmelreich.)

Aller et retour aborde le destin de sa protagoniste mutilée, à la recherche de sa tête et de celle d’un pays à l’indépendance falsifiée. Périple à travers le Dakar prometteur et pourtant déjà dégradé des années 1980 qui mène à la rencontre des rêveurs de vrais rêves.

La section allemande d’AfricAvenir est née du travail international de la Fondation AfricAvenir International à Douala au Cameroun. D’abord organisée par un groupe d’étudiant-e-s de l’Institut de Sciences Politiques à l′Université Libre de Berlin, elle est inscrite en janvier 2004 au registre des associations sous le nom d’AfricAvenir International e.V. et devient ainsi une véritable association d’intérêt général indépendante des pouvoirs politiques. AfricAvenir International e.V. crée des espaces afin de permettre la production et la transmission de savoirs africains et diasporiques. Sa base de travail réside dans la mise en œuvre d’une prise de conscience et d’un changement de perspective selon les conceptions du « Critical Whiteness », offrant une palette d’événements interdisciplinaires dans les domaines de l’éducation culturelle et politique.

Entrée 5 € / Prix réduit 3,50 €
(Sur réservation)

« Vivre à Berlin » (Le Jardin d’Essai, 2016)

le samedi 12 novembre 2016 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter à l’occasion de la sortie de l’ouvrage éponyme paru aux éditions Le Jardin d’Essai en 2016.

« Vivre à Berlin » est une déclaration d’amour conscient à la ville. Carole Kahn a rassemblé quatorze auteurEs françaisEs ou allemandEs, une musicienne, une photographe, un illustrateur et une illustratrice pour dire le mouvement, les mouvances porteuses de plaisirs, de nostalgie parfois ou de critique à l’égard de la politique de la ville. Ensemble ils vous invitent à traverser les pages de l’Histoire, à partager ce fantasme de la ville au cœur recousu, à bicyclette ou en S-Bahn, à travers hivers trop longs ou pluies de fin du monde, dans les parcs et autour des lacs, dans leurs géographies lasses ou coléreuses, amoureuses de la ville.

Soirée orchestrée par :

  • Ginka Steinwachs, grande dame de la littérature, performeuse
  • Alain Jadot, poète traducteur et hypersetzer, cabarétiste littéraire
  • Béatrice Durand, écrivain, traductrice
  • Torsten Flüh, blogger et auteur
  • Areski Stichweh, danseur
  • Alexis Zygelmann, jeune auteur
  • AnniKa von Trier, auteure-compositrice et interprète
  • et Carole Kahn, éditrice de l’ouvrage

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

La Mer gelée sort LE CHIEN/DER HUND

le samedi 23 juillet 2016 à 19 h à la librairie

La collection Rue des lignes et le collectif La Mer gelée ont le plaisir de vous présenter à l’occasion de la sortie silmutanée en 2016 de deux titres chez Othello-Le nouvel Attila et Rue des lignes-La Ville brûle

une soirée poétique polyphonique orchestrée par Aurélie Maurin, Noémi Lefebvre, Laurent Grappe et Alban Lefranc

avec Gangue son

Née en 2000 sur Internet puis développée sur papier à compter de 2004 (treize numéros en tout), La Mer gelée renaît aujourd’hui avec un comité de rédaction élargi : François Athané, Bernard Banoun, Antoine Brea, Noémi Lefebvre, Alban Lefranc et Aurélie Maurin.

Revue de création et de littérature bilingue (en français et en allemand), La Mer gelée se veut le passeur vers l’autre langue de voix poétiques singulières (Elfriede Jelinek, Christian Prigent, Serge Pey, Jean-Pierre Faye qui figuraient dans les tout premiers numéros de la revue).

Son dernier numéro-manifeste (CHIEN) est paru en mars 2016, comprenant entre autres des propositions de Hervé Bouchard, Arno Calleja, Alban Lefranc, Noémi Lefebvre, Monika Rink ou encore Elke Erb, servi par une conception graphique toute d’épurement de noir et blanc. La maquette a été confiée à l’atelier Baldinger • Vu-Huu qui a réalisé l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg.

CHIEN est toujours menacé de mépris, plus que CHEVAL. Or c’est par le mépris et son défi, c’est par la riposte au mépris que tout commence. Que l’histoire commence, que la littérature ou quelque chose comme ça commence.

Gangue son, initialement paru en 1994, est le premier texte publié de Jean-Charles Massera. Ce recueil de nouvelles est un « récit programmatique » dans lequel l’auteur, avec la verve et la folie qui sont siennes, tente de répondre à cette question : « Comment réduire la distance entre l’Histoire telle qu’elle nous est transmise – la croissance, le CAC 40, la guerre – et ma vie ? »

L’occasion de revenir aux sources d’une œuvre foisonnante, inclassable, drôle, surprenante, et éminemment politique, dont le public de la librairie ZADIG est éminemment familier...

La ligne graphique de la collection Rue des lignes est réalisée par SP38, également contributeur du nouvel Attila.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Mémoire en colin-maillard » d'Anthony Phelps

le samedi 28 mai 2016 à 19 h 00 à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture de et par Anthony Phelps

Le Temps des Cerises éditeur, 2015

Claude vit dans un pavillon à Port-au-Prince. Tout au long de la journée, il commente la vie qui passe sous son balcon. Il raconte surtout la cour d’école vide face à ses fenêtres, depuis que les macoutes ont débarqué un jour pour emmener les enfants d’un opposant à Duvalier.

Phelps nous propose un roman inspiré de l’odieuse oppression du peuple haïtien. Le thème précis est atroce : deux jeunes garçons, Guy et Jacques Colin, seront tués pour expier le « crime » de leur père que les macoutes de Papa Doc ne parviennent pas à retracer. Mais, qui a donné Guy et Jacques Colin ? Tel est le leitmotiv de ce récit bouleversant, qui prend le lecteur à la gorge et le contraint à prendre parti. À aucun moment ne cesse l’extrême tension de ce récit dont l’écriture est en même temps dense et déliée, où se manifeste un écrivain en possession d’une extraordinaire maîtrise de la langue et de son propre style. — Réginald Martel, La Presse, 1977


Photo Anthony Phelps © Film-Ed.B.Doucey

Anthony Phelps, poète, romancier, diseur, est né en Haïti en 1928. De 1960 à 1964, avec quatre autres poètes, il anime le groupe Haïti Littéraire et la revue Semences. Après un séjour dans les prisons du dictateur Duvalier, il est contraint de s’exiler en 1964. Il s’établit à Montréal où il fait du théâtre, de la télévision et du journalisme à Radio Canada. Il participe à la narration de plusieurs films, pratique le modelage et réalise des dessins-poèmes. Plusieurs fois boursier du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, il a obtenu deux fois le prix de poésie cubain Casa de las Américas. Phelps a réalisé et produit une quinzaine de disques de poésie. Auteur d’une trentaine de livres – poésie, roman, nouvelle –, il est l’auteur d’un livre culte : Mon Pays que voici, hymne à sa terre natale, paru en France en 1968. II est invité à lire ses poèmes dans de nombreux festivals internationaux. Son œuvre est traduite en anglais, allemand, catalan, espagnol, italien, japonais, russe et certains de ses livres figurent au programme des études françaises de plusieurs universités d’Italie, de France et des États-Unis. Son anthologie personnelle : Nomade je fus de très vieille mémoire, est parue aux éditions Bruno Doucey, Paris, en 2012. Ce livre a obtenu le prix Ouessant du livre insulaire 2012. Le roman Des fleurs pour les héros est sorti à Paris pour la première fois en 1973, sous le titre Moins l’infini et a été traduit en espagnol, russe et allemand.

Mémoire en colin-maillard a fait l’objet d’une première édition parue en 1976 aux éditions Nouvelle Optique, à Montréal.

Lecture organisée à l’occasion de sa version en langue allemande Wer hat Guy und Jacques Colin verraten? (Litradukt, 2016 – traduit par Ingeborg Schmutte), avec le soutien du Bureau du Québec à Berlin.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Les Tiroirs de l'exil » de Norman Manea

le samedi 23 avril 2016 à 19 h 00 à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter


Photo © Iván Giménez - Tusquets Editores

une lecture-présentation de Norman Manea

éditions du Bord de l’Eau, 2015

Trente ans après son premier séjour à Berlin, Norman Manea revient dans la capitale allemande pour y présenter un livre encore inédit en allemand, Les tiroirs de l’exil. Dialogue avec Leon Volovici, paru aux éditions du Bord de l’Eau en 2015.

Romancier et essayiste d’envergure internationale, écrivain juif de langue roumaine né en 1936, Norman Manea recueille dans ce livre différents documents, entretiens et essais centrés sur ses rapports à la judaïté. Enfant rescapé des camps d’extermination de Transnistrie, contraint à l’exil en 1986, Manea aura vu toute son existence bouleversée par une identité juive qu’il n’a pourtant jamais mise en avant mais en laquelle il trouve surtout des points de comparaison avec la condition de l’écrivain, sinon avec toute la condition humaine.

Véritable littérature de tiroir d’un exilé, intense document datant des années de brutale dégradation de la situation de l’auteur en Roumanie, alors qu’il était attaqué ou trahi par de nombreux intellectuels pour avoir critiqué le nationalisme ambiant, Les tiroirs de l’exil est paru en 2008 en Roumanie et a été enrichi, dans son édition française, d’un long appendice consacré aux rapports entre antisémitisme et communisme.

À partir d’une lecture de ces textes par leur traducteur Nicolas Cavaillès, Norman Manea évoquera chez Zadig ses liens avec Berlin, avec la Roumanie, avec la Mitteleuropa dont il est originaire (celle d’Imre Kertész et Paul Celan), mais aussi avec Israël et New York, où il vit depuis 1988.

Né en 1981, Nicolas Cavaillès est l’éditeur de Cioran dans la Pléiade, et l’auteur de plusieurs livres et essais. Il travaille depuis une dizaine d’années comme traducteur du roumain.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Pourquoi le saut des baleines » de Nicolas Cavaillès

le samedi 13 février 2016 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture de Nicolas Cavaillès

éditions du Sonneur, 2015

Nous ignorons pourquoi les baleines et autres cétacés effectuent parfois ces sauts stupéfiants au-dessus des mers et des océans, mais les hypothèses ne manquent pas, elles se renforcent même du seul fait que la question n’a pas été tranchée. On dit qu’elles bondissent dans les airs pour déglutir, se débarrasser de leurs parasites, communiquer, séduire en vue d’un accouplement, pêcher en gobant, chasser en catapultant, fuir des prédateurs sous-marins comme l’espadon ou le requin, s’étirer, s’amuser, en imposer, ou encore ponctuer un message, une attitude. Aucune de ces explications ne convainc : fâcheusement partielles ou intolérablement saugrenues, toutes ont été contestées. Comme c’est le cas face aux grandes interrogations métaphysiques, elles semblent toutes buter contre l’étroitesse du cerveau et de l’imagination qui les échafaudent. La question serait-elle insoluble ?

Court ouvrage qui tient autant de l’essai cétologique que de la fantaisie littéraire, Pourquoi le saut des baleines s’attaque à l’un des mystères les plus coriaces et les plus fascinants du règne animal : les bonds prodigieux qu’effectuent parfois les grands cétacés hors de l’eau. Beaucoup d’hypothèses ont été formulées à ce sujet par les biologistes du comportement, aucune n’a convaincu. L’auteur explore une piste personnelle et théorise sur ce que les baleines se tordant au-dessus de l’océan doivent à l’ennui et à l’absurde ; il invite à considérer leur saut comme une victoire sur l’insupportable et comme une manifestation exemplaire de la plus haute des libertés.


Photo © N. Cavaillès 2015 (DR)

Nicolas Cavaillès, né en 1981 à Saint-Jean-sur-Veyle, réside à Berlin. Docteur ès lettres, spécialisé en littérature française du XXe siècle, il s’est intéressé aux rapports entre écriture et philosophie à partir des manuscrits de Cioran, dont il a édité les œuvres françaises dans la Bibliothèque de la Pléiade (Gallimard, 2011). Traducteur du roumain, il est également l’auteur de plusieurs essais de critique littéraire, dont Cioran malgré lui. Écrire à l’encontre de soi (CNRS Éd., 2011), et L’Élégance et le Chaos. Correspondance de Catherine Pozzi (Non Lieu, 2011). Depuis 2013, il dirige la maison d’édition Hochroth-Paris, dédiée à la poésie.

Aux éditions du Sonneur ses deux premières parutions ont été primées : Vie de monsieur Leguat, paru en 2013, a reçu le Goncourt de la nouvelle 2014 et Pourquoi le saut des baleines le prix Gens de mer 2015, délivré lors du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Le Messager de Hesse » de Georg Büchner

le samedi 12 décembre 2015 à 19 h 00 à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une relecture de Büchner par Frédéric Metz

éditions Pontcerq, 2011, réédition bilingue 2015
avec l'aimable contribution de Guillaume Burnod et Antoine Marique

On extorque au nom du Staat, les extorqueurs en appellent au gouvernement et le gouvernement dit que cela est nécessaire pour maintenir l’ordre dans le Staat. Mais quelle chose énorme-gewaltig est-ce donc que cela : le Staat ? Quand un certain nombre de gens habitent dans un pays et qu’il y a des ordonnances ou des lois, auxquelles chacun doit se conformer, on dit qu’ils forment un Staat. Le Staat, c’est donc tous ; les instances qui créent l’ordre dans le Staat sont les lois par lesquelles le bien-être de tous est assuré et qui doivent provenir du bien-être de tous. — Voyez maintenant ce que, dans le grand-duché, on a fait du Staat ; voyez ce que cela veut dire, maintenir l’ordre dans le Staat ! 700 000 personnes paient six millions pour cela, c’est-à-dire qu’on fait d’eux des chevaux de trait, du bétail de charrue, afin qu’ils vivent dans l’ordre. Vivre dans l’ordre, cela veut dire souffrir de faim et être équarri. Qui sont-ils donc ceux qui ont fait cet ordre et qui veillent pour que cet ordre se maintienne ?

« Le Messager de Hesse fut d’abord un tract diffusé la nuit durant l’été 1834, de village en village, en Hesse grand-ducale, pour le cacher aux fenêtres des paysans et que ceux-ci le trouvent à l’aube, à l’ouverture des volets sur le jour. On sait par un témoignage qu’un tout jeune compagnon-boulanger – Arnold Wendel, dix-sept ans, élève du pasteur Weidig qui avait coécrit le tract – en fit lecture à un groupe de paysans employés au battage. Il n’est pas impossible que les mois d’été aient été arrêtés précisément pour cette raison qu’alors, au temps des moissons, la diffusion du tract serait facilitée : récoltes et battages seraient l’occasion d’une propagation collective – et orale... »

Outre la réédition en 2015 de ce magnifique livre bilingue faisant prendre une nouvelle ampleur à son travail de 2011, le traducteur et passeur Frédéric Metz nous propose de clôturer l’année en explorant la matière sonore d’un texte inouï, mais aussi de réhabiliter la verve politique du tout jeune étudiant en médecine de Giessen qu’était Georg Büchner, figure de la pensée européenne, radicalisé à Strasbourg en 1832 et 1833, qui sut puiser à l’énergie des révolutionnaires français tout autant qu’aux ressources de la langue de Luther...

Frédéric Metz est l’auteur de Les Yeux d’Œdipe (inutiles, sauvés) (2012) et de la trilogie conséquente Georg Büchner. Biographie générale (2013). Il est membre de l’Institut de démobilisation, créé à Rennes en 2005, structure collective qui a publié notamment Thèses sur le concept de grève (éditions Lignes, 2012), récemment traduit en espagnol (Artefact, 2014) ; ainsi que plusieurs pamphlets sous l’appelation flugblatts-tracts : Relevé des textes apparaissant sur l’écran du film de R. W. Fassbinder, La troisième génération (2011) ; Lettre à Paul Hutin, père fondateur de la dynastie des Lariflette (2012) ; Sécurité générale. La liquidation de l’alcool (2012), Eleusis-management (2015).

Guillaume Burnod est enseignant, écrivain et traducteur.

Antoine Marique est historien des idées et chansonnier.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Extrêmes et lumineux » par Christophe Manon

le samedi 14 novembre 2015 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter


Christophe Manon © Sylvain Maestraggi

une lecture de Christophe Manon

éditions Verdier, 2015

D’énigmatiques annotations au dos de photos défraîchies d’aïeuls oubliés, des souvenirs disparates et diffus, la saga d’un théâtre ambulant, un petit hameau perdu au cœur d’une campagne ingrate et inhospitalière, deux vieilles femmes, des filles et des garçons, un bureau, un grenier, un side-car, des tractions avant et des Fiat 500, une tribu de Ritals, un enterrement, de l’alcool et des drogues, toute l’immensité des détresses enfantines, des moments de grâce, des étreintes sauvages, ardentes, exaltées, et cependant d’une douceur presque insoutenable, des destins d’hommes comme tous les hommes, un maelström de voix et de paroles.

À la fois exploration de la mémoire, histoire d’amour et enquête familiale, ce récit composé d’une succession haletante de scènes fondatrices nous livre le tableau d’une sensibilité qui s’éveille et s’ouvre au monde. Un hommage rendu aux morts et aux mots qui sauvent, à la mémoire, au papier tue-mouche, au tabac Caporal, au Langage secret des animaux.

Christophe Manon est né à Bordeaux en 1971. Il a publié de nombreux ouvrages de poésie.

N’est-ce pas autour de nous-mêmes que plane un peu de l’air respiré jadis par les défunts ? N’est-ce pas la voix de nos amis que hante parfois un écho des voix de ceux qui nous ont précédés sur Terre ? Et la beauté des femmes d’un autre âge, est-elle sans ressembler à celle de nos amies ? C’est donc à nous de nous rendre compte que le passé réclame une rédemption, dont peut-être une tout infime partie se trouve placée en notre pouvoir. — Walter Benjamin

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Rien où poser sa tête » de Françoise Frenkel

À l'occasion de la foire du livre de Francfort, ZADIG a ouvert sa porte au livre numérique !

Il faut saluer les éditions L’Arbalète-Gallimard d’avoir exhumé le livre de Françoise Frenkel qui est pour l’histoire de la présence du livre français à Berlin un legs inestimable.

Dans ses rapports à l’institution tout comme à la communauté francophone des années 1920, ainsi qu’au public exigeant d’amoureux du livre d’ici, c’est d’une collègue libraire impliquée dans son époque dont le premier chapitre de ce récit modianien avant la lettre, se propose de retranscrire la vérité.

Par le témoignage de ces rencontres d’auteurs où Henri Barbusse et René Crevel parmi tant d’autres éminents représentants de l’actualité francophone, venaient croiser là. Par l’obsession pour un lieu habité de livres dont les voix l’on hantée, à l’heure de plier boutique, en butte à la censure de la Gestapo.

Par la joie et la force que la parole écrite apporte à tous ses amoureux et ses flâneurs, qu’ils soient d’Orient ou d’Occident, de Méditerranée ou de Scandinavie, notre boussole à nous, libraires indépendants, Maison du livre ou ZADIG Buchhandlung, n’est-elle pas de porter haut les couleurs d’un temps retrouvé, en mémoire des proses migrantes de demain ou d’hier ? Tenter de prolonger l’inaliénable rêve éveillé d’une culture européenne éprise d’ouverture aux mondes !

zadig.epagine.fr

« Berlin sera peut-être un jour » par Christian Prigent

le mercredi 17 juin 2015 à 19 h

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-rencontre avec Christian Prigent

La ville brûle, 2015
Débat animé par Patrick Suel (libraire-éditeur) et Marianne Zuzula (éditrice)

dans la salle Boris Vian de l’Institut Français Berlin
Kurfürstendamm 211, 10719 Berlin

« Lacs, forêts, béton, parois rutilantes, éboulis tragiques ; verres, aciers, murs troués, ronce, bières, drogues, ordures. Strates d’Histoire découpée et feuilletée. Dans un méli-mélo catastrophique et jubilatoire. Dans la lèpre et le luxe. Dans la finesse et la lourdeur. Dans l’intelligence et l’inventivité comme dans la stagnation obscure et la bêtise opaque. Berlin est une âme, en somme. Une âme affinée dans la cruauté des temps. Avec le ciel dessus. »

Berlin sera peut-être un jour est la réédition revue, complétée et mise à jour d’un ouvrage publié en 1999 aux éditions Zulma. L’écriture psycho-lyrique et flamboyante de Christian Prigent est ici mise au service d’une magistrale leçon d’histoire ! Les rues, les murs, le Mur... Berlin, pour Christian Prigent, n’est pas une ville, mais la Ville. Elle est vivante, elle nous parle, et elle a tant à nous dire... Nous sommes sortis du XXe siècle. En compagnie de Christian Prigent, nulle part on ne le comprend mieux qu’à Berlin.


Photo © Vanda Benes, Berlin, 2014

Christian Prigent est poète, romancier et critique littéraire. Il s’est installé à Berlin en 1985 et y a longtemps vécu. Il se partage aujourd’hui entre Berlin et la Bretagne. Directeur de la mythique revue de poésie TXT, il a édité les poètes dissidents de RDA. Témoin de la chute du Mur, il connaît mieux que personne la vie d’avant, la vie pendant, et s’interroge aujourd’hui sur la vie d’après dans cette ville réunifiée située au cœur d’une Europe décomposée.

Patrick Suel a créé il y a maintenant douze ans la librairie française ZADIG et dirige la collection Rue des lignes au sein des éditions La ville brûle, collection dédiée aux auteurs français vivant à Berlin. Les francophones de Berlin sont aujourd’hui héritiers de deux décennies de paroles mutantes, dont les lectures publiques de la librairie ZADIG ont pu rendre compte. Entre littératures de l’exil et essais littéraires, cette collection a pour projet d’exprimer la diversité des francophonies plurielles, issues du Berlin multiculturel des années de l’après-chute du Mur, et plus largement. Elle est inaugurée par la publication de Berlin sera peut-être un jour et de Berliner Ensemble de Cécile Wajsbrot en mars 2015.

Les éditions La ville brûle, maison montreuilloise fondée en 2009 par Marianne Zuzula et Raphaël Tomas, partant d’un catalogue formé d’essais en sciences et sciences sociales, ont au fil des années fait évoluer avec succès leur ligne éditoriale vers d’autres champs comme la littérature jeunesse, la poésie engagée, les livres-objets, le roman graphique ou les beaux-livres.

Les couvertures de la collection portent la griffe de SP38, auteur des célèbres slogans « Vive la bourgeoisie », « Who kills Mitte ? », « Slave for sale », « No money no art »… Entre provocation et humour décalé, le street-artist SP38 investit les rues de Berlin depuis vingt ans. Ses affiches typographiques et politiques témoignent des changements à l’œuvre dans la ville.

La lecture sera précédée d’un impromptu musical d’Antonin Wiser

Manifestation organisée avec l’aimable soutien du Bureau du livre de l’Ambassade de France

Entrée libre
Venez nombreux !

« Les Mystères de la gauche » par Jean-Claude Michéa

le samedi 9 mai 2015 à 19 h 00 à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter


Jean-Claude Michéa DR

une lecture-discussion avec Jean-Claude Michéa

Climats, 2013 et Champs essais, 2014

Le philosophe et essayiste Jean-Claude Michéa est un oiseau rare dans le paysage intellectuel français, et ceci à plus d’un titre. Se tenant à l’écart du milieu intellectuel parisien, il est parvenu, depuis sa province et sans grand tapage médiatique, à apparaître comme un des penseurs les plus stimulants de l’époque. Au fil des années, dans le sillage de George Orwell, Albert Camus et Guy Debord, Michéa a développé une critique du « libéralisme réellement existant » et de ses prémisses philosophiques dont le ton acerbe n’a pas été sans provoquer de polémiques. S’attaquant aux idéologies élitistes, ce moraliste libertaire ne craint pas de revendiquer un « populisme éclairé ». Parce qu’il dénonce les renoncements de la gauche politique et culturelle, il se voit vite accusé de « faire le jeu de l’extrême droite ». Cependant, les questions provocantes qu’il soulève ne se laissent pas si facilement éluder. Dans la désorientation générale qui prévaut aujourd’hui, les repères qu’il propose sont dignes d’attention.

À l’occasion de sa venue à Berlin, Jean-Claude Michéa lit un extrait de son livre Les Mystères de la gauche : De l’idéal des Lumières au triomphe du capitalisme absolu et discute de ses idées.

Modération : Guillaume Paoli

Jean-Claude Michéa, né en 1950, fils de résistants communistes, a enseigné la philosophie à Montpellier jusqu’à sa retraite. Parus confidentiellement, ses premiers ouvrages connurent un tel succès que sa petite maison d’édition, Climats, fut reprise par Flammarion. Il est à ce jour l’auteur de treize livres dont L’Enseignement de l’ignorance (1999), Impasse Adam Smith (2002), Orwell éducateur (2003), L’Empire du moindre mal (2007 et 2015 pour la traduction allemande, Matthes & Seitz Berlin).

Guillaume Paoli, né en 1959, essayiste et philosophe, vit à Berlin depuis 1991. Auteur d’Éloge de la démotivation (Lignes, 2008) et de nombreuses publications en allemand dont Mehr Zuckerbrot, weniger Peitsche (Tiamat, 2002).

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

BERLIN AIME LA LECTURE !

Le samedi 25 avril 2015 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter dans le cadre du Festival READ!BERLIN


Cécile Wajsbrot DR

« Berliner Ensemble »

une lecture présentation de Cécile Wajsbrot

La ville brûle/Rue des lignes, 2015

Qu’il s’agisse d’endroits à la mode, de lieux historiques où de découvertes personnelles, quel effet une ville comme Berlin produit-elle sur une passante littéraire tentant de se soustraire au point de vue d’une touriste ? Guidant ses lecteurs au centre commercial Alexa, dans les cinémas, les piscines, les cafés, devant des plaques commémoratives ou encore dans les locaux d’une radio, Cécile Wajsbrot a compilé pour la nouvelle collection Rue des lignes cet ensemble de 22 textes courts écrits de 2007 à 2014 dans le cadre d’un programme du DAAD pour les artistes internationaux. Ces instantanés berlinois constituent le bloc-notes d’une proximité littéraire avec une ville dont le présent prometteur s’oppose au passé sombre, une ville dans laquelle les époques se chevauchent, voire parfois se heurtent par hasard les unes aux autres – mais que veut dire le hasard ?

Cécile Wajsbrot, née en 1954 à Paris, écrit comme elle voyage, à la recherche d’un sens à l’Histoire, la mémoire, l’identité. Traductrice de l’anglais (Virginia Woolf) et de l’allemand (Gert Ledig, Marcel Beyer), elle a fait des études de lettres et écrit des fictions radiophoniques, notamment pour France Culture. Son dernier roman Totale éclipse (Bourgois, 2014) paraîtra en allemand au printemps 2016.

Entrée : 9 € sur place / 8 € en prévente / 6 € en tarif réduit
(Sur réservation)

BERLINOISE Soundtrack par Wilfried N’Sondé

Le mercredi 29 avril à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-musicale

Actes Sud, 2015

Dans son nouveau roman paru en janvier 2015, Wilfried N’Sondé relate une histoire d’amour à Berlin dans l’ombre de l’Histoire, celle de la chute du Mur et sa révolution pacifique. Histoire romantique et sensuelle entre Stan, un modeste professeur d’allemand en région parisienne, et Maya, une artiste peintre issue de l’ancienne RDA, Berlinoise est le récit d’une quête de sens, mais aussi un hymne au désordre et à la poésie des corps, dans lequel Maya la femme et Berlin la ville sont comme deux incarnations jumelles de l’utopie. Porté par un air de blues qui raconterait l’apprentissage de la désillusion, Berlinoise est aussi le roman d’une éducation politique et sentimentale, composant tout à la fois une déclaration d’amour et une lettre d’adieu à la folle jeunesse.

Wilfried N’Sondé, né en 1968 à Brazzaville, a grandi en région parisienne et est titulaire d’une maîtrise de sciences politiques. Il appartient à la génération qui a vécu de près le Tournant de la RDA dans les années 1990. Travailleur social et musicien à Berlin durant toutes ces années, il est aussi l’auteur de trois romans parus chez Actes Sud, dont le très remarqué Le Cœur des enfants léopards (2007) qui a été traduit en allemand en 2008.

La lecture sera accompagnée musicalement par le guitariste et frère de l’auteur Serge N’Sondé

Entrée : 9 € sur place / 8 € en prévente / 6 € en tarif réduit
(Sur réservation)

ZADIG hors les murs : une lecture de Leïla Slimani et Olivier Guez à l’ACUDkunsthaus

le mardi 31 mars 2015 à 20 h

Nous avons le plaisir de vous présenter

« Dans le jardin de l’ogre »

Gallimard, 2014

et

« Les révolutions de Jacques Koskas »

Belfond, 2014

ACUDkunsthaus
Veteranenstrasse 21
10119 Berlin

Adèle a la trentaine, des origines marocaines dont elle s’est éloignée, un mari médecin qui lui assure le train de vie parisien qu’elle souhaite et un enfant en bas âge dont elle s’occupe quand son travail dans la communication le lui permet. Mais Adèle a, et souhaite, bien plus que tout cela : victime d’une addiction au sexe, cette reine des jeux de séduction se sert de son charme pour assouvir ses besoins d’étreintes, de mains qui la parcourent, de bouches qui s’attardent sur son corps. Rongée par la culpabilité à l’égard d’un conjoint qui est le seul homme qu’elle ne désire pas, et d’un fils qu’elle pense ne pas arriver à aimer suffisamment, ce personnage masque sa fragilité sous un trait de rouge à lèvres et des robes moulantes. Entre contradiction, aveux, demandes d’aide, elle poursuit son chemin vers une libération à laquelle elle ne pourra parvenir, paradoxalement, que par un renforcement du contrôle sur elle-même.


Photo Leïla SLIMANI © Catherine Hélie

Leïla Slimani a fait partie de la sélection pour le Prix de Flore 2014 et Olivier Guez, qui écrit régulièrement pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), a obtenu le prix du meilleur livre d’histoire et de recherches juives pour « L’impossible Retour, une histoire des juifs en Allemagne depuis 1947 » (Flammarion, 2007). Ils donneront leur voix aux personnages de deux premiers romans qui, entre poésie et désillusion, dévoilent des territoires qui depuis fort longtemps n’avaient pas été explorés avec autant de finesse et sincérité.


Photo Olivier GUEZ © Catherine Gugelmann

Jacques Koskas a la trentaine, une éducation juive des plus traditionnelles, pas de femme, mais un idéal de cette dernière, la « Panthère », qui le conduit à enchaîner les rencontres et les histoires dont la durée en semaines se compte sur les doigts d’une main. Journaliste rusé et débrouillard à La Turbine, Jacques est aussi libéré que libre. On le suit dans ses voyages en Amérique pendant ce qu’il appelle le « Summer of Love », fuyant la maladie et les paternités qu’il renie. Toutes péripéties qui le font atterrir à Berlin, capitale de l’Histoire du XXe siècle et chantier à ciel ouvert où il vivra sa propre histoire et sa reconstruction à lui, en arpentant les rues et les routes de l’Est avec Frauke, musicienne allemande qui lui aura fait découvrir l’amour, la responsabilité, mais aussi les larmes et le vide que l’abandon par la personne aimée peuvent laisser derrière soi.

Dans un temps où le débat et la différence sont parfois perçus comme dérangeants, comment faire se rencontrer Adèle et Jacques que tout oppose : un libertin pour qui la culture juive a longtemps été le seul repère, et une parisienne d’origine marocaine pour qui les racines arabes ne comptent plus ; un trentenaire qui paraît tout faire pour fuir ses responsabilités, et une mère qui se bat durement pour réussir à mieux les assumer ?

Soirée suivie d'un set musical avec DJ

Entrée 5 €
(Sur réservation)

« Berlinoise » de Wilfried N'Sondé

Le samedi 14 février 2015 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture de et par Wilfried N'Sondé

Actes Sud, 2015

30 décembre 1989. Stan et Pascal arrivent à Berlin pour y passer le réveillon. Au pied du Mur, que Berlinois et visiteurs sont occupés à détruire dans la liesse générale, ils rencontrent une fille à la peau brune et aux yeux vairons, Maya, qui subjugue immédiatement Stan. Déjà installés tous deux dans des vies grises malgré leur âge, Stan et Pascal sont conquis par la ferveur d’un peuple vivant une formidable réconciliation nationale. Ils décident de rester dans cette ville où tout paraît possible.

Texte solaire et sensuel, Berlinoise est un hymne au désordre, à la poésie des corps, à l’ardeur et à la candeur, dans lequel Maya la femme et Berlin la ville sont comme deux incarnations jumelles de l’utopie. Porté par un air de blues qui raconterait l’apprentissage de la désillusion, ce roman d’une éducation politique et sentimentale compose tout à la fois une déclaration d’amour et une lettre d’adieu à la folle jeunesse.


Photo © Pauline Huillery

Wilfried N'Sondé est né en 1968 à Brazzaville et a émigré en banlieue parisienne avec sa famille en 1973. Titulaire d’une maîtrise de sciences politiques, il fait partie d'une génération qui vit le tournant du Mur de près dans les années 1990. Travailleur social et musicien à Berlin durant toutes ces années, il est l’auteur de trois romans parus chez Actes Sud, dont le très remarqué Le Cœur des enfants léopards (2007, prix des Cinq Continents de la francophonie et prix Senghor de la création littéraire ; Babel n° 1001), Le Silence des esprits (2010) et Fleur de béton (2012).

Plus lourde de sens qu’une page qui se tourne dans un livre d’histoire, pour moi, la chute du Mur de Berlin a été avant tout une extraordinaire expérience émotionnelle, de celles qui réorientent des trajectoires de vie. Ces aspects méconnus de la révolution de novembre 1989, la puissance de son impact sur les destins individuels à l’ombre de la grande Histoire, je tenais à en faire part dans un texte où la fiction se mêlerait aux faits historiques. Une plongée dans l’intériorité de personnages pris dans des bouleversements politiques, un témoignage de leurs fragiles équilibres, de leurs aspirations et de leurs doutes. Une oscillation entre les espoirs et les désillusions qui ont animé des femmes et des hommes portés par l’onde de choc qu’a connue Berlin il y a vingt-cinq ans. Il m’importait de retourner à la période inédite et riche qui a suivi ce fait majeur de la fin du XXe siècle. Comme on ravive un souvenir, j’ai voulu écrire la chronique du naufrage d’un mirage collectif, celui de l’avènement d’un monde meilleur, tout en rappelant que les événements qui se sont produits dans la capitale allemande ont été un formidable prétexte aux rêves de liberté absolue de l’âme et du corps, à l’insouciance et à l’envie de jouir de l’existence sans retenue. — Wilfried N'Sondé

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« LIRE, S’ÉVADER, RÉSISTER ! »

Le samedi 13 décembre 2014 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture/rencontre de Vincent Platini et Alban Lefranc

On s’est beaucoup amusé sous la dictature nazie : plus le pays s’est enfoncé dans la folie et les massacres, plus les loisirs s’y sont multipliés. Le Reich étant une société de consommation comme les autres, rêvant des mêmes plaisirs, le divertissement y imposait les vues du régime et permettait de s’enivrer, de s’aveugler face à la catastrophe, mais autorisait aussi de petites subversions. Tout ce qui n’était pas considéré comme de la littérature a pu ainsi bénéficier de quelques latitudes, tels les romans policiers, la science-fiction, l’humour ou le sport, mais aussi les films d’aventures ou la culture automobile qui ont pu être le creuset d’une dissidence voilée, d’une micro-résistance du quotidien. C’est ce que Vincent Platini, enseignant-chercheur à la Freie Universität de Berlin, démontre dans son essai paru aux éditions La Découverte en 2014, Lire, s’évader, résister. Essai sur la culture de masse sous le Troisième Reich.


Vincent Platini DR

La langue du Troisième Reich n’a quant à elle pas disparu avec la chute du régime, et a été transmise aux enfants de l’après-guerre. Mais comment se débarrasser de la langue des pères criminels ? C’est une des questions que pose le roman d’Alban Lefranc, Si les bouches se ferment (éditions Verticales, 2014), qui décrit les souffrances du jeune Bernward Vesper, écrivain frayant avec Gudrun Ensslin de la future RAF, mais surtout fils de Will Vesper, écrivain célébré par les nazis. En un style tranchant, aux réminiscences shakespeariennes, Alban Lefranc touche une blessure que la culture de masse n’a fait que travestir. Entre le Reich et la démocratie, la rupture s’est-elle vraiment faite, en dépit du mythe de la Stunde Null et du miracle d’après-guerre ?


Alban-Lefranc © Catherine Hélie

En annexe de ce dialogue croisé sera présenté un troisième ouvrage, Krimi. Une anthologie du récit policier sous le IIIe Reich, qu’a fait paraître Vincent Platini aux éditions Anacharsis en 2014, réhabilitant, de manière inédite en Allemagne, des auteurs policiers qui durent s’acclimater de diverses manières aux injonctions officielles, usant parfois de citations paraphrasées d’écrivains dits « dégénérés », et qui payèrent pour certains de leur vie cette contrebande idéologique, tels des écrivains juifs comme Michael Zwick, ou des résistants comme Adam Kuckhoff et John Sieg.

Avec le soutien de l’Institut français Deutschland

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« L’Art presque perdu de ne rien faire » de Dany Laferrière

Le samedi 29 novembre 2014 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-dédicace exclusive de Dany Laferrière de l’Académie française

Né en 1953 à Port-au-Prince (Haïti), Dany Laferrière quitte son pays pour Montréal à l’âge de 23 ans. Neuf ans plus tard, son premier roman, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer, connaît un succès immédiat. Best-seller, traduit en plusieurs langues et adapté au cinéma, ce roman a initié un bouquet de dix livres formant ce qu’il nomme « Une autobiographie américaine ». Depuis lors, Laferrière a écrit une vingtaine de livres (romans, essais, récits) traduits en 15 langues, dont l’anglais, le japonais, le chinois, l’italien, le polonais. Parallèlement à l’écriture, Laferrière mène une carrière de journaliste et de chroniqueur (presse, télévision, radio). Il a également scénarisé et réalisé plusieurs films. Élu le 12 décembre 2013 à l’Académie française, il a été nommé Officier de l’Ordre national du Québec en 2014 et partage aujourd’hui sa vie entre Montréal, Port-au-Prince et Paris.

Son livre L’Art presque perdu de ne rien faire, (éditions Boréal et Grasset, 2014), est une compilation de savoureuses chroniques d’art de vivre, de rêverie et de lecture, qui furent diffusées en leur temps sur Radio-Canada.

L’Énigme du retour (2009), dont il lira également des extraits, a reçu de nombreuses distinctions, dont en 2009 le prix Médicis et le Grand Prix du livre de Montréal, puis en 2010 le Grand Prix littéraire international Metropolis bleu et le Prix des libraires du Québec. Pour sa traduction allemande réalisée par Beate Thill il a reçu le 3 juillet 2014 le Prix international de littérature de la Maison des cultures du monde à Berlin (éditions Wunderhorn, sous le titre Das Rätsel der Rückkehr).

À l’invitation de la Humboldt-Universität zu Berlin et avec le soutien de l’Institut français Deutschland

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

Jean-Paul Michel et les éditions William Blake & Co.

Le samedi 15 novembre 2014 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture-présentation de Jean-Paul Michel et les éditions William Blake & Co.

co-animée par Ginka Steinwachs et Alain Jadot

Jean-Paul Michel, poète-éditeur né en 1948 en Corrèze, a voué sa vie à des signes. Prosateur engagé, professeur de philosophie inspiré, il a, l’année de ses 18 ans, fait deux rencontres décisives : l’une avec André Breton sur la fin de ses jours, prélude à un échange qui se prolongea quelques mois, et l’autre avec une vieille presse à bras – dite presse de Gutenberg – dont il ne s’est jamais défait depuis.

Le choix du nom de sa maison d’édition bientôt quarantenaire, William Blake and Co., fait explicitement référence au poète et graveur anglais William Blake (1757-1827) qui a, pendant sa vie entière, produit lui-même, matériellement, tous ses livres. Retrouvant en Occident la relation originelle de l’acte d’écrire et de l’acte de publier, il illustrait ses poèmes, les gravait, les imprimait et les diffusait un à un, rassemblant ainsi en une seule personne, inséparablement, les figures du poète, du graveur, de l’imprimeur, de l’éditeur et du libraire.

C’est sous le signe du désir continué de cette unité de pensée, de poésie, d’existence et d’action que Jean-Paul Michel a nourri un catalogue d’œuvres de création comme d’œuvres de référence dont la diversité ne compromet jamais la visée profonde : ne publier rien que de subjectivement nécessaire, écrit dans une forme rigoureuse, et qui n’ait été tourné avec énergie vers la plus grande vérité et la plus grande beauté possibles.

Plusieurs des plus grands auteurs contemporains ont tenu à publier à l’enseigne William Blake and Co., où leurs œuvres voisinent avec des classiques introuvables, des traductions et la littérature en train de se faire : un catalogue aimé des libraires, des bibliothécaires et des lecteurs ou figurent Jacques Derrida, Philippe Lacoue-Labarthe, Jean-Luc Nancy, Yves Bonnefoy, Pierre Bergounioux, Mathieu Bénézet, Mohammed Khaïr-Eddine, Alexandre Hollan, entre autres noms.

Avec le soutien de l’Institut français Deutschland

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Les Vrais Paradis » de François Jonquet

Le samedi 10 mai 2014 à 19 h 00 à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture de et par François Jonquet

Sabine Wespieser éditeur, 2014

Au tournant des années 80, un jeune homme découvre la vie dans une discothèque. Cet ancien théâtre, transformé en temple de la disco, il va en faire un fabuleux terrain de jeu, de séduction et d’expérimentation. Chaque soir, il part se perdre dans un labyrinthe hédoniste qui ouvre grand sur l’imaginaire.

Dans le sillage du narrateur, Les Vrais Paradis restitue un moment de grâce, sorte de Movida française, évoquée ainsi par Gilles Châtelet : « Décidément, qui n’aura pas connu la fin des années 70 n’aura pas connu la douceur de vivre, ce frisson d’escarpolette où l’Histoire balance entre un Ancien Régime et les fracas d’une révolution. »

Suit le moment charnière où le jeune homme assiste au basculement d’un monde et à la naissance du nôtre.

Tour à tour initiatique puis crépusculaire, ce roman marque le passage de l’adolescence à la jeunesse, d’un milieu à un autre, des couloirs aux coulisses, du music-hall au cirque, de la fête au drame. C’est l’entrée des artistes, des masques, des drogues, des fantômes.

Les Vrais Paradis est aussi un salut au vieux Paris, celui de Baudelaire et de Lautréamont, des surréalistes et d’Alain Pacadis, d’Édith Piaf, de Coluche.


Photo © Christophe Berhault

Critique d’art, critique de cinéma, essayiste, François Jonquet collabore notamment à Art Press et est membre de l’Association internationale des critiques d’art. Il a publié en 2001 une biographie de Jenny Bel’Air, figure mythique des nuits parisiennes (Pauvert). Son ouvrage consacré aux artistes contemporains britanniques Gilbert & George (coédition Phaidon-Denoël, 2004) a connu un succès international. Il est également l’auteur des Années Palace, un documentaire diffusé sur France 5 en 2005. Chez Sabine Wespieser éditeur, il a publié un roman, Et me voici vivant (2006) et un récit, Daniel (2008), hommage au comédien Daniel Emilfork. Depuis 2008, il vit entre Paris et Berlin.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« La Grammaire des Pierres / Die Grammatik der Steine »

Le samedi 5 avril 2014 à 19 h 00 à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture bilingue de et par Eberhard Haefner

Rougier éditions, 2014
en compagnie d'Alain Jadot

La Grammaire des Pierres est la partition insolite d’un amphion du Verbe, Eberhard Haefner, qui prospecte entre « sens et essence ». Les Images du présent s’y mêlent aux réminiscences. Son parolier français, Alain Jadot, interprète en écho la partition allemande. Vincent Rougier signe en proue et marge l’ambiguïté fugace, chemin de mots qui cherche sa voix lors d’un voyage avec des pierres.

Natif de Thuringe où il grandit, Eberhard Haefner apprend le façonnage d’objets en cuivre et en argent, travaillant aux ateliers œcuméniques d’Erfurt où il restaure des objets religieux, ciboires, chandeliers, tant romans, gothiques que baroques. À partir de 1987, il « s’exile » à Berlin-Est où il vit de sa plume, glissant assez vite de la prose à la poésie. Il dirige aujourd’hui la revue Herzattacke dont il fut longtemps lecteur et rédacteur en chef.


Christian Prigent, Alain Jadot et les « Voyous », 1990

Alain Jadot, poète et traducteur résidant à Berlin depuis 1967, fonda les éditions galrev à Berlin-Ouest en 1984 et peut être considéré avec Christian Prigent comme le découvreur dès 1988 du collectif de dissidents en exil poétique de Prenzlauer Berg, qu’ils surnommèrent les « Voyous », et dont Eberhard Haefner était un des moteurs. Il est le traducteur du recueil Syndrome Deutschland d’Haefner paru chez Ulysse fin de siècle en 1994.

Voici donc quelques nouvelles fraîches de l’insaisissable « réel » : elles clignotent au rythme de la boule à facettes verbales qu’est chaque poème. — Christian Prigent

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

« Allemagne – La mémoire libérée » de Christophe Bourdoiseau

Le samedi 22 mars 2014 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture de et par Christophe Bourdoiseau

Éditions Nevicata, 2013

Dès qu’elle déplaît, l’Allemagne est sans cesse ramenée aux fantômes de son passé. Alors que sa force, justement, dans une Europe en proie aux doutes, est d’avoir su "libérer" cette mémoire, pour transcender d’abord l’horreur nazie, puis la tragique division RDA-RFA. Résultat : c’est un pays où il fait bon vivre, porteur non d’un quelconque modèle, mais de chances, d’idéaux, d’innovations, de liberté et d’un métissage prometteur. Le livre de Christophe Bourdoiseau revisite l’Allemagne d’aujourd’hui à travers un récit riche en anecdotes, en couleurs, rencontres, puis au fil de conversations avec de grands intellectuels, qui tordent le cou aux clichés sur ce peuple parfois difficile à comprendre. Un voyage littéraire, politique et sportif pour mieux connaître les passions allemandes. Et donc mieux les comprendre.


DR

Christophe Bourdoiseau est né en 1967 aux Pays-Bas d’un père français et d’une mère allemande. Il a grandi à Rotterdam jusqu’en 1970, à Milan (Italie) jusqu’en 1975, puis à Ville-d’Avray dans les Hauts-de-Seine (banlieue de Paris). À l’âge de 17 ans, il fonde un journal d’informations locales dont il sera directeur de publication de 1986 à 1991. Diplômé de l’Institut Pratique de Journalisme, il travaille ensuite dans la presse régionale (La Manche libre, La Voix du Nord) et pour le groupe L’Équipe. Habitant dans la capitale allemande depuis 20 ans, il y a vécu tout le processus de la Réunification et reste correspondant à Berlin de plusieurs quotidiens francophones (français, suisse et belge). Auteur d’un guide touristique de Berlin, il est également auteur-compositeur-interprète.

Lecture-débat avec l’aimable contribution d’Étienne François, co-fondateur et ancien directeur du centre Marc Bloch de Berlin. Historien français qui a conservé la passion du récit, Étienne François est l’un des plus grands connaisseurs de l’Allemagne et de ses relations avec la France. Son ouvrage de référence sur les lieux de mémoires en Allemagne, paru chez Beck Verlag en 2003, est paru dans une version plus courte en français aux éditions Gallimard en 2007.

Entrée 4 € / Prix réduit 3 €
(Sur réservation)

Oooh ! JONAZ

Le samedi 8 mars 2014 à 16 h 30 à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture musicale pour les enfants de 5 à 12 ans de et par Kreq (auteur), Bocq (chant) et Le Zer (guitare)

Éditions Le Square, 2013
Avec un goûter !

Jonaz se retrouve en pleine mer, seul sur une barque et se fait avaler tout rond par une baleine. L’histoire est connue. Cependant, d’après Kreq, ça ne se serait pas forcément passé ainsi… Est-ce sans compter sur le naufrage d’un paquebot au style Art nouveau et dont l’orchestre continue à jouer encore maintenant ? Quelle joie pour Jonaz de trouver tout au fond du gosier de la baleine des camarades musiciens : il pourra donner pleine voix à sa chanson !

Né en 1974, Kreq a connu une enfance heureuse sans histoire, enfin, non, avec plein d’histoires ! La première fois que la chanson de Jonaz lui a été fredonnée fut sans doute à Montauban et il continua de la chanter à Bordeaux où il fut couronné Architecte en 2002. Installé depuis 2001 dans la nouvelle capitale allemande, Berlin, sous l’emprise des souvenirs de la météo marine et de Gerschwin, il y a écrit et illustré l’histoire de Jonaz.

Enfant 1,50 €, adulte 3,50 €
(Sur réservation)

« Le bleu des anges » de Manfred Flügge

Le samedi 22 février 2014 à 19 h à la librairie

Nous avons le plaisir de vous présenter

une lecture de et par Manfred Flügge

Éditions Grasset, 2014

Ce récit est guidé par un paradoxe dans la vie de l’écrivain Heinrich Mann : sa relation à la France fut déterminante pour ses idées littéraires et sa pensée politique, mais jusqu’en 1923 il ne la connut que par le prisme des livres et des journaux, exception faite pour Nice, sa « ville idéale ». C’est le modèle de la République française qui fit de lui un écrivain engagé et un adversaire de l’Allemagne de Guillaume II.

En 1915, au beau milieu de la Grande Guerre, il écrit un essai à la gloire d’Emile Zola, dans lequel il prédit la chute de l’Empire allemand. Mann peut être considéré comme l’un des pionniers de l’entente franco-allemande. Dans sa vie intime, Heinrich Mann évolua dans le demi-monde, celui des femmes légères, et la connaissance qu’il en avait trouva son apogée dans le mythe de l’Ange bleu (Professeur Unrat) dont il transposa la vraie histoire – un scandale survenu à Berlin – dans sa ville natale Lübeck : un professeur d’université s’était mis en ménage avec une soubrette et était apparu dans un cabaret déguisé en clown.

De Nice, Heinrich Mann fut chassé en 1940, on lui refusa la nationalité française, il fuit à pied de Cerbère à Port Bou à travers les Pyrénées avec l’aide de Varian Fry, et se retrouva à Hollywood, oublié, miséreux, veuf, esseulé. Mais il continua à croire en la France.


DR

Manfred Flügge, auteur de nombreux livres, vit à Berlin depuis presque 40 ans. Né au Danemark, il a passé son enfance dans la Ruhr et fait des études à Münster et à Lille. Il a écrit sa thèse de doctorat sur le théâtre à Paris sous l’Occupation. De 1976 à 1990, il a enseigné la littérature et la civilisation françaises à l’Université Libre de Berlin-Ouest. C’est dans ce cadre qu’il a invité Stéphane Hessel à Berlin en 1987. Nouant une forte amitié avec ce dernier, il participa au tournage du film Le diplomate en 1995 et est l’auteur de la biographie de référence Stéphane Hessel – Portrait d’un rebelle heureux (Autrement, 2012). Il a écrit des biographies, des romans, des contes radiophoniques pour enfants, mais aussi des pièces de théâtre en français, et la pièce bilingue L’Allemand sans peine. Critique littéraire dans les presses allemande et française, il a traduit des auteurs français comme Dominique Fernandez, Emmanuel Moses, Pierre Mertens. L’essentiel de son travail est consacré aux vies d’artistes émigrés en France et en Californie et, depuis des années, il s’est engagé pour la conservation de la mémoire des artistes et écrivains qui choisirent Sanary-sur-Mer comme lieu d’asile.

Entrée 3,50 € / Prix réduit 2,50 €
(Sur réservation)