On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours. On s'échauffe rarement en lisant : car alors on peut avoir le sens rassis. Mais quand un homme ardent et d'une imagination forte parle à des imaginations faibles, ses yeux sont en feu, et ce feu se communique ; ses tons, ses gestes, ébranlent tous les nerfs des auditeurs. Il crie : « Dieu vous regarde, sacrifiez ce qui n'est qu'humain ; combattez les combats du Seigneur » et on va combattre. Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. [...]
Voltaire extrait du Dictionnaire philosophique, 1764Nous avons le plaisir de vous présenter en collaboration avec le Bureau du livre de l'Ambassade de France
Recensement d’événements, noms de lieux, de personnes, d’œuvres et de mots qui, à tel ou tel moment, ont trouvé chez lui un écho émotionnel, retranscrit en vers ou en prose, Cœur chronique exprime, du début à la fin, ce qui nous tient : nos émotions et ce qui souvent les accompagnent, nos interrogations, auquel le travail du poète est de tendre parole. D’y tendre...
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Poète et documentariste, Éric Sarner vit à Berlin depuis le printemps 2012. Il est aussi l’auteur de récits de voyages comme La Passe du vent (Payot), Sur la Route 66, petites fictions d’Amérique (Hoebeke) et Un voyage en Algéries (Plon, 2012), ainsi que de recueils de poèmes dont Éblouissements de Chet Baker (La Passe du vent, 2010 ), Et comme emportés, on demeure (Dumerchez, 2008) et Ballade de Frankie (Le Castor Astral 2011).
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Riccardo Del Fra, né à Rome en 1956, commence sa carrière dans l’orchestre de la RAI puis contribue à plusieurs enregistrements de musiques de films, dont ceux de Federico Fellini, et collabore avec Ennio Morricone. Il accompagne certains jazzmen américains dont Art Farmer, Dizzy Gillespie, Tommy Flanagan, puis, à partir de 1979, Chet Baker, aussi bien lors de ses tournées internationales que de sessions d’enregistrements ou des prestations radiophoniques ou télévisuelles. Récompensé par le Grand Prix FNAC 1989, il reçoit également le prix de l’Académie du Jazz en 1994, le Djangodor du musicien confirmé en 2006 et le prix du musicien européen de l’Académie du Jazz en 2008. En 2009, il crée des pièces à la Cité de la Musique à Paris sous la direction de Susanna Mälkki. En 2011, il compose « My Chet, my Song » en hommage à Chet Baker lors du festival Jazz in Marciac et l’a re-présenté en octobre 2013 au club A-Trane à Berlin, ainsi que dans plusieurs villes d’Allemagne.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter pour les enfants à partir de 6 ans
L’Étonnant Voyage d’un flocon de neige de Bernadette
Le Bonhomme de pain d’épice et La Moufle de Jim Aylesworth
ainsi que l’histoire du Bon Père Nicolas...
Avec un goûter !
Enfant 1,50 €, adulte 3,50 €
(Sur inscription)
Nous avons le plaisir de vous présenter
En janvier 2012, alors qu’il travaille à un nouveau roman, Jean-Yves Cendrey se voit soudain affecté de troubles physiques aussi intenses que persistants qui l’obligent à abandonner l’ouvrage en cours. Tandis que les médecins demeurent impuissants à délivrer un diagnostic, l’écrivain, incarcéré dans un corps souffrant inédit, affronte l’angoisse de se voir irrémédiablement glisser vers le néant. Mais, au terme de maintes épreuves, il débusque son invisible agresseur, lequel n’est autre que notre univers saturé d’ondes électromagnétiques. Récit tétanisant d’une année de confiscation d’existence dans la vie d’un individu, ce témoignage d’intervention et de combat où Jean-Yves Cendrey convoque avec éclat la littérature enfin reconquise donne à comprendre, de l’intérieur, la nature profonde de la potentielle catastrophe sanitaire que favorise la complaisance des pouvoirs publics envers le lobby des ondes...
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Né en 1957 à Nevers, Jean-Yves Cendrey, après une vie nomade qu’il mena d’abord seul puis en famille, avec sa femme Marie NDiaye et ses enfants, vit actuellement à Berlin. Il a écrit pour le théâtre, la radio et le cinéma. Depuis 1988, ont paru une quinzaine d’ouvrages, pour l’essentiel aux éditions P.O.L puis aux éditions de L’Olivier. Ses trois derniers romans parus chez Actes Sud forment une trilogie berlinoise : Honecker 21 (2009), Mélancolie vandale (2012) et Schproum (2013).
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter
Longtemps après, lorsque les douleurs se seraient refermées, que les survivants raconteraient l’événement sans que l’émotion vînt leur nouer la gorge, certains jureraient avoir senti la veille une forte odeur de soufre dans l’atmosphère. D’autres diraient l’avoir humée depuis trois jours, sans toutefois y avoir prêté attention. Peut-être, allez savoir, l’odeur n’avait-elle existé que dans leur imagination, ou n’avait-elle pas été assez persistante pour qu’on s’en alarmât.
Avril 2009 : la terre tremble en Italie. Dans un village des Abruzzes, un couple mixte, Azaka et Mariagrazia, attend dans la joie l’arrivée de son premier bébé, sous le regard réprobateur des uns, opposés à la présence des étrangers dans la région, et la curiosité bienveillante des autres. Si les secousses tendent à exacerber les tensions, elles viennent rappeler à Azaka un épisode traumatisant de son enfance : un autre séisme, à l’autre bout du monde, pendant lequel il fut enseveli sous les décombres. L’histoire se répéterait-elle ? Où qu’il soit, doit-il redouter la colère de la Terre ? Des questions que pour l’heure il refuse de se poser : bientôt il sera père, le bonheur ne lui échappera pas…
Entre chronique au quotidien et commedia dell'arte, Ballade d’un amour inachevé revisite les séismes de L'Aquila et d'Haïti, auxquels l’auteur s’est retrouvé mêlé. Comme souvent chez Louis-Philippe Dalembert, l'humour et la force de vie dominent tout au long du roman.
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Louis-Philippe Dalembert est né à Port-au-Prince, Haïti. Depuis plus de vingt-cinq ans, il vit entre son pays natal, l’Italie et la France. Romancier, nouvelliste, poète et essayiste, il a publié notamment L’Autre Face de la mer (Prix RFO) et Noires blessures.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
am Samstag, den 14. September 2013 ab 17 Uhr sind Sie herzlich eingeladen mit uns das zehnjährige Bestehen der Buchhandlung Zadig zu feiern. Wir haben die Ehre Ihnen an diesem Tag ein besonderes Jubiläumsbuch vorzustellen und zu überreichen.
Der Eintritt ist frei!
Le samedi 14 septembre 2013 à partir de 17 h, la librairie Zadig a l’honneur de vous présenter et vous offrir le livre anniversaire de ses dix ans :
Straßenecken-Literatur
SP38 ; Marc Pouzol ; Oliver Rohe ; Mathieu Riboulet ; D.A.F. de Sade ; Volker Braun ; Alain Lance ; Éric Gilles ; Mawil ; Gilles Martin ; Alfred Döblin ; Florence Debray (Floh) ; Jean-Charles Massera ; Kent ; Michel Valensi ; Franck Pavloff.
Prose migrante
Wilfried N’Sondé ; Hélène Bezençon ; Dominique Brand ; Alban Lefranc ; Cécile Wajsbrot ; Jayrôme C. Robinet ; Guillaume Burnod ; Patrick Quérillacq ; Frédéric Moulin ; Alain Freudiger ; Éric Sarner ; Jean-Philippe Toussaint ; Jean-Philippe Toussaint & John Lambert.
Berlin psycho-imaginiste
Christian Prigent, Alain Jadot et le collectif DDR-Lyrik 1989 ; Diane Meur ; Louis-Philippe Dalembert ; Sabine Wespieser ; Patricia Farazzi ; Yannick Haenel.
Ce recueil exigeant de 141 pages se pose en héritier d’une longue lignée d’auteur(e)s ayant franchi la porte de ce centre du monde berlinois, le trottoir de Mitte, ce pavé du milieu où vous-même avez essaimé quelque chose, un ineffable désir de lire et de savoir.
Anthologie de nos dix ans d’attaches et gage d’odyssées futures, pour mille et un nouveaux rêves livresques à voir se concrétiser…
Tous dons d’une rose, une bouteille, une poignée de main sont bienvenus !
17 h : Mélinée, chanteuse mélancomique berlinoise, accompagnée de Samira Aly au violoncelle.
18 h : performance « 10 ans c’est long » par SP38, street-artist français de Berlin.
19 h : verre de l’amitié.
Entrée libre !
Nous avons le plaisir de vous annoncer en partenariat avec l’ilb, International Literaturfestival Berlin
Verre Cassé est le nom du vieil habitué d’un bar miteux de Brazzaville dont le nom « Le Crédit a voyagé » parle de lui-même. Jour après jour, des clients grotesques s’y rassemblent pour boire du vin de palme, deviser sur la vie et transformer le comptoir en un petit théâtre du monde. Alain Mabanckou, l’une des voix les plus originales d’Afrique, joue avec les clichés postcoloniaux de manière rabelaisienne, traitant ses personnages avec le respect et la prévention d’un marionnettiste.
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Né au Congo-Brazzaville en 1966, Alain Mabanckou enseigne la littérature francophone à l’université de Californie-Los Angeles. Poète et romancier, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Mémoires de porc-épic (prix Renaudot 2006), Lettre à Jimmy (2007), Demain j’aurai vingt ans (prix Georges Brassens 2010) et Lumières de Pointe-Noire (2013).
En 2005, Verre Cassé a remporté le prix Ouest-France/Étonnants Voyageurs, le prix des Cinq Continents de la Francophonie, le prix du livre RFO et a été finaliste du prix Renaudot.
Entrée 5 € / Tarif réduit 3,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer dans le cadre du cycle « Où va Berlin ? »
Berlin n’est plus aujourd’hui que le pôle sentimental d’un pèlerinage culturel alimenté par un folklore de la révolte et de la création. Jadis au cœur même de la guerre civile européenne qui a traversé la première partie du XXe siècle et qui y a laissé ses plus profondes blessures, Berlin est devenue l’avant-poste d’une capitulation généralisée à la fiction de l’individu autonome comme « forme abstraite toute prête », structure qui pourrait endosser tous les contenus. La subjectivité fictive a trouvé là l’environnement idéal aux épanchements festifs de son ego hypertrophié. C’est ici que la culture absolue, avec sa production d’événements interchangeables, a fini par se substituer entièrement à la densité politique du territoire, à ses contradictions, à ses oppositions latentes. L’ordre et l’obéissance s’y confondent alors avec la liberté et le chaos. Francesco Masci s’est embarqué sur cette « île », non pas pour explorer les mœurs et usages d’une nouvelle urbanité, mais pour entamer le deuil des promesses de liberté et d’émancipation de la tyrannie sociale faite à l’individu par la culture absolue.
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Francesco Masci est né en 1967 à Pérouse. Il étudie la philosophie en Allemagne et en Italie avant de s’installer à Paris en 1994, et écrit directement en français. Il a publié aux éditions Allia Entertainment ! Apologie de la domination (2011) et Superstitions (2005).

Gérard Berréby est né en 1950 à Thala (Tunisie). Auteur et préfacier, éditeur-culte issu des années 1980, il a fondé les éditions Allia en 1982, dont le catalogue éclectique et savant, situationniste et dérivant, a mis entre autres au goût du jour Louis Scutenaire et Giacomo Leopardi, ou des auteurs contemporains comme Grégoire Bouillier (Rapport sur moi, prix de Flore 2002) ou Valérie Mrejen (Eau sauvage, 2004 ; L'Agrume, 2001 ; Mon grand-père, 1999).
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
83 photographies en noir et blanc
Le Reichstag, la porte de Brandebourg, Unter den Linden, Potsdamer Platz, Alexanderplatz... Les photographies d’Alex Jordan laissent tout cela de côté et tentent plutôt de capter peu à peu le curieux climat, la drôle d’atmosphère qui imprègnent la capitale allemande. Photographies prises à Berlin au cours des quatre dernières décennies, avant et après la chute du Mur, elles suivent les affinités visuelles entre les objets, les comportements et les manières d’être de Berlin, de 1978 à 2012 — qu’ils fassent écho à un passé tout proche ou qu’ils paraissent anticiper les années dites « d’après ». Un travail de longue haleine en noir et blanc commencé avant la réunification et que les éditions Créaphis viennent de publier en exclusivité dans leur collection FOTO en mai 2013.
Celui qui est en mesure de découvrir l’absurde dans le quotidien se débrouille plus facilement. Car les choses sont rarement telles qu’elles se montrent à nous. Il reste toujours, dissimulé sous la surface, un message invisible au premier abord, qui émerge lorsqu’on y regarde de plus près. — Klaus Staeck (traduction française : Magali Tardivel-Lacombe)
Suivi d’un débat avec Alex Jordan et Stephan Weitzel en présence d’Olivier Gaudin (éditions Créaphis)
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Alex Jordan, né en 1947 est graphiste (Grapus, atelier Nous Travaillons Ensemble, AGI), photographe (le bar Floréal.photographie) et professeur de communication visuelle à la Kunsthochschule Berlin-Weissensee.
Klaus Staeck, né en 1938, graphiste et éditeur, a réalisé plus de 3000 expositions en Allemagne et à l’étranger. Il est président de l’Académie des Arts de l’Allemagne réunifiée depuis 2006.
Stephan Weitzel, né en 1970, est artiste visuel et auteur. Il a vécu de 1989 à 2007 à Paris, Londres, Norwich et Marseille, et vit à Berlin.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Tatiana, l’héroïne, est une jeune Mexicaine expatriée à Berlin. Son premier séjour, en 1986, lui avait donné à voir une ville traversée par le Mur. Des années plus tard, le Mur est tombé depuis longtemps et Tatiana part à la découverte des espaces en friche laissés par cette séparation. Elle travaille pour un historien, un certain Dr Weiss, qui a enregistré des dizaines d’heures de conférence solitaire sur l’histoire de la ville. Chargée de transcrire ces études, elle traversera en écoutant cette voix chevrotante les stations fantômes du métro berlinois et croisera le chemin de personnages étranges, se laissant entraîner sous terre et au-dessus des nuages, à la poursuite d’une Histoire enfouie et de mille autres choses...
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Fabienne Loodts est une artiste belge qui a choisi de s’installer à Berlin pour y réaliser l’adaptation du Livre des Nuages, où l’action se déroule. Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre, cette touche-à-tout pratique la gravure, a étudié le graphisme et réalisé de nombreuses illustrations pour des albums jeunesse, des magazines et des affiches.
Entrée libre
Nous avons le plaisir de vous présenter
Fleuriste, volaillère, tailleuse de pierre, médecin... Autant de portraits de femmes au travail, autant de devinettes d’Épinal. L’auteur présente vingt métiers, plus ou moins connus, exercés par des femmes et pose vingt devinettes. La fillette de chacune de ces femmes se cache dans l’image, se dissimulant dans les traits des gravures, et a perdu l’un de ses jouets, venu se mêler aux outils de la travailleuse... Retrouver leur trace, en voilà un beau gage de fête des Mères !
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Gabriele Sparwasser a grandi en Allemagne où elle a commencé un apprentissage en taille de pierres après l’obtention de son baccalauréat. Ensuite, elle est partie vivre à Paris où elle a intégré les Beaux-Arts. Depuis elle pratique le dessin, et s’est découvert une passion pour la gravure. Où sont passées les filles ? est son premier livre.
Avec un goûter et une invitée surprise !
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter
Donner à manger à ceux qui ont faim, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, loger les pèlerins, visiter les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts : tels sont les impératifs moraux édictés par l’Église sous le nom d’œuvres de miséricorde, que Le Caravage a illustrés dans un tableau conservé à Naples, et dont tous ceux nés en culture chrétienne sont imprégnés, même s’ils ne les connaissent pas. Ces injonctions morales sont ici mises à l’épreuve de l’expérience – réelle ou imaginaire.
« Il m’a fallu comprendre comment le Corps Allemand, majuscules à l’appui, après être entré à trois reprises dans la vie française par effraction (1870, 1914, 1939), continue à façonner certains aspects de notre existence d’héritiers de cette histoire. Chemin faisant, j’ai tenté d’y voir un peu plus clair dans les violences que les hommes s’infligent – historiques, guerrières, sociales, individuelles, sexuelles, massivement subies mais de temps à autre, aussi, consenties –, dont l’art et la sexualité sont le reflet et parfois la splendide, indépassable, bienheureuse expression, et de les lier du fil de cet impératif de miséricorde qui fonde notre culpabilité pour être, de tout temps et en tous lieux, battu en brèche. »
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Mathieu Riboulet est né en 1960 en région parisienne. Après des études de cinéma et lettres modernes à Paris III, il réalise pendant une dizaine d’années des films de fiction et documentaires autoproduits en vidéo, puis il se consacre à l’écriture. Il vit et travaille à Paris et dans la Creuse.
Lecture organisée en partenariat avec le Bureau du livre de l’Ambassade de France en Allemagne
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Tout le monde connaît aujourd’hui Stéphane Hessel, résistant, diplomate français et auteur du pamphlet Indignez-vous !
Manfred Flügge, qui le côtoie depuis presque 30 ans, vient d’écrire la toute première biographie de ce personnage hors du commun : Stéphane Hessel – Portrait d’un rebelle heureux (Éditions Autrement, octobre 2012).
Mais il faut aussi se souvenir de ses parents, l’écrivain et traducteur Franz Hessel et la journaliste de mode Helen Hessel – les personnages de la véritable histoire de Jules et Jim – avec leur ami, le collectionneur d’art et romancier Henri-Pierre Roché, bien sûr.
Originaires de Berlin, la France est devenue aussi pour les parents de Stéphane Hessel et pour son frère Ulrich un recours et un refuge. Ce refuge, bien des intellectuels allemands l’ont cherché en France dans les années 1930 et l’ont trouvé pour un temps à Sanary-sur-Mer, ville où est mort Franz Hessel en 1941, et qui fut rebaptisée « capitale de la littérature allemande en exil ». Aujourd’hui, la commune, qui a redécouvert cette histoire oubliée dans l’après-guerre, joue elle aussi un rôle important dans la consolidation des relations franco-allemandes.
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Manfred Flügge, auteur de nombreux livres, vit à Berlin depuis presque 40 ans. Né au Danemark, il a passé son enfance dans la Ruhr et fait des études à Münster et à Lille. Il a écrit sa thèse de doctorat sur le théâtre à Paris sous l’Occupation. De 1976 à 1990, il a enseigné la littérature et la civilisation françaises à l’Université Libre de Berlin-Ouest. C’est dans ce cadre qu’il a invité Stéphane Hessel à Berlin en 1987. En 1995, il a participé au tournage du film Le diplomate. Il a écrit des biographies, des romans, des contes radiophoniques pour enfants, mais aussi des pièces de théâtre en français, et la pièce bilingue L’Allemand sans peine. Critique littéraire dans les presses allemande et française, il a traduit des auteurs français comme Dominique Fernandez, Emmanuel Moses, Pierre Mertens. L’essentiel de son travail est consacré aux vies d’artistes émigrés en France et en Californie, et depuis des années, il s’est engagé pour la conservation de la mémoire des artistes et écrivains qui choisirent Sanary-sur-Mer comme lieu d’asile.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter dans le cadre du Tandem Paris Berlin organisé à l’occasion des 25 ans d’amitié entre les villes de Paris et Berlin
Institut Français Berlin
Kurfürstendamm 211
10719 Berlin
Une table ronde pluridisciplinaire en compagnie de :
Éric Sarner (poète et réalisateur)
Wilfried N’Sondé (romancier et musicien)
Philippe Braz (dramaturge, nouvelliste et poète)
Brigitte Athéa (dramaturge, metteur en scène)
Rencontre animée par Patrick Suel (librairie Zadig)
suivie d’un concert de folk-slam par Wilfried et Serge N’Sondé.
Discussion en français avec traduction simultanée.
Sous l’intitulé Diaspora littéraire : « ÉCRIRE / BERLIN » ("écrire à / écrire de / écrire sur… Berlin"), le Bureau du livre et l’Institut français vous proposent deux soirées-rencontres les 22 et 27 novembre 2012. Elles réuniront pour chacune quatre auteurs français vivant à Berlin, qui discuteront de leur rapport à la ville, des raisons qui les ont poussés à venir y habiter, de son influence sur leur travail d’écrivain, de la manière dont elle répond ou non à leurs fantasmes, du terreau littéraire qu’elle constitue...
Entrée libre !
Nous avons le plaisir de vous présenter
pour faire un poème
j’ai rien qu’une langue
qu’une vie
qu’une pensée
qu’une mémoire
pour faire un poème
j’ai rien
Ernst Jandl

Les poèmes « délabrés » de Jandl grondent d’une violence sourde. Comme s’il fallait aller au bout d’un certain épuisement du langage quotidien pour faire dire à une « bad poetry » frustrée de toute esthétisation sublimée, l’usure du corps, l’écrasement de l’idée d’homme, les marques du vieillissement et des blessures, l’inadéquation des langues à la diction des vies, l’exil de chacun dans sa propre existence, l’étrangéité de tous au monde et à eux-mêmes. D’où l’alliance, dans ces textes, d’un baroque macabre et d’une jubilation clownesque, d’une verve comique et d’une sorte de désespoir ontologique. Il n’y a pas grand-chose de semblable dans la poésie française. — Christian Prigent
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Christian Prigent est né en Bretagne en 1945. Poète, essayiste, romancier et performer, il vit actuellement en Bretagne, après de longs séjours à Rome et à Berlin. Il a fondé en 1969 et dirigé jusqu’en 1993 la revue TXT et publié, essentiellement chez POL, des ouvrages de poésie ou de critique littéraire. En 1993, avec la parution Écrit au couteau qui fera date, il entend « débarrasser la poésie de tout ce qui n’est pas essentiellement la poésie » et retrouver « la poésie lorsqu’elle est exigence de trouver un langage ».
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Alain Jadot est né en 1947 à Aubervilliers. Poète et traducteur multidisciplinaire, il se distingue à Berlin dès 1967 sous les drapeaux et depuis y performe encore, adressant des messages chiffrés à la République des lettres multipolaire – d’où les tenues blanches qu’il arbore – et portant dans de nombreux cercles et à de nombreux titres le chapeau. Auteur de Kreuz und Quer, édition Sirène/Berlin-Kreuzberg (ostteil), et éditeur de fameux livres-objets.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
L’auteur imagine la cérémonie d’anniversaire du cinéaste Rainer Werner Fassbinder, à la fin de sa vie, en 1982. Il a 37 ans, l’action se déroule à Munich, ville où il est né. Dans cette séquence où Fassbinder est spectateur de sa propre fête, on remonte le fil du temps. Des premiers tournages à la fresque Berlin Alexanderplatz, d’un amour pour ses comédiennes Hannah Schygulla et Ingrid Caven à la volonté de mener une expérience frénétique jusqu’au bout, dans la vie et dans l’art. Écrire sur Fassbinder est pour Alban Lefranc avoir quelque chose à dire de l’Allemagne après 1945, du terrorisme de la bande à Baader des années 1970 aux déroutes politiques d’aujourd’hui. Mais aussi dévoiler un monde d’images radicales et brûlantes du siècle passé dont son œuvre se fait un écho lucide.
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Alban Lefranc, né en avril 1975 à Caen, vit à Paris après avoir longtemps vécu en Allemagne (Berlin, Dresde, Bonn). Fondateur en 2002 de la revue franco-allemande La mer gelée, traducteur de Peter Weiss, il collabore aussi à de nombreuses revues (Inculte, CCP, Le Quartanier, Carbone, Rue Saint Ambroise...). Après un premier récit, La vraie vie (Hache, 2002), ses trois premiers romans Attaques sur le chemin, le soir, dans la neige (Le Quartanier, 2005) Des foules, des bouches, des armes (Melville/Léo Scheer, 2006) et Vous n’étiez pas là (Verticales, 2009) constituent une trilogie sur l’Allemagne qui a fait l’objet d’une traduction en Allemagne sous le titre Angriffe. Fassbinder, Vesper, Nico chez Blumenbar Verlag en 2008 (traduction de Katja Roloff).
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
en hommage à l’automne au jardin et au Graphic Novel Day de Berlin nous avons le plaisir de vous convier
Loin des lieux figurants dans les dépliants touristiques, et pourtant aux abords même de Louxor, Golo et sa compagne Dibou habitent depuis plus de dix ans dans le village de Gournah. Ils ont assisté, démunis, à sa destruction inéluctable quand tout le monde soupçonnait l’existence de projets immobiliers pharaoniques portés par des gens proches du pouvoir... Dans ce récit de l’impuissance des individus face à la logique financière de l’État, c’est aussi et surtout leur amour profond pour l’Égypte et son peuple fascinant que Dibou et Golo racontent avec tendresse, émotion et joie de vivre.
Trilogie culte sur trois solitaires un peu dépressifs dans une petite ville de province pour lesquels Camille Jourdy ne cache pas son ironique tendresse, Rosalie Blum est aussi la rencontre inattendue de trois personnages dont les modes de vie diffèrent : Vincent qui envisage après trente ans de couper le cordon ombilical, Rosalie qui ne cesse de noyer un passé noir et douloureux dans l’alcool et Aude qui se laisse aller aux hasards de la vie. Cette rencontre les aidera-t-elle à vaincre leurs démons ?
Prix RTL 2009.
Prix révélation Festival d’Angoulême 2010.
Entrée libre
Nous avons le plaisir de vous présenter
Derrière la fenêtre d’une barre d’immeubles, Rosa Maria rêve de soleil, d’amour, de calme… et de quitter la cité des 6000, où elle vit avec sa famille. En attendant ce grand jour, elle pleure son frère aîné retrouvé mort derrière le parking du supermarché, évite les coups de son père quand elle rentre trop tard, cache sa féminité tardivement naissante sous des vêtements informes, et soupire en cachette pour le beau Jason qui ne la voit pas. Un incident avec la police provoque une émeute dans le quartier, qui précipite les destins des personnages… Face à l’absence d’espoir et d’avenir, aux jugements hâtifs et à l’exclusion sociale ou raciale, ce généreux roman d’apprentissage, tout en dialogues vifs et en énergie narrative, donne la parole et le pouvoir à la candeur, la sincérité, la volonté.
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Wilfried N'Sondé est né en 1968 à Brazzaville et a émigré en banlieue parisienne avec sa famille en 1973. Titulaire d’une maîtrise de sciences politiques, il vit à Berlin depuis les années 1990 où il exerce les activités de travailleur social et de musicien. Remarqué par Hans-Christoph Buch pour un premier recueil de nouvelles, il est l’auteur de trois romans chez Actes Sud dont le très remarqué Le Cœur des enfants léopards (2007, prix des Cinq Continents de la francophonie et prix Senghor de la création littéraire ; Babel n° 1001), Le Silence des esprits (2010) et Fleur de béton (2012). Il est cosignataire du Manifeste pour une « littérature-monde » en français, plaidoyer de la nouvelle génération des francophonies.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter en partenariat avec la Fondation Genshagen
« À l'aube du second jour, quand soudain les buildings de Coca montent, perpendiculaires à la surface du fleuve, c'est un autre homme qui sort des bois, c'est un homme hors de lui, c'est un meurtrier en puissance.
Le soleil se lève, il ricoche contre les façades de verre et d'acier, irise les nappes d'hydrocarbures moirées arc-en-ciel qui auréolent les eaux, et les plaques de métal taillées en triangle qui festonnent le bordé de la pirogue, rutilant dans la lumière, dessinent une mâchoire ouverte. »
Ce livre part d'une ambition à la fois simple et folle : raconter la construction d'un pont suspendu quelque part dans une Californie imaginaire à partir des destins croisés d'une dizaine d'hommes et femmes, tous employés du gigantesque chantier.
Un roman-fleuve, « à l'américaine », qui brasse des sensations et des rêves, des paysages et des machines, des plans de carrière et des classes sociales, des corps de métiers et des corps tout court.
Naissance d’un pont a reçu le prix Franz Hessel 2010 et vient de paraître en avril 2012 chez Suhrkamp Verlag sous le titre Die Brücke von Coca.
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Maylis de Kerangal est l’auteur de quatre romans aux Éditions Verticales, dont Je marche sous un ciel de traîne (2000), La vie voyageuse (2003), Corniche Kennedy ainsi que d’un recueil de nouvelles, Ni fleurs ni couronnes (« Minimales », 2006) et du court texte Tangente vers l'est (« Minimales », 2012).
Aux Éditions Naïve, elle a conçu une fiction en hommage à Kate Bush et Blondie, Dans les rapides (2007). Elle est par ailleurs membre de la revue Inculte.
Naissance d’un pont a été couronné par le prix Médicis en 2010.
Lecture en français et en allemand organisée en partenariat avec la Fondation Genshagen/Institut de Berlin-Brandebourg pour la coopération franco-allemande en Europe de Genshagen.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
en présence de Gilles Martin, fondateur de la librairie-maison d’édition Aden, et d’Alain Jadot, artiste-traducteur et homme de spectacle berlinois, ainsi que de Ralf Tauchmann, interprète de Brassens en allemand, et du street-artist SP38 qui réalisera une sérigraphie durant l’événement.
Georges Brassens, auteur, dit le Petit Larousse, « de chansons poétiques, pleines de verve et de non-conformisme ». Ce portrait pèche par défaut. En effet, Brassens libertaire dévoile la face sombre du troubadour : un Brassens plus politique et radical. On lira ici les chroniques souvent virulentes que le jeune Brassens, encore inconnu, avait confiées sous un pseudonyme à un hebdomadaire anarchiste bien connu. Il y clame sans fard son dégoût de la société, de l’hypocrisie et des asservissements de toutes sortes (les gendarmes, l’armée, l’argent, la religion, la politique...). Un livre indispensable pour contrer le Brassens gentiment policé que la société de consommation essaie de nous vendre.
Marc Wilmet enseigne la linguistique à l’université de Bruxelles et dans plusieurs universités étrangères. Ses travaux lui ont valu de nombreuses distinctions scientifiques. Ayant retrouvé les articles dont Brassens et ses familiers s’étaient plu à brouiller les pistes, il les accompagne d’une étude thématique et stylistique embrassant le journaliste, l’écrivain et le poète.
Ralf Tauchmann, traducteur et interprète de Georges Brassens né en Saxe-Anhalt en 1960, a grandi sans aucun contact avec le monde francophone. Après des cours de français au lycée, il découvre la Chanson pour l’Auvergnat dans une version interprétée par Juliette Gréco et n’a de cesse de déchiffrer le contenu de chansons résumé au dos de pochettes de disques. Son livre Der starke Tobak des Monsieur Brassens 2: Ruhmesposaunen / La Muse insolente de Georges Brassens tome 2 : Trompettes de la renommée, est paru en novembre 2011 aux éditions NachLese Radebeul qu’il a fondées.
Inspirées du nom de la ville du Yémen dont il est question dans l’ouvrage de Pierre Gascar, Rimbaud et la Commune, les éditions Aden de Bruxelles publient des essais dans le domaine des sciences sociales et politiques ainsi que l’étude des médias : contre-histoires, pensées politiques à contre-courant, témoignages, décryptage des religions. Aden publie également de la littérature et des ouvrages orientés vers l’image ou le graphisme. C’est une maison francophone d’exception, remarquée pour sa charte graphique efficace et un fonds de plus de cent titres signés d’auteurs comme Noam Chomsky, Naomi Klein, Jean Bricmont, Malcolm X, Nico Hirtt, Anne Morelli, Eric Hobsbawm ou Éric Toussaint.
Lecture réalisée avec le soutien de Wallonie Bruxelles International
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
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Les Places respectives, sur un mode grave et très subtil, parle de cette société de la gâterie, pour reprendre le paradigme de Sloterdijk, où le confort et l’abondance mettent en scène les individus/bulles autonomes et mutuellement impénétrables. On y suit les tribulations urbaines de deux personnages, Akim et Mika, mais qu’on ne s’y trompe pas : leur nom en miroir n’est pas une référence romantique au doppelgänger ; au contraire, l’absence de liens, même souterrains, est le thème du roman. De fait, dans notre monde qui vend — c’est le mythe hypermoderne de la communication — rien n’apparaîtra plus triste, à la longue, que les errances de ses acteurs qui n’ont rien à échanger.
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Alain Freudiger, né en 1977, vit et travaille à Lausanne. Outre deux romans, Bujard et Panchaud ou Les Faux-Consommateurs (2007) et Les Places respectives (2011), tous deux parus aux éditions Castagniééé, ses écrits comprennent poèmes, nouvelles, chroniques, ainsi que de nombreux articles pour la revue de cinéma Décadrages. Son travail l'a également amené à collaborer avec des musiciens, notamment au sein du trio de poésie électroacoustique Des Cendres.
Cet événement bénéficie du soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
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Dans une civilisation antique imaginaire, mais qui éveille en nous un curieux sentiment de familiarité, le scribe Asral se voit chargé de produire une copie neuve des lois. Grâce aux questions naïves de son garde Ordjéneb, il s’avise bientôt que la langue sacrée qu’il transcrit est vieillie et que la vraie fidélité à l’esprit du texte consisterait à le reformuler, afin qu’il soit à nouveau compris tel qu’il avait été pensé quatre ou cinq siècles plus tôt.
Peu à peu, cependant, le doute s’installe. Qui était Anouher, législateur mythique dont on a presque fait un dieu ? Ces lois qui soumettent à un contrôle de chaque instant la vie publique, les relations privées et jusqu’au corps des femmes, sont-elles toutes de sa main ? Et Asral a-t-il plus de chances de le savoir un jour que de se faire aimer de Djinnet, un jeune chanteur du faubourg des vanniers ?
C’est tout le talent de Diane Meur que de nous faire réfléchir aux grandes questions de la religion et de nos systèmes politiques par le biais de ce récit haletant, où souffle un vent de liberté jubilatoire et contagieux. Nous suivons Asral dans sa quête, et Ordjéneb dans sa progressive initiation, avec le même plaisir que nous voyons se déliter l’un après l’autre les traditions et les rituels de cet ordre social rigide. Les suivrons-nous jusqu’au bout ? Ou préférerons-nous retomber en proie à la fascination du mythe, comme ces archéologues prussiens que nous découvrons, vers 1840, en train d’exhumer les premiers vestiges de la ville disparue ?
Entre drame et satire, roman d’amour et fable rationaliste un peu folle, se trouve ici campé un univers qu’on quitte à regret, et qui ne dépaysera pas trop les lecteurs de La Vie de Mardochée et des Vivants et les Ombres.
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Diane Meur, née en 1970 à Bruxelles, est installée à Paris depuis 1987 et réside temporairement à Berlin. Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure, diplômée en littérature comparée et en socio-histoire de la littérature, elle est aujourd’hui traductrice (Erich Auerbach, Martin Buber, Robert Musil, Jan Assmann…) et romancière. « Les Vivants et les ombres » (« Die Lebenden und die Geister », Nagel & Kimche 2009) lui a valu le prix Rossel et le prix du roman historique de Blois. « Les Villes de la plaine » est le quatrième de ses romans, tous publiés chez Sabine Wespieser Editeur.
Rencontre suivie d’un débat en allemand et en français
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
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Hélène, le personnage principal, « la petite Française », est une jeune femme qui a séjourné à Berlin dans les années 1970. Elle y avait de nombreux amis : le couple qui l’a hébergée, une fille délurée du monde « alternatif », un garçon de l’Est contraint de renseigner la Stasi. Devenue professeur d’université aux États-Unis, elle est invitée en 2009 dans la capitale allemande pour fêter les vingt ans de la chute du Mur. Elle rencontre David, un journaliste envoyé pour couvrir l’événement. Tous deux remontent alors sur les traces de leur passé berlinois : elle, durant son séjour d’adolescente, y a vécu un terrible drame ; lui est à la recherche de sa famille juive victime du nazisme. Leurs destins finiront par se confondre de manière inattendue et émouvante. Au-delà de l’intrigue, le livre interroge le passé, les questions d’identité, et témoigne de certaines barrières invisibles, tout aussi insupportables qu’un mur, qui s’érigent tout au long d’une vie.
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Homme de radio et journaliste reconnu, Bernard Thomasson est rédacteur en chef adjoint à France info, où il éclaire quotidiennement l’actualité avec de nombreux invités et reportages. Auteur d’un recueil de nouvelles (Je voulais vous donner des nouvelles, éditions Odile Jacob, 2009), Ma petite Française est son premier roman.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
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Volker Braun est né en 1939 à Dresde (Allemagne) et vit actuellement à Berlin. À cause de son attitude frondeuse, il travaille trois ans dans une mine de lignite, avant de pouvoir suivre des études de philosophie. Il devient ensuite dramaturge au Berliner Ensemble. Auteur dramatique et poète, il a aussi publié des essais, des nouvelles et des romans, dont Le Roman de Hinze et Kunze (Métailié). En 2000, il a reçu le prix Georg-Büchner pour l’ensemble de son oeuvre. Depuis 2006, il est directeur de la section littérature de l’Académie des arts de Berlin.
Alain Lance est né en 1939 à Bonsecours près de Rouen. Après avoir enseigné le français et l’allemand, il a dirigé des instituts culturels français en Allemagne, puis a été directeur de la Maison des écrivains de 1995 à 2004. Il a publié Distrait du désastre (1995) - prix Tristan Tzara 1996, Temps criblé, (2000) - prix Apollinaire 2001. Son livre de mémoires Longtemps l’Allemagne est paru aux éditions Tarabuste en 2009.
Jean-Paul Barbe, né à Nantes en 1939, est professeur émérite de langue, littérature et civilisation des pays germaniques à l’université de Nantes.
www.loreilleduloup.blogspot.com
Extrait vidéo de la lecture
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter en collaboration avec l’association Yedd

(...)
« C’est à Hambourg qu’il est parti
Dans le cri violent des sirènes
Parmi les ombres incertaines
Le long des quais noyés de pluie
C’est à Hambourg, à Santiago
À White Chapel ou Bornéo
C’est à Hambourg, à Santiago
À Rotterdam ou à Frisco
C’est à Hambourg, un soir de pluie
Quand les navires quittent leur fer
Pour s’en retourner à la mer
Sur le port il s’est enfuit »
De son vrai nom Mohamed Benmebkhout, Hamid Skif est né à Oran le 21 mars 1951 et décédé à Hambourg le 18 mars 2011. Acteur majeur de la scène poétique d’après l’Indépendance algérienne, il fut lié au maître Jean Sénac (auteur en 1971 de la fameuse Anthologie de la jeune poésie algérienne dans laquelle Skif était cité) par lequel il s’initia très jeune aux poètes de la revue maghrébine Souffles comme aux jeunes poètes contestataires soviétiques ou à ceux de la Beat Generation.
Dans les années soixante-dix, il anima des récitals poétiques où se rencontrèrent pour la première fois depuis l’Indépendance des poètes d’expressions française et arabe. Il fut ainsi le premier à évoquer la poésie tunisienne en un temps où le Maghreb littéraire était méconnu et à élaborer, en 1979, une anthologie de poètes algériens en langue espagnole. Dans le courant des années quatre-vingt-dix, il innova en publiant sur Internet des livres entiers chez l’éditeur en ligne « 00h00 », ce qui, à l’orée des années 2000, lui permit de conserver les faveurs de l’édition algéroise.
Installé à Hambourg en 1997 après un séjour de quatre mois au Heinrich Böll Haus, il anima par la suite des lectures et des conférences en Allemagne, Autriche ou France. Titulaire d’une bourse du Pen Club allemand dans le cadre du programme Écrivains en exil, il publia en 2006 La Géographie du danger aux éditions Naïve, qui reçut le prix de l’Association des écrivains de langue française en septembre 2007 et fit l’objet d’une lecture à la librairie Zadig le 12 juillet 2008.
Une lecture d’extraits du texte d’Hamid Skif « Le Lézard » publié dans l’anthologie Nouvelles d’Algérie (coédition Magellan & Cie / Éd. APIC, 2009) sera suivie d’une évocation de l’auteur par Ursula Günther, épouse d’Hamid Skif, et Marion Beckhäuser, photographe et amie de la famille, dont les vues d’Algérie orneront nos murs à cette occasion tout le mois d’octobre.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
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L’exposition Villon bei zadig montre une sélection de dessins de petits formats issue d’une série exécutée à l’encre et à la trame mécanique autour des textes du poète « paléo-punk » François Villon (1431-1463), textes extraits du Lais, du Testament, et des Ballades. Loin de l’imagerie sombre ou graveleuse dont témoignent parfois les illustrations de Villon, Jean-François Desserre a choisi de ne pas « illustrer » les vers mais de leur associer des images simples qu’il a lui-même glanées au cours de ballades mentales inspirées par le texte. Le lien entre les deux prendra parfois le caractère de l’évidence ou, au contraire, il se révèlera parfois beaucoup plus ténu, voire mystérieux. C’est dans cet « écart » irrésolu qui rappelle les « trous » (ou les « blancs ») dans la biographie de Villon (disparu très tôt sans laisser de traces) que l’artiste invite le spectateur à créer sa propre ballade visuelle.
Jean-François Desserre, né en 1970, vit et travaille à Berlin depuis 2006. Dessinateur de BD (il adapte actuellement Le Double, un roman de Dostoïevski), il développe également une recherche plastique centrée essentiellement sur la pratique du dessin qu’il montre dans différents lieux d’exposition et galeries d’art contemporain sous forme de wall drawings ou de dessins autonomes. Titulaire d’un doctorat en science de l’art obtenu en 2008 à l’université d’Aix-en-Provence, après avoir effectué un cursus en histoire de l’art et archéologie à l’université Paul Valéry de Montpellier et une formation de graphiste dans les écoles des beaux-arts de Cambrai et de Cergy-Pontoise, il a obtenu en 2009 le prix de thèse de l’université de Provence et va publier prochainement sa recherche sur les enjeux et les perspectives de l’image peinte dans la création contemporaine aux éditions Flammarion. Il anime depuis 2002 avec Manuel Fadat la revue de recherche et de création consacrée à l’art contemporain Los flamencos no comen, désormais bilingue français/allemand, diffusée en France ainsi que dans certains lieux berlinois comme la librairie Zadig.
Entrée libre aux heures d’ouverture de la librairie
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Deux hommes s’affrontent quelque part dans la jungle africaine. Laurent Kala, le Blanc, pris de folie furieuse, est sur le point de tuer Mamad, son domestique noir... Comment les deux hommes en sont-ils arrivés là ?
Issu d’une famille nombreuse, Mamad n’a pas connu son père. Pour faire vivre la famille, sa mère vend des fripes sur les marchés. L’école est loin : chaque jour Mamad parcourt des kilomètres à pied, l’estomac vide. Cacher à ses camarades de classe sa situation précaire, maîtriser les nausées qui lui tordent l’estomac… tel est son combat quotidien. Grâce à son exceptionnelle mémoire, Mamad a peut-être une issue : décrocher une bourse, faire des études, trouver un emploi et mettre la famille à l’abri. S’il échoue, il lui restera la solution de tous les désespérés de la terre : fuir son pays vers un avenir meilleur.
Laurent Kala, Français expatrié, travaille pour une ONG. Il a grandi dans le XIVe arrondissement. Il a perdu son père alors qu’il avait dix ans, tué lors d’une manifestation de protestation contre l’assassinat de Martin Luther King. Son père était particulièrement attentif à la cause des Noirs, ce qui a toujours intrigué Laurent. Comment le fils de cet humaniste a-t-il bien pu se transformer en bête féroce et sanguinaire ?
À la fois grave et tendre, et non sans humour, le roman de Louis-Philippe Dalembert dresse des portraits émouvants d’hommes et de femmes accrochés à leur humanité, au milieu des relents de racisme et de colonialisme engendrés parfois par la présence à l’étranger d’expatriés occidentaux.
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Né le 8 décembre 1962 à Port-au-Prince (Haïti), Louis-Philippe Dalembert a vécu une dizaine d’années à Paris, où il a réalisé ses études universitaires et exercé la profession de journaliste. Grand voyageur (Amériques du Nord et du Sud, Caraïbes, Afrique du Nord et Afrique noire, Moyen-Orient, Europe), il est diplômé de l’École normale supérieure de Port-au-Prince et auteur d’une thèse de doctorat en littérature comparée sur l’écrivain cubain Alejo Carpentier (université de Paris III-Sorbonne Nouvelle). Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en 1994-1995, il effectue un bref retour au pays natal en 1996, puis séjourne plusieurs mois dans les Andes. Détenteur d’une bourse de résidence UNESCO-Aschberg, il séjourne longuement à Jérusalem, d’où il visite Israël, la Palestine, l’Égypte, la Jordanie. Son œuvre est fortement marquée par les thématiques du vagabondage, de l’enfance et l’Ancien Testament. Il réside à Berlin depuis un an au titre de la bourse du DAAD (Deutscher Akademischer Austausch Dienst).
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter en collaboration avec l’association Yedd
Premier novembre 1954, l’Algérie s’embrase. En tant que ministre de l’Intérieur, François Mitterrand se retrouve au cœur de la tourmente. Pas question pour lui, ni d’ailleurs pour la majeure partie de la classe politique, d’envisager l’indépendance de ces départements français. Il tente en revanche d’imposer des réformes sociales. Devenu ministre de la Justice du gouvernement socialiste de Guy Mollet, il reste un homme d’ordre, fidèle à la politique répressive qui s’installe. La guillotine en devient une des armes. Quand François Mitterrand quitte la place Vendôme à la fin du mois de mai 1957, quarante-cinq condamnés à mort ont été guillotinés en seize mois. Comment celui qui, vingt-cinq ans plus tard, abolira la peine de mort peut-il accepter l’exécution des militants algériens ? Comment expliquer le silence autour de cet épisode noir de la carrière du futur président de la République ? Ce livre montre que François Mitterrand n’a pas été au rendez-vous de la décolonisation algérienne. Nourri de documents et de témoignages inédits, il est le fruit d’un long et méticuleux travail mené par un journaliste et un historien. Évoquant cette période plusieurs décennies plus tard, le président fera cet aveu : « J’ai commis au moins une faute dans ma vie, celle-là. »
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Benjamin Stora, né en 1950 à Constantine, est professeur d’histoire du Maghreb contemporain à l’INALCO et professeur des universités. Spécialiste de l’histoire de cette Algérie où il est né, il est l’auteur de nombreux livres et documentaires sur le sujet. Ses recherches portent sur l’histoire du Maghreb contemporain, l’Algérie coloniale et l’immigration en France. Il est notamment l’auteur aux Éditions La Découverte de Histoire de l’Algérie coloniale 1830–1954 (coll. « Repères », 2004), Histoire de la guerre d’Algérie 1954–1962 (coll. « Repères », nouvelle édition 2004), et de La gangrène et l’oubli (2005). Chercheur internationalement reconnu, il a su faire avancer la recherche sur la guerre d’Algérie en utilisant les sources orales et visuelles, là où les archives écrites n’étaient pas toujours accessibles. Il vient de publier dans cet esprit Algérie 1954–1962. Lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre aux éditions des Arènes en 2010.

Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter
Die Kuh vom Giosch hat einen Silberblick.
La vacca dil Giosch mira tschèc.
La vache au Giosch a une coquetterie dans l'oeil.
Un été à l’alpage, à l’Alp Stavonas au pied du Piz Sezner dans la Surselva aux Grisons, c’est ce que nous dépeint, avec toutes ses contradictions, ce récit détaillé. Les protagonistes en sont le personnel de l’alpage, donc le maître fromager ou armailli, son adjoint et deux bouèbes, mais également les visiteurs, indigènes et touristes, qui montent de la vallée et, bien sûr, les bêtes, la nourriture, le vent et le temps qu’il fait. Le berger qui vole en parapente suffit pourtant déjà à nous indiquer que le monde moderne a fait son entrée sur la scène alpestre. Nous apprenons des faits connus mais aussi des choses surprenantes et choquantes. Une autre façon, pour ceux qui seraient encore des néophytes, de se faire une idée précise d’un monde traditionnel qui n’est pas à l’abri des pressions extérieures... L’auteur ayant signé les deux versions de l’ouvrage, écrites en allemand et en romanche (sursilvan), le texte n’en a pas moins conservé dans chaque version la sonorité propre à chacune des langues dans laquelle il est écrit.
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Arno Camenisch, né en 1978 à Tavanasa, dans les Grisons, où il a fait ses études primaires et secondaires, est l’un des rares jeunes auteurs de langue romanche à traiter des mêmes thèmes traditionnels de la littérature rhétoromane que ses prédécesseurs et à les placer dans une nouvelle perspective aux niveaux de la langue et du contenu. Auteur de prose, de poésie et d’essais, il écrit en allemand et en sursilvan (une des langues rhétoromanes). Ayant terminé un bachelor à l’Institut littéraire suisse de Bienne où il réside, il a beaucoup voyagé en Europe, en Australie, en Asie et en Amérique latine.

Née en 1987 à Genève, Camille Luscher, traductrice de Sez Ner vit aujourd’hui à Lausanne où elle étudie le français et l’allemand à la Faculté des lettres. Elle a séjourné quelque temps à Berlin où elle retourne régulièrement. Outre une collaboration avec le Festival de littérature de Loèche-les-Bains, elle a eu en 2009 l’occasion de participer au stage de traduction de Nord-Sud-Passage lors duquel elle a traduit des récits courts de Christine Pfammatter. Elle poursuit ses études dans le cadre d’un master en traduction à l’Institut littéraire suisse de Bienne.
Fondées en 1976, les Éditions d’en bas publient des ouvrages qui témoignent de la face cachée de la Suisse, et plus particulièrement de ce qui s’y vit « en bas », à l’envers du décor. Ces livres précèdent, accompagnent, traduisent et diffusent les idées des luttes et mouvements sociaux. Pour mieux saisir ce réel particulier, les Éditions d’en bas s’associent volontiers avec des acteurs de l’évolution et du changement des mentalités, telles que les organisations syndicales, non gouvernementales ou associatives. Essais et dossiers historiques, sociologiques et politiques, témoignages, récits de vie, textes littéraires, traductions, les livres des Éditions d’en bas explorent le champ du social à partir des marges de l’histoire, de la politique et de la société. De destinées enfouies dans l’ombre de l’oubli et des thématiques délaissées, elles font émerger des voix singulières et originales.
Sez Ner a été traduit par Camille Luscher en collaboration avec Marion Graf aux Éditions d’en bas, Lausanne, 2010 (trilingue français, allemand, sursilvan). Un nouveau titre d’Arno Camenisch traduit par Camille Luscher, Hinter dem Bahnhof, est à paraître en français à l’automne 2011.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter à l’occasion des 25 ans des Éditions de l’éclat
Vie imaginaire d’Abraham Aboulafia est une postface à L’épître des sept voies, traduction française d’une œuvre d’Abraham Aboulafia, cabaliste juif du XIIIe siècle, parue pour la première fois aux Éditions de l’éclat en 1985, qui fit l’objet d’une réédition en 2008.
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Les Éditions de l’éclat, qui fêtent cette année leurs 25 ans, ont à leur actif un quart de siècle d’édition disparate, entre philosophie et littérature, livres et lybers, tirant les cartes de l’imaginaire vers les territoires de la pensée et vice-versa.
Michel Valensi, leur directeur, a su imposer un style à l’image du nom de sa maison, ses publications reflétant divers centres d’intérêt : en philosophie, des ouvrages relatifs essentiellement au pragmatisme et à la philosophie morale, à la philosophie analytique, à la philosophie du langage, à la philosophie grecque présocratique et aux différentes mystiques, ainsi qu’à l’histoire, la théologie et la littérature hébraïque. Mais aussi des ouvrages de réflexion libre sur la société actuelle, ainsi que des récits contemporains, qu’ils soient en français ou traduits de l’allemand, l’espagnol, l’italien, l’arabe ou l’hébreu.
Patricia Farazzi, photographe, traductrice et écrivain, a publié plusieurs récits aux Éditions de l’éclat dont La vie obscure (1999) à partir du personnage de Carlo Michelstaedter. Elle y codirige la collection « philosophie imaginaire » dans laquelle elle a traduit la plupart des livres de Giorgio Colli et notamment le livre de Sergio Bettini : Venise. Naissance d’une ville. Elle a obtenu en 2003 le prix de la Traduction du Ministère italien des Affaires étrangères pour sa traduction du livre d’Arnaldo Momigliano : Contributions à l’histoire du judaïsme. Son dernier livre, L’Archipel vertical, a fait l’objet d’une lecture à la librairie Zadig en novembre 2007.
www.lyber-eclat.net
www.patriciafarazzi.net
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter
« Si vous abordez ces pages en quête de vérités que vous croyez déjà connaître ; si vous espérez être conforté dans votre vision orientaliste, ou rassuré quant à vos préjugés anti-Arabes ; si vous vous attendez à entendre l'incessante berceuse du conflit des civilisations, mieux vaut ne pas poursuivre. Car je ferai dans ce livre tout ce qui est en mon pouvoir pour vous "décevoir" ».
C'est en ces termes que Joumana Haddad s'adresse au lecteur occidental avant de lui expliquer comment elle et ses semblables peuvent être des femmes libres dans un monde arabe pourtant ravagé par le despotisme et l'obscurantisme. Mêlant témoignage personnel, méditations, poèmes, elle raconte d'abord ses premiers émois, lectrice toute jeune encore du marquis de Sade, puis son expérience d'adolescente qui grandit dans une ville en guerre, Beyrouth, puis de jeune femme écrivant de la poésie libertine, enfin de femme de quarante ans qui édite le premier magazine érotique en langue arabe.
Tuer Schéhérazade, c'est à la fois vivre et penser en femme libre, en femme arabe et libre, comme il en existe tant... qu'on s'interdit de voir et d'entendre.
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Joumana Haddad est née en 1970 à Beyrouth. Elle dirige les pages culturelles du quotidien An-Nahar, ainsi que le magazine JASAD (Corps) qu'elle a fondé en 2009. Journaliste et traductrice polyglotte, elle a interviewé de grands écrivains comme Umberto Eco, Wole Soyinka, Paul Auster, José Saramago, Mario Vargas Llosa. Poétesse, elle a publié cinq recueils dont certains ont été traduits dans les principales langues européennes.
Nous n'avons pas l'habitude de lire dans le monde arabe une poésie aussi nue que celle de Joumana Haddad. […] Joumana Haddad prend la poésie au pied de la lettre, ou pour être précis, au pied de l'arbre, car elle évoque le désir, désir féminin, avec ses échancrures, son mystère, ses tempêtes et ses brûlures. — Tahar Ben Jelloun
Dans ce livre courageux, Joumana Haddad rompt avec le tabou de la société arabe, selon lequel la femme doit se taire. Shéhérazade doit mourir, pour parler, pour raconter son histoire, pour devenir humaine. — Elfriede Jelinek
Manifestation organisée en partenariat avec les éditions Hans Schiler (Berlin/Tübingen)
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter
Jean, titi parigot noir, vit seul avec sa mère dans une studette de l’« Onu », ainsi que le préado et ses amis ont baptisé la rue du Faubourg Saint-Denis où grouille une faune de toutes origines. La mère, Brigitte, est une ancienne sans-papiers qui travaille comme femme de ménage pour subvenir à leurs besoins. Parmi ses employeurs, deux hommes se disputent aux yeux de Jean la place du père africain mort à sa naissance : M’sieu Kahn, anarchiste juif, grognon et généreux, et Djibril, pâtissier algérien au parler précieux. Mais la vedette de l’histoire est Ma’ame Bouchereau, vieille bigote solitaire et raciste en mal de petits-enfants, qui vit terrée dans son deux-pièces où elle ne reçoit la visite que de Jean, de Brigitte – sa bonne à tout faire – et de son médecin traitant. En plus de ne pas supporter les Arabes, Ma’ame Bouchereau ne s’entend pas avec M’sieu Kahn, son voisin de palier. Ce qui n’arrange pas l’affaire de Jean, obligé de faire le grand écart entre les deux vieillards. Alors qu’il prend progressivement conscience des notions de citoyenneté, de racisme, de justice sociale et de religion, le décès de Ma’ame Bouchereau durant la canicule de l’été 2003 vient confronter brutalement Jean avec l’idée de la mort… et du sens de la vie. Rue du Faubourg Saint-Denis rend un hommage vibrant et délibéré à la Vie devant soi de Romain Gary.
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Né le 8 décembre 1962 à Port-au-Prince (Haïti), Louis-Philippe Dalembert a vécu une dizaine d’années à Paris, où il a réalisé ses études universitaires et exercé la profession de journaliste. Grand voyageur (Amériques du Nord et du Sud, Caraïbes, Afrique du Nord et Afrique noire, Moyen-Orient, Europe), il est diplômé de l’École normale supérieure de Port-au-Prince et auteur d’une thèse de doctorat en littérature comparée sur l’écrivain cubain Alejo Carpentier (université de Paris III-Sorbonne Nouvelle). Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en 1994-1995, il effectue un bref retour au pays natal en 1996, puis séjourne plusieurs mois dans les Andes. Détenteur d’une bourse de résidence UNESCO-Aschberg, il séjourne longuement à Jérusalem, d’où il visite Israël, la Palestine, l’Égypte, la Jordanie. Son œuvre est fortement marquée par les thématiques du vagabondage, de l’enfance et l’Ancien Testament. Il réside aujourd’hui à Berlin.
Myriam Louviot est docteur en littérature comparée, auteure d’une thèse sur l’hybridité dans les littératures postcoloniales. Passionnée de voyages, elle a visité de nombreux pays dont l’Inde, le Togo ou la Mauritanie. Elle a également vécu 3 ans à Dakar où elle a enseigné au collège et animé des ateliers d’écriture. Depuis 2008, elle vit de nouveau à Berlin où elle donne des cours de français pour adultes.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter dans le cadre de la 4e édition du Mois européen de la Photographie à Berlin

Avec « Schrottographie II », Fred Kojder, né en 1969 à Paris, se lance sur les traces de la civilisation moderne, ses restes et ses ruines. Le monde qu’il découvre à travers son objectif est un nouvel univers, où l’homme ne semble plus avoir sa place – débris de voiture dans un buisson, restes de jouet dans le sable, carcasses de bateau dans la vase. Avec ce focus particulier, Kojder nous montre l’autodestruction de l’humanité, au bord de l’abîme. C’est une métaphore de la génération actuelle, une génération des crises économiques et catastrophes naturelles dans un monde toujours plus déshumanisé.
Fred Kojder met l’accent dans sa photographie sur la matière et son abstraction, à travers laquelle il révèle au spectateur la beauté de ce qui n’est pas beau. Il se concentre sur des détails disgracieux, exagère les contrastes et met ainsi en
lumière notre côté sombre. Ainsi naît une topographie des ruines de notre civilisation, qui continue d’exister dans une nature défigurée.
Après « Ce qu’il reste – Was übrig bleibt », lors du 3e Mois européen de la Photographie, « Schrottographie II » marque la poursuite de la collaboration entre le photographe français Fred Kojder, le collectif dieahnung et la librairie Zadig.
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4. Europäischer Monat der Fotografie
Fred Kojder „Schrottographie II“
16.10. – 27.11. 2010
Mit „Schrottographie II“ begibt sich Fred Kojder, geboren 1969 in Paris, auf die Spuren der modernen Zivilisation, ihrer Überreste und Ruinen. Die Welt, die er durch sein Objektiv entdeckt, ist ein Universum, in dem der Mensch keinen Platz mehr zu haben scheint: Autotrümmer im Gebüsch, Spielzeugreste im Sand, Schiffsleichen im Sumpf. Mit seinem speziellen Fokus zeigt uns Kojder die Selbstzerstörung und Abgründigkeit des Menschen. Seine Bilder sind Metapher für eine nach Wirtschaftskrisen und Umweltkatastrophen stetig entmenschlichtere Welt.
Hauptaugenmerk legt Kojder in seiner Fotografie auf die Materie und ihre Abstraktion. So gelingt es ihm, dem Betrachter die Schönheit des Nichtschönen aufzuzeigen. Er konzentriert sich auf ungraziöse Details, übertreibt deren Kontraste und offenbart uns somit unsere dunkle Seite. Auf diese Weise entsteht die Topographie der Trümmer einer in der von uns verfremdeten Natur weiter existierenden Zivilisation.
Nach „Ce qu’il reste – Was übrig bleibt“ beim 3. Europäischen Monat der Fotografie ist „Schrottographie II“ die Fortsetzung der Zusammenarbeit zwischen dem französischen Fotografen Fred Kojder, dem Kollektivum dieahnung und der Zadig Buchhandlung.

Nous avons le plaisir de vous annoncer à l’occasion des 7 ans de la librairie
Je m'exhumerai du caveau
Pour saluer sous les bravos...
C'est pas demain la veille, bon Dieu !,
De mes adieux.
(Trompe-la-mort)
Doch ist mein Haar unterm Toupet
Kohlrabenschwarz wie eh und je.
Ich fühl mich morgen noch zu wohl
Für ein Lebwohl...
(Trompe-la-mort – Dem Tod ein Schnippchen)
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Ralf Tauchmann est né à Bernbourg en Saxe-Anhalt en 1960 et a grandi sans aucun contact avec le monde francophone. Son père était ouvrier traceur dans la construction de ponts métalliques. Après des cours de français au lycée, il découvre la CHANSON POUR L'AUVERGNAT dans une version interprétée par Juliette Gréco, et n’a de cesse de déchiffrer le contenu de chansons résumé au dos des pochettes de disques d’Yves Montand, Guy Béart ou Charles Aznavour. Durant son service militaire à Basdorf il découvre le sens de l’expression « La tombe buissonnière » dans la chanson LE TESTAMENT et c’est le déclic, alors qu’il ignore que Basdorf était précisément l’endroit où Georges Brassens avait composé ses premières chansons durant son Service du Travail Obligatoire en Allemagne.
Il prolonge par la suite l’investigation en empruntant à la bibliothèque de Leipzig un recueil bilingue de Brassens publié en RFA par Nino Erné en 1967. Trouvant Brassens fort politique au regard de la doctrine qui régnait en RDA, il a la surprise de voir que ce livre traduit échappait à cette règle, tant par son contenu que par sa classification dans les rayons. Éprouvant des difficultés administratives pour se produire sur scène, il commence alors à entreprendre à sa manière l'adaptation des textes et prend des leçons de chant parallèlement à son travail de traducteur technique. Début 1989, alors qu’il traduit les contes retrouvés de Guillaume Apollinaire pour Aufbau Verlag, la RDA s’écroule. Il met en ligne dès 2000 un site consacré à ses adaptations de Brassens qui commence à le faire connaître, tout en redoublant d’activité musicale. Après divers récitals en Allemagne de l'Ouest et à Berlin, il apprend que Basdorf commémore Brassens et anime sa première soirée au festival Brassens in Basdorf où il fait la connaissance de René Iskin, Pierre Onténiente, et rencontre d'autres traducteurs et interprètes d'autres pays.
Le premier volume de ce recueil (228 pages, 18 €) sous-titré « Les chansons des débuts », qui inaugure une publication chronologique en trois volumes, a obtenu l’autorisation de parution de Warner Chappell Music France en 2010.
Sur une idée de Marion Schuster et Jürgen Günther
Présentation d’Alain Jadot
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Dans la cour de l'espace MMX
(autrement dit le carré de jardin qui jouxte Zadig)
142–143 Linienstrasse
Suivant le modèle d’Eloisa Cartonera, coopérative de micro-édition de Buenos Aires née de la crise argentine de 2001, le collectif PapperLaPapp vous offrira chez nous la possibilité de produire votre propre livre sur la base de textes de poètes contemporains berlinois, reliés entre deux bouts de cartons, sur des tables posées dans la rue.
Les textes seront photocopiés sur du papier recyclé, assemblés à l’aide d’une agrafeuse et collés dans leur couverture cartonnée, illustrée, décorée par vous, ce qui fera de chaque exemplaire un exemplaire unique.
Participants : Ludovic Bablon, Ricardo Domeneck, Odile Kennel, Tom Bresemann et SP38.
Une lecture des textes sera faite en allemand, français, portugais… Les initiateurs du projet PapperLaPapp, Timo Berger et Navarro Millet vous raconteront la genèse de ce beau projet qui s’est répandu dans le monde entier.
Faites-en partie, joignez-vous à nous, dehors, si l’été est généreux, en cas de pluie dans le passage vers l’arrière-cour de la librairie. Bien sûr, vous pouvez apporter votre propre texte que vous aurez photocopié en amont. Les matériaux seront fournis, vous pouvez cependant apporter vos revues à découper préférées, votre crayon favori, etc.
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Am 10. Juli veranstalten der Kartonbuchverlag « PapperLaPapp » und die Buchhandlung Zadig einen Workshop im Freien
Der 2001 während der Argentinien-Krise in Buenos Aires entstandene Verlag Eloisa Cartonera hat das Berliner Kollektiv PapperLaPapp zu einem Kartonbuchverlag inspiriert. Am 10. Juli haben Sie die einmalige Gelegenheit, Ihr eigenes Kartonbuch mit PapperLaPapp und der Buchhandlung Zadig herzustellen!
Die Texte zeitgenössischer Berliner Poeten werden auf Recyclingpapier fotokopiert, getackert und in einen Kartonumschlag geklebt, den Sie dann selbst mit Papier und Farben gestalten können. Jedes Buch wird so zum Unikat.
Wir laden alle Interessierten ein, Hand anzulegen und gemeinsam mit den Dichterinnen und Dichtern Ludovic Bablon, Ricardo Domeneck, Odile Kennel und Tom Bresemann, dem Künstler SP38 sowie den Initatioren von PapperLaPapp Ausias Navarro Millet und Timo Berger Kartonbücher zu fertigen. Wir werden im Laufe des Workshops auch über die Entstehung dieses Projektes in Argentinien aufklären, und die anwesenden Dichterinnen und Dichter werden Kostproben ihrer Werke auf Deutsch, Französisch und Portugiesisch geben.
Bei Sonnenschein gestalten wir im Freien, bei Regen in der Durchfahrt neben der Buchhandlung. Wir stellen alle benötigten Materialien bereit, aber selbstverständlich können Sie auch Ihre eigenen kopierten Texte, Zeitschriften und Zeitungsausschnitte oder Ihren Lieblingsstift mitbringen.
Participation aux frais 4 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Paula Trousseau veut être peintre, elle ne veut que cela.
La petite fille terrorisée par son père va trouver la force de s'opposer à lui d'abord, puis à son mari. Elle luttera pour exister, pour disposer de son corps, puis pour faire des études aux Beaux-Arts. Elle en paiera le prix : elle renoncera à son premier enfant. Paula se cuirasse contre ses sentiments, elle se construit contre les hommes, qu'elle n'hésitera pas à utiliser pour réaliser son rêve : peindre comme elle le veut, dans une Allemagne de l'Est où il est dangereux de s'éloigner des canons du réalisme socialiste.
Traduit de l'allemand par Nicole Bary
Paula T. est un roman monochrome d'une vigueur étonnante [...] qui peut être lu de façons différentes : aussi bien comme le psychodrame d'une femme endurcie par toutes les déceptions et les blessures qu'elle a endurées que comme le chant du cygne de la RDA et de sa conception petite-bourgeoise de l'art. — Neue Zürcher Zeitung
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Né en 1944 en Silésie (aujourd'hui en Pologne), Christoph Hein a grandi près de Leipzig. Fils de pasteur, privé d'accès à un établissement secondaire en RDA, il a fréquenté un lycée ouest-berlinois avant la construction du Mur, en 1961. Après avoir exercé divers métiers, il entreprend des études de philosophie à Berlin et à Leipzig, puis il devient homme de théâtre et vit exclusivement de l'écriture à partir de 1979. Son récit L'Ami étranger, publié en RDA en 1982 et un an plus tard en RFA sous un autre titre (Drachenblut), lui vaut son premier grand succès littéraire. Christoph Hein est aussi traducteur de Racine et de Molière. La plupart de ses œuvres sont parues en français aux éditions Métailié.
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter en collaboration avec l’Ambassade du Royaume du Maroc
Siham Bouhlal est née en 1966 à Casablanca dans une famille originaire de Fès. Titulaire d’un doctorat en littérature de l’université Paris-Sorbonne et médiéviste, elle se consacre à la traduction de textes médiévaux (Le livre de brocart ou La société raffinée de Bagdad au Xe siècle, Gallimard 2004 ; L’art du commensal - Boire dans la culture arabe classique, Actes Sud, 2009), et de poésies arabes classiques et modernes. Son premier recueil de poésie, Poèmes bleus, est paru aux éditions Tarabuste en février 2005. Suivirent Songes d’une nuit berbère ou la Tombe d’épines (2007), Corps lumière (2008) et Mort à vif (mai 2010), tous trois parus aux éditions Al Manar. Princesse Amazigh, paru fin 2009 chez le même éditeur, est son premier récit tissé de souvenirs d’enfance, de réflexions sur l’amour, la religion et les rapports hommes/femmes, et dans lequel les références à la culture arabe ancienne et aux textes d’auteurs occidentaux sont nombreuses.
Tournées vers la Méditerranée et le Maghreb, les éditions Al Manar de Paris mêlent l’art à la poésie et au texte court. Dans la retenue et le lyrisme, chaque livre tente d’abolir les frontières entre les pays, les cultures, les sensibilités. Elles ont été créées dans le sillage de la Galerie Al Manar de Casablanca fondée par le cinéaste Souheil Ben Barka en 1985 et dirigée par la suite par le couple germano-français Christine et Alain Gorius.
"Zweisprachige Liebe - Poesie aus dem Maghreb" est une manifestation organisée dans le cadre du Poesiefestival de la Literaturwerkstatt de Berlin.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter pour les 5-10 ans
et
Guillaume Burnod est né en 1975 à Vénissieux. Après des études de lettres et sciences sociales, il a été enseignant de SES en région parisienne. Installé à Berlin depuis 2008, il écrit des nouvelles, des livres pour enfants, des pièces de théatre, et collabore à des documentaires.
Avec un goûter !
Enfant 2,50 €, adulte 3,50 €
(Sur inscription)
Nous avons le plaisir de vous présenter
Après le succès hexagonal de We Are La France, montage de textes de J.-C. Massera mis en scène par Benoît Lambert en 2009, We Are l'Europe a été conçu à la fois comme un livre et une pièce de théâtre mettant en discussion nos espoirs, préjugés et déceptions à l’heure de l’Europe mondialisée. Parmi les débatteurs/protagonistes de cette oeuvre, on trouve des nostalgiques, des indécis, des blasés, des technophiles, des beaufs, des ultra-modérés, des super-positifs, des qui essayent de faire avec... Et de quoi causent-ils ? D’abstractions concrètes, autrement dit de grands idéaux ramenés à l’échelle de l’achat d’une cuisine équipée, de la pratique du roller, de la crise financière ou du port du string…
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Jean-Charles Massera, né en 1965, vit et travaille entre Paris et Berlin. Il est l'auteur de fictions et de drames sociopolitiques, agricoles ou urbains, de pièces radiophoniques, d’essais sur l’art et le cinéma et de projets d’affichages dans l’espace public. Il est une des figures les plus singulières de la scène artistique et littéraire française depuis la parution de ses trois premiers textes France guide de l'utilisateur (P.O.L., 1998), Amour, gloire et CAC 40 (P.O.L., 1999) et United Emmerdements of New Order (P.O.L., 2002) dont la marque de fabrique est l'usage du franglais comme métaphore de la globalisation anglo-saxonne et un art consommé du titre. Son premier recueil de nouvelles A cauchemar is born est paru en mars 2007 aux éditions Verticales. Il vient de faire paraître Le Guide du démocrate, "ouvrage sur la démocratie vue par ceux et celles qui la vivent" coécrit avec Eric Arlix aux éditions Nouvelles Lignes.
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Dans le cadre de « L’école de Stéphanie » cycle de conférence au Kunst-Werke Berlin, J.-C. Massera présentera le 2 mai 2010 à 15h00 Alles Klar 1 und 2 (Die Debatte) (pièces de théâtre filmées réalisées en 2002 sur invitation de Thomas Hirschhorn en tant que projet satellite du Bataille Monument présenté à la Documenta XI).
KW e.V. - INSTITUTE FOR CONTEMPORARY ART
Auguststr. 69
D-10117 Berlin
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Terrorisé par un contrôle de police sur les quais de la gare de Lyon, Clovis Nzila vient de sauter dans un train de banlieue. Sans-papiers, clandestin, il s'assied au hasard d'un wagon surchauffé et tente de maîtriser sa peur. Face à lui, une femme l'observe, accepte en retour ses regards indiscrets, ne semble pas effrayée par sa triste apparence. Attentive, elle engage la conversation, perçoit le désespoir de ce jeune Africain... Ensemble, ils vont plonger sans retenue dans un mirage, convaincus de renaître des cendres du passé.
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Wilfried N'Sondé est né en 1968 à Brazzaville et a émigré en banlieue parisienne avec sa famille en 1973. Titulaire d'une maîtrise de sciences politiques, il vit à Berlin depuis les années 1990 où il exerce les activités de travailleur social et de musicien. Remarqué par Hans-Christoph Buch pour un premier recueil de nouvelles, il fait paraître chez Actes Sud en février 2007 son premier roman, Le Cœur des enfants léopards, qui a reçu le prix des Cinq Continents de la francophonie et le prix Senghor de la création littéraire. Il est co-signataire du Manifeste pour une « littérature-monde » en français, plaidoyer de la nouvelle génération des francophonies.
Entrée 3,50 € / Tarif réduit 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter dans le cadre du Printemps des poètes Berlin 2010 et sur une proposition de Catherine Launay
Cosima Weiter et Marcello Silvio Busato se sont rencontrés lors d’un concert donné par Marcello il y a plusieurs années. Cette rencontre a donné lieu a une première collaboration pour le spectacle Funkhaus créé à Genève en 2009. Aujourd’hui ils revisitent ensemble les textes poétiques de Cosima auxquels les interventions de Marcello donnent une nouvelle tonalité, un rythme inédit.
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Poète sonore, Cosima Weiter est née à Lyon en 1973. Après des études littéraires, elle suit une formation de composition électroacoustique à l’ENM de Villeurbanne dans la classe de Bernard Fort. Elle développe dans le même temps un travail de poésie sonore dans lequel elle mêle son fixé et voix livrée en direct. Elle fait partie de la revue BoXon depuis 2001. Elle écrit en français et en allemand, inventant un langage à mi-chemin entre ses deux langues de prédilection. En tant que poète sonore elle donne régulièrement lecture de ses travaux en France et en Suisse. Aujourd’hui, elle vit et travaille à Genève et à Berlin.
Musicien, né à Milan en 1977, Marcello Silvio Busato a étudié à l’école de lutherie Antonio Stradivari de Crémone. Il vit et travaille depuis 2002 à Berlin où il développe un travail d’interprète et de compositeur dans le champ des musiques improvisées. Il collabore avec divers musiciens de diverses nationalités de la scène expérimentale européenne. Il s’intéresse particulièrement à la musique écrite et s’attache à la pratique de la composition. En tant que musicien, il collabore aussi dans diverses disciplines telles que la danse et la performance. Ces dernières années, il a notamment collaboré avec des musiciens tels que Chris Abrahams, Leonid Soybelmann, Andrea Ermke, Axel Dörner, Burkhard Stangl, Margareth Kammerer, Christoph Kurzmann, Burkhard Beins, Ignaz Schick, Jan Roder, Thomas Charbonnel ou Antoine Chessex.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
À New York, la giga-techno-cité, après un incident électrique, 3 circuits imprimés entreprennent de liquider 3 symboles de glamour, gloire et beauté. Helen Smith, l'héritière suicidaire, réalisera-t-elle ses rêves de mort grâce à l'implant bionique ? La joueuse Sarah Cohen survivra-t-elle à sa rencontre hyper-pas-fun avec les industries du Réel ? Et Frida Bauer, l'imbattable championne de tennis, gagnera-t-elle son ultime combat contre le Maître de la Lumière Noire ?
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Né en 1977, auteur de Perfection (L'amourier, 2000), Tandis qu'Il sera sans parfum (L'amourier, 2002), Histoire du jeune homme bouleversé en marche vers la totalité du réel (Hache, 2003), Scènes de la vie occidentale (Le Quartanier Hogarth Press II, 2005), Bomb Bunker Buster, avec Anne-Valérie Gasc (Images en manoeuvre, 2007), New York. Trois machines d'amour à mort (Les petits matins, 2010), Ludovic Bablon vit à Berlin.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Vingt ans après la chute du mur de Berlin, la République Fédérale d’Allemagne, qui encaisse aujourd’hui le choc économique le plus violent depuis l’après-guerre, a choisi son avenir politique pour les quatre prochaines années en reconduisant Angela Merkel à la tête du gouvernement. Le pays qui ne se lasse pas de tirer les leçons de son passé nazi et garde les cicatrices de l’implacable RDA reste une démocratie exemplaire. Son économie sociale de marché devient pour la France un modèle de société, au moment où certains Allemands la remettent en cause. Malgré la récession qui l’a minée, la première puissance exportatrice au monde jusqu’en 2008 ne relance-t-elle pas déjà sa prodigieuse machine industrielle ?
Nourri de reportages sur le terrain, de rencontres et d’une observation minutieuse de l’actualité, L’Allemagne au pied du mur permet de mieux comprendre les défis que la chancelière va devoir relever.
Envoyé spécial permanent de Radio France en Allemagne depuis 2006, Bertrand Gallicher vit et travaille à Berlin. Journaliste depuis 1982, il a été pendant dix ans présentateur à l’antenne de France Info, puis a suivi l’actualité internationale pendant six ans à travers des reportages sur tous les continents.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer en partenariat avec la Stiftung-Genshagen
Manuel de terrorisme à l’usage des débutants, ce livre, agrémenté d’une cinquantaine d’illustrations, renseignera utilement l’amateur de savoir-vivre et, si nécessaire, de savoir-mourir. Pour éclairer sa lanterne – comme Virgilio, un apprenti artificier des îles Caraïbes –, il profitera des dix leçons de sagesse d’un maître en ces matières explosives.
« Écrit dans un style caricaturant le XVIIIe siècle, ce texte reprend les clichés d’une sorte de Bildungsroman à la sauce jeux vidéo. Agrémenté de merveilleux dessins d’une précision encyclopédique, on croit effectivement atteindre le meilleur des mondes ! Jusqu’à ce que ne restent plus que le prêtre, et le bréviaire, et un gros singe se grattant la tête et la verge en même temps... Jouissif et cynique. » (extrait de la chronique littéraire de The Fake Magazine)
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Mathias Énard est né en 1972 à Niort. Après des études d’arabe et de persan ponctuées de longs séjours au Moyen-Orient, il s’installe en 2000 à Barcelone où il anime plusieurs revues culturelles. Il participe également au comité de rédaction de la revue Inculte. Pensionnaire de la Villa Médicis en 2005-2006, il enseigne aujourd’hui l’arabe à l’université de Barcelone. Traducteur du persan et de l'arabe, il a écrit, outre le Bréviaire des artificiers illustré par Pierre Marquès, trois romans chez Actes Sud : La perfection du tir (2003, Prix des cinq continents de la francophonie), Remonter l’Orénoque (2005) et le très remarqué Zone en 2007 (Prix Décembre et Prix Candide 2008, puis Prix du Livre Inter 2009). En 2009 est paru Mangée, mangée ! - Un conte balkanique et terrifique chez Actes Sud Junior, également illustré par Pierre Marquès.
Pierre Marquès, peintre, graphiste et illustrateur né à Béziers en 1970, a à son actif de nombreuses expositions et performances. Il vit et travaille à Barcelone.
Lecture en français organisée en partenariat avec la fondation Stiftung-Genshagen / Institut de Berlin-Brandebourg pour la coopération franco-allemande en Europe de Genshagen.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Longtemps l’Allemagne n’est ni une autobiographie, ni une autoanalyse mais un état des lieux multiples étiré dans le temps et l’espace où les scènes, les noms, les anecdotes et les rencontres se croisent, se font écho, librement, légèrement avec la pudeur et la fantaisie qui sont la marque de l’auteur. Sorte de mémoires d’un siècle par l'un des témoins majeurs de la scène des lettres est-allemandes en France, Longtemps l’Allemagne, paru aux éditions Tarabuste en 2007, a bénéficié d’une nouvelle édition revue et augmentée en juin 2009.
Alain Lance, poète et traducteur, est né le 18 décembre 1939 à Bonsecours, près de Rouen. Après avoir enseigné le français en Iran et l’allemand à Paris, il a dirigé des instituts culturels français en Allemagne (Francfort-sur-le-Main et Sarrebruck) puis a été directeur de la Maison des écrivains de 1995 à 2004. À partir de Les gens perdus deviennent fragiles (1970), il a publié une dizaine de livres de poésie dont Distrait du désastre aux éditions Ulysse fin de siècle en 1995 (Prix Tristan Tzara, 1996) et, en 2000, un choix de ses poèmes sur plus de trois décennies, Temps criblé, aux éditions Le Temps qu’il fait (Prix Apollinaire 2001).
Il a également traduit de l’allemand, souvent en coopération avec Renate Lance-Otterbein, plusieurs récits et essais de Christa Wolf, des livres de poèmes et de prose ainsi que des pièces de théâtre de Volker Braun et trois romans d'Ingo Schulze. Co-auteur de plusieurs anthologies consacrées à la poésie française, iranienne et hongroise, il est membre, depuis 1970, du comité de rédaction de la revue Action poétique et, depuis 2005, du comité de la revue Europe. Il a dirigé le domaine allemand des éditions Alinéa de 1985 à 1988. Membre correspondant de l’Académie des Arts de Saxe, il a reçu en 2006 le Deka-Bank-Preis du Literaturhaus Frankfurt qui récompense une personnalité étrangère ayant contribué à promouvoir la littérature allemande dans son pays.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter
Avec une projection précédant la lecture du court métrage « L'Interview » (1986) de Sylvain Roumette avec Maurice Garrel et Nico (durée 11 minutes)
Ni hagiographie, ni descente en flammes, Vous n’étiez pas là détourne le genre biographique pour passer outre
les images d’Épinal associées à la chanteuse Nico (1938-1988) : cover-girl précoce, demi-mondaine dans La Dolce vita, égérie des films de Warhol, femme fatale du Velvet Underground, maîtresse d’une poignée de célébrités et increvable junkie bien au-delà des années 70. Apostrophant son héroïne sur un ton tendre et grinçant, Alban Lefranc s’approprie les tendances à l’affabulation de Nico, tord ici et là le bâton des faits et finit par la mentir vraie. Partant de ce rapport décalé, elliptique et dissonant, il l’exhume des ruines du IIIe Reich, la confronte à l’absence d’un père, autopsie les zones d’ombre de son ascension fulgurante, remet en perspective ses frères de chaos. Ôtant un à un les masques d’une intériorité mouvante pour réinventer quelques-unes de ses vies possibles.
Alban Lefranc, né en avril 1975 à Caen, vit entre Paris et Berlin. Fondateur en 2002 de la revue franco-allemande La mer gelée, traducteur de Peter Weiss, il collabore aussi à de nombreuses revues (Inculte, CCP, Le Quartanier, Carbone, Rue Saint Ambroise...). Après un premier récit, La vraie vie (Hache, 2002), il débute avec Attaques sur le chemin, le soir, dans la neige (Le Quartanier, 2005, autour du cinéaste allemand Fassbinder) une trilogie sur l’Allemagne qui se poursuit avec Des foules, des bouches, des armes (Melville/Léo Scheer, 2006, autour de la Fraction Armée Rouge) et dont Vous n’étiez pas là constitue le dernier volet. Elle a fait l’objet d’une traduction/parution en Allemagne sous le titre Angriffe. Fassbinder, Vesper, Nico chez Blumenbar Verlag en 2008 (traduction de Katja Roloff).
« L'Interview », film méconnu de Sylvain Roumette avec Maurice Garrel et Nico remet en question les mécanismes classiques de l’interview et son caractère faussement naturel. Faisant vaciller les frontières entre le dit et le non-dit, il met au centre du dispositif Nico en une sorte de pythie annonçant à l’interviewé (Maurice Garrel) sa propre mort. En interprète privilégiée et autoproclamée de l’inconscient de celui-ci, elle déroule sous ses réponses (déjà étranges) des réponses plus étranges encore. Un parallèle peut être ainsi fait avec le livre d’Alban Lefranc, qui, cherchant à percer la surface des petits faits vrais pieusement empilés sur Nico, constitue une remise en cause radicale des mécanismes classiques de la biographie hagiographique. Dans Vous n’étiez pas là, c’est au tour de Nico d’être l’interviewée, la destinataire ultime de questions auxquelles elle ne répondra jamais.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Le mur de Berlin est tombé il y a vingt ans. Que reste-t-il aujourd’hui de ce symbole du rideau de fer ? Entre fascination morbide et attachement à ses restes épars, comment se situer face à cet espace emblématique ? De novembre 2006 à janvier 2007, la cinéaste suisse Dominique de Rivaz a suivi à pied le tracé originel du mur de Berlin, au long de ses 155 kilomètres. Elle en ramène des photographies qui révèlent les traces du mur, évidentes ou suggérées, à travers l’espace urbain et la campagne berlinoise. En thématisant la fragmentation et la disparition, la photographe montre que le mur, vingt ans après sa chute, est à la fois absent et présent dans la ville et le regard de ses habitants.
Dominique de Rivaz a compris qu’il n’importait pas de photographier des fragments du mur, ni même simplement ses ruines, mais ses traces. Le caractère oppressant des murs est restitué par la pluie, la boue, la neige, la glace. Les marques, comme des cicatrices, traversent les champs, les routes, les maisons. Invisible, ou seulement rappelé, le mur fut tranchant, jusqu’à ce que des tags rendent vivant le ciment mort ; il s’étire par tronçons, puis se coude brusquement pour toujours maintenir un bon angle de tir sur le fugitif. — (Jean Roudaut, préface)
Dominique de Rivaz, née en 1953 à Zurich, vit et travaille à Berne et à Berlin. Assistante de réalisation d’Alain Tanner, Jacqueline Veuve et Bakhtyar Kudoynazarov (Tadjikistan), elle a également collaboré pendant dix ans au Festival international de films de Fribourg. Son film Mein Name ist Bach s’est vu attribuer en 2004 le Prix du Cinéma suisse pour le meilleur long métrage de fiction ; son film Luftbusiness a reçu le prix du Cinéma suisse 2009 pour la meilleure interprétation masculine. Son premier roman, Douchinka (Editions de l’Aire), a reçu le Prix Schiller Découverte 2009.
Manifestation organisée en partenariat avec l'ambassade de Suisse à Berlin et les éditions Benteli Verlag
www.benteli.ch
www.dominiquederivaz.de
Entrée libre
Sans début ni fin - Le Chemin du Mur de Berlin /
Endlosschleife – Der Berliner Mauerweg /
The Never Ending Wall – The Berlin Wall Trail
allemand / français / anglais
288 pages avec 4 pages à déplier
240 illustrations en couleurs
ISBN : 9783716515808
39,00 €
Mise en vente France le 8 octobre 2009
Nous avons le plaisir de vous présenter en collaboration avec l’association Yedd
On disait qu’autrefois un conteur captivait tous les hommes de la ville au point que le muezzin oubliait d’appeler à la prière. Habib Tengour a hérité de ce talent. Il captive son lecteur de la première à la dernière ligne. « Les Turcs ont coupé la tête à ton frère ! Va à Alger la chercher ! » Que ça lui plaise ou non, le jeune homme n’a qu’à se plier à l’ordre du paternel. Roman de formation, récit picaresque, ironique et tendre Le Maître de l’heure est une exploration jubilatoire et rageuse du temps où la littérature voulait édifier son auditoire. Les prétendants à la maîtrise de l’heure restent nombreux mais aujourd’hui les religieux manipulent le sacré avec arrogance. Alors, il devient important de réenchanter le monde.
Habib Tengour est né à Mostaganem en 1947. Poète, écrivain et anthropologue, il a constamment vécu entre la France et l’Algérie. Il a publié des textes en prose : Le Vieux de la montagne (1983), Sultan Galièv ou la rupture de stocks (1985), L’Épreuve de l’arc (1990), Gens de Mosta (1997 ; prix ADELF 1997) et Le Poisson de Moïse (2001) ainsi que des textes poétiques : L’Arc et la cicatrice (ENAL, 1983), Ce Tatar-là 2 (1999), Épreuve 2 (2001), Traverser (2001), États de chose suivi de Fatras et La Sandale d’Empédocle (2003).
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Ein vollkommener Mensch ist ein kleines Volk.
Novalis
Un lieu : Bochum, ville de la Ruhr où Karl a appris son métier d'acteur, et qu'il retrouve, vieillissant et amer, pour y jouer Mort d'un commis voyageur. Entre bilan et souvenirs, son regard désabusé se pose tour à tour sur les êtres chers dont les conflits l'ont séparé, sur ses propres échecs, et sur l'hypocrisie du monde qui l'entoure alors que la maladie le ronge.
Un nom : Personnage Deux. Il consacre des heures entières à la surveillance des menus évènements survenant dans son immeuble, et suit en cela la mission confiée par l'énigmatique voisin Serge, disparu depuis dans la nature. De toutes ses obsessions quotidiennes, c'est celle du langage, du jeu de correspondance entre les mots et leurs objets, qui confine peu à peu le Personnage Deux dans l'immobilité et l'aphasie d'un spectateur.
Une date : le 3 janvier 1979. Puis, sur une durée de dix ans, un scénario qui se répète : fuir, fuir sans cesse les milices et les bombardements, saisissant au passage, à travers les yeux d'un enfant, la cruauté d'une guerre civile. Le narrateur échappe dès qu'il le peut à la surveillance des deux personnages féminins – jamais nommés – qui l'emmènent dans leur fuite, et explore l'univers des armes, du football, et des filles...
Trois points d'accord dans ce texte polyphonique : l'humour, qu'il soit grinçant ou confine à l'absurde, y est toujours présent. L'enfer, aussi : Karl y descend, le Personnage Deux l'affronte chez les autres, le narrateur en fuite y passe ses saisons. Mais c'est surtout le langage, et toutes ses possibilités, qui sont au cœur de ce troisième roman fondateur d'Oliver Rohe, largement salué par la critique en ce début d’année 2009.
Oliver Rohe vit et travaille à Berlin. Il quitte, dès 1990, le Liban en proie aux affrontements armés, pour gagner la France en compagnie de sa mère et sa sœur. Son premier roman, Défaut d’origine (éditions Allia, 2003), évoque précisément, sous forme de monologue intérieur, un voyage de retour d’exil. Un deuxième roman, Terrain vague, paraît en 2005 chez le même éditeur. Il est également chroniqueur littéraire pour l’émission culturelle Ça balance à Paris de la chaîne Paris-Première, et l’un des fondateurs de la revue littéraire et philosophique Inculte, devenue également maison d’édition.
Lecture en français et en allemand en présence de la traductrice Katja Roloff.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Un événement vient brutalement troubler la fière ascension de Souhad, trente-sept ans, agrégée de lettres classiques, quand son père immigré algérien décide soudain de rentrer au bled et lui demande d'arroser les plantes dans son pavillon de Saint-Denis. Jeune femme impulsive et parfaitement intégrée, elle profite de cette parenthèse inattendue pour observer attentivement les vieux Arabes de Saint-Denis, assis sur des bancs publics pour mieux plonger dans leurs souvenirs. Et se retrouve, quelques heures et rencontres plus tard, partie dans une camionnette conduite par un grand Noir taciturne avec trois de ces petits vieux, pour un voyage parfaitement improbable sur les traces de son père et sa mère qu’elle n’a pas vus depuis vingt-deux ans…
Samuel Zaoui, né à Paris en 1967, est enseignant en sciences sociales en Seine Saint-Denis où il aime vivre et travailler. Passionné de mécanique, d'écriture et d'utopie politique, il partage sa vie d’hyperactif (quand il n'enseigne pas) entre matinées consacrées à l'écriture et après-midi à sa passion pour les motocyclettes. Il a fait paraître un deuxième roman intitulé « Omnivore » dans la collection L’Aube noire en mars 2009.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur inscription)
Nous avons le plaisir de vous présenter dans le cadre de la première édition du Printemps des Poètes Berlin 2009
Pluralité et différence sont les muses présidant à la rencontre "prompte, poétique et polyglotte" de ce collectif de quatre poètes pour une lecture en cinq langues: Ricardo Domeneck (São Paulo /Berlin), Odile Kennel (Berlin), Sandra Santana (Madrid) et Damien Spleeters (Bruxelles/Paris) n'ont d'autre programme que de mettre en cause la notion de frontière(s) entre les traditions littéraires, entre production et traduction, entre texte et voix. Car c’est bien de poésie d’aujourd’hui qu’il s’agit, qui s'écoute dans tous les sens, et au-delà du sens proprement dit.
Ricardo Domeneck est né près de São Paulo et vit actuellement à Berlin. Auteur de plusieurs recueils de poésie dont "Carta aos anfíbios" (2005) et "a cadela sem Logos" (2007), il inclut tout aussi bien la poésie sonore que le film vidéo dans son travail. Il est co-éditeur de la revue Hilda Magazine (Allemagne) et Modo de Usar & Co. (Brésil).
www.myspace.com/ricardodomeneck
Odile Kennel est née d'un jumelage franco-allemand dans le sud-ouest de l'Allemagne et vit à Berlin. Elle a publié la nouvelle "Wimpernflug" en 2000, ainsi que des poèmes et de la prose dans des revues comme EDIT, sprachgebunden, La mer gelée. Elle a traduit entre autres vers l'allemand les poètes Jean Portante, Adília Lopes et Arnaldo Antunes.
Sandra Santana est né à Madrid où elle vit actuellement. Elle a publié les recueils de poésie "Marcha por el desierto" (2005) et "Es el verbo tan frágil" (2008) et est co-fondatrice du collectif El Águila Ediciones qui s'investit dans la poésie et les médias alternatifs. Avec Miguel Álvarez-Fernández, elle collabore à des manifestations de poésie sonore et des installations.
Damien Spleeters est né à Charleroi (Belgique) et vit actuellement à Paris. Il a publié le roman "Transere" en 2006, les livres-poème "AMEN" (2005) et "ouroboros" (2008) ainsi que "La Prophétie" (théâtre) en 2008. Il a participé a des festivals de poésie à Bruxelles, Paris, Berlin, et au Québec.
En hommage à ce premier Printemps des poètes berlinois, la librairie présentera une collection de livres de commerce équitable venus d’Amérique Latine, comme par exemple ceux des éditions Eloisa Cartonera de Buenos Aires. L'objectif de ce type d’édition est d'ouvrir un marché aux éditeurs et labels alternatifs et de promouvoir ainsi des auteurs et des collectifs en dehors des réseaux de distribution conventionnels.
printempsdespoetes-berlin09.blogspot.com
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter en collaboration avec Alain Jadot
« Jim Sumkay, né en 1954 à Liège, a pratiqué le dessin à l’École des Beaux-Arts Saint-Luc de Liège avant de devenir éducateur. Récemment converti à la photographie, c’est à marche forcée que ce photoreporter humaniste de proximité pratique la mise en images du quotidien. Disponible, opiniâtre, il va à la rencontre des gens et met toute son énergie dans une chronique ordonnée, permanente, à propos de ce qu’il vit, de ce qui se passe (ou ne se passe pas) là où il se trouve.
Au milieu de la fête foraine, sur un chantier, à la sortie de l’église, dans les quartiers populaires, à la terrasse d’un café chic, tout l’intéresse, les enfants, les vieux, les amoureux, les chiens, les chats... Chaque image est soigneusement datée et le lieu identifié. Ce qui en fait une entreprise d’utilité publique, car s’il « prend » l’image des gens, c’est pour la leur renvoyer, en miroir, très vite et si possible dans le contexte. En l’affichant sur des palissades, ou dans un Centre hospitalier, dans une chapelle, aux Francofolies de Spa, en grand format à Aachen, dans les vitrines des commerçants, sur le site web de l’Université de Liège, ou encore à Flémalle, Huy, Eupen, Poitiers, Paris,
New Orleans, Berlin, etc. »
Extrait d’un texte de Georges Vercheval sur le site de Culture et Démocratie, décembre 2008.
www.museepla.uliege.be/opera/sumkay/archives.html
« Jim est un
hasard d’heure
photograve
chasseur d’hommages
voyant lumineux
un parfait du subjectif
pressant tâteur
visionnaire du vieux présent
explorateur urbain
poémien
photeur de trouble
l’œil du gai clin
qui cherche
la grâce mâtinée
les chouchous de pixels
le beau catalytique
en conclusion
l’objectif qualificatif s’accorde en genre et en ombres au sujet auquel il sera porte.
Rayer l'émotion inutile. »
Alain Jadot
Entrée libre, aux heures d’ouverture de la librairie
Nous avons le plaisir de vous accueillir au milieu de nos tables, étagères, vitrines, murs et fenêtres
« C'est un long texte constitué de beaucoup de petits qui se combinent un peu sur mesure. Idée de mesure et par là même de démesure, que celles-ci soient par rapport à soi, à l'autre, au reste du monde, qu'on ait besoin pour cela de nos corps ou de nos mots, ou encore de mètres, d'échelles, de systèmes de valeurs ou de rapports de forces. Travail aussi sur la mesure, parfois toute relative, des sensations, des sentiments qui crée des face-à-face, des rapprochements et des mises à distance ou qui révèle des désirs et des malentendus. » — Isabelle Lartault
et, en relation avec cet événement, une exposition de :
« longueur pour hauteur, 305 pour 100 » de et par Julien Mijangos, sculpture posée dans le même lieu et dans le même temps que la lecture
« Si un espace, une place, une pièce donne la mesure de ce que l'on y fait, qu'y faisons-nous sinon y prendre des mesures, d'une manière ou d'une autre ? Les petits plats sont gigognes et l'un dans l'autre, l'autre contenant l'un, on se retrouve vite sous le ciel de Berlin... De l'espace donne le départ : on le traverse, c'est comme ça. Oui mais comment ? Des sangles élastiques seront écartées des murs pour être croisées, étirées à proportion. De quoi ? - de l'autre. » — Julien Mijangos
C'est la deuxième fois qu'Isabelle Lartault et Julien Mijangos mettent leur travail de création et d'ajustement au temps et à l'espace en parallèle.
Née en 1960 à Chalon-sur-Saône, Isabelle Lartault a étudié à l'École Nationale des Beaux-Arts de Dijon et vit à Paris depuis 1984. Son travail d’écriture, qui relève à la fois de la poésie et du roman, met en relation non seulement la forme et le contenu, mais aussi les différents rôles qu’elle a toujours entendu faire jouer à ses propres textes. D’où les lectures, performances et installations qu’elle réalise conjointement. Avec gravité ou drôlerie, et un constant souci du dispositif, Isabelle Lartault cherche particulièrement à dire le non-dit, mais elle aime aussi rappeler l’évidence de la répétition des cycles, que ces derniers soient propres au processus de la création, aux sentiments individuels ou aux événements de la vie ordinaire (sociaux, culturels ou autres). Elle a publié Les Grandes Occasions (Les Archives modernes, Dijon, 2000), Fil de Trame (Centre Vendôme pour les Arts plastiques, Paris, 2007) ainsi que des textes poétiques dans des revues d’avant-garde ainsi que des textes critiques et entretiens à propos d'art contemporain.
isabelle-lartault.over-blog.net
Julien Mijangos est né en 1976. Titulaire d’un DEA d’arts plastiques de l’université de Paris 1, il a développé une recherche multiforme le ramenant sans cesse à la sculpture. À propos de sa démarche, il déclare : « Tout vient des limites. Si l'on distingue précisément l'objet de l'espace environnant, c'est leur rapport qui leur donne à tous deux consistance. Je ne suis jamais sûr du milieu du mur, du centre de la pièce, du jardin, du site. Formaliser ce rapport revient à poser une série de questions précises, à l'aide de matériaux et d'objets pris comme outils (c'est-à-dire que j'en fixe l'usage), et au milieu de données spatiales anticipées aussi bien qu'effectives. » Dans des expositions qu'il organise ou co-organise, il réunit Cécile Bart, Christophe Cuzin, Vincent Lamouroux, Alice Ollier, François Perrodin, Patrick Quérillacq, Marion Robin, Jean-Baptiste Sauvage, Felice Varini, Michel Verjux, Mickaël Viala, non dans la redite mais dans un partage critique de l'argumentaire « in situ » (« Le Grand Huit », Allenc, 2003, « L'exposition Là », Malves en Minervois, 2006). Outre des locaux universitaires (Sorbonne, Paris XVe), Julien Mijangos a investi notamment l'ancienne Maison des Métallos (Paris XIe, association un/un, 1999), l'école des Beaux-Arts de Rennes (2000), la Künstlerwerkgemeinschaft Kaiserslautern (2001), la galerie Catherine Issert (Saint Paul de Vence, 2006), et a exposé chez des particuliers.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter dans le cadre de la 3e édition du Mois européen de la photographie à Berlin
L’Abécédaire de Jeanne Fredac appartient au genre des abécédaires ludiques, vocabulaires dérisoires ou anti-dictionnaires, s'inscrivant dans la tradition des abécédaires surréalistes et oulipiens. Autoportrait en vingt-six mots et vingt-six photographies qui n’a rien d’un album de photographies familial, son but est de secouer les dés de la parole comme un cornet pour en faire jaillir des idées au lieu de les employer à l’expression de pensées préexistantes. La liste de mots ainsi formée produit les fragments d’une identité au lieu de la reproduire, le lecteur étant ainsi confronté à sa propre curiosité envers ce que les mots isolés et les images ne peuvent que cacher.
Jeanne Fredac, née en 1970, est une passionnée de graphisme et de photogravure qui a travaillé de nombreuses années dans l’édition à Paris. Après un premier séjour à Berlin et un détour par Naples, deux publications de son cru associant photographies et textes voient le jour, sortes de reportages nomades : « Ruines, Vespa et Lazzarone » en 2001 et « L’occhio della seppia » en 2002. Elle cumule les fonctions d’éditrice, photographe et auteur à Berlin où elle a fondé la maison d’édition L60.?>
Nous avons le plaisir de vous présenter dans le cadre de la 3e édition du Mois européen de la photographie à Berlin

Que restera-t-il de nous ? Une image ? Une tombe ? Quelques os ?
Que garde la terre de nous dans cet avenir que personne ne connaît, l'avenir après soi...
Peut-être y a-t-il des signes, une empreinte, une trace de rouille, un pli dans l'image. Tout ce qui ne veut pas passer. Et qui nous racontera. Plus tard.
Fred Kojder part à la recherche de ces traces et, par la photographie, les interroge sur leur sens et le message qu'elles nous adressent. Le spectateur devient alors le témoin de ces réminiscences, malgré lui.
Fred Kojder est né en 1969 à Paris. Il présente pour la première fois à Berlin ses travaux et est soutenu par l'association franco-allemande dieahnung, qui encadre de jeunes artistes européens indépendants.
Nous avons le plaisir de vous annoncer en collaboration avec l’association Yedd
Maïssa Bey est née en 1950 à Ksar-el-Boukhari, petit village au sud d'Alger. Après des études universitaires qui l'orientent vers l'enseignement du Français, elle exerce aujourd'hui la fonction de conseillère pédagogique à Sidi Bel Abbès. Depuis son premier livre, Au commencement était la mer, paru en 1996, elle incarne une nouvelle génération francophone issue de la crise des années 90 dont la tendance est de briser les tabous de l'histoire et de la société algérienne d'avant comme d’après l'indépendance. Elle est cofondatrice de l'association de femmes algériennes « Parole et écriture » et des éditions Chèvre-feuille étoilée.
Pierre Sang Papier ou Cendre, dont le titre est repris d'un vers fameux du poème Liberté de Paul Éluard, est un texte-vérité retraçant l'histoire de la colonisation de l'Algérie à travers le regard d'un enfant innocent. D'exactions en spoliations, d'entreprises délibérées de déculturation en comédie de fraternisation, c'est tout le rapport tourmenté d'une jeune nation à ses démons présents et passés qui y sont évoqués.
« Algérie 1830 – 1962 : pendant 132 ans, madame Lafrance, notre héroïne, s’est installée sur « ses » terres pour y dispenser ses lumières et y répandre la civilisation, au nom du droit et du devoir des « races supérieures ». Face à elle, l’enfant, sentinelle de la mémoire, va traverser le siècle, témoin à la fois innocent et lucide des exactions, des spoliations et des entreprises délibérées de déculturation, jusqu’à la comédie de la fraternisation. » (Extrait de Pierre Sang Papier ou Cendre)
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous proposer
Trois récits pour les 5–10 ans illustrés par Anne Tonnac :
Grosse peur pour Tiékoro
Mûndo ? Qu’est-ce qui se passe ?
Escapade en camion
Marie-Florence Ehret est native du quartier de la Goutte d’or à Paris. Après un premier livre, "Salut Barbès" publié en 1988 aux éditions de la Différence, elle publie au retour d’un voyage en Afrique de l’Ouest le roman policier jeunesse "Rapt à Bamako" en collaboration avec Alpha Mandé Diarra, écrivain malien. Elle part ensuite au Burkina Faso pour y animer un stage d’écriture jeunesse avec des journalistes et enseignants burkinabés. S'ensuivent trois albums illustrés aux éditions Albin Michel éducation, où l’on découvre la vie quotidienne de Tiékoro, petit Bamakois de six ans, ses peurs et ses plaisirs. Son dernier ouvrage, "Fille des Crocodiles" paru chez Thierry Magnier en 2007 est le dernier né de cette histoire africaine qui interroge les rapports difficiles entre la tradition et la modernité.
Enfant 1,50 €, adulte 2,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Premier roman écrit en français sur une période de 7 ans, couronné du prestigieux Prix Robert Walser en avril 2008, La Symphonie du Loup est un grand récit polyphonique et généreux, qui brasse plusieurs cultures et les expériences de plusieurs générations dans la Roumanie de la dictature du « socialisme réel ». Dès l'ouverture de cette « chronique européenne » en raccourci, le lecteur est saisi par la puissance narrative d'une scène initiatique de l'adolescence de l'auteur, l’annonce de la mort accidentelle de son père. La modulation vocale du récit, par la voix du grand-père paternel, figure tutélaire faisant pendant à celle du père disparu, s'inscrit dans le flux et les rythmes d'une véritable épopée personnelle au temps du Parti unique, dans laquelle l'auteur puise une substance romanesque au ton nouveau.
Marius Daniel Popescu, né à Craiova (Roumanie) en 1963, est établi à Lausanne depuis 1990, où il gagne sa vie en qualité de chauffeur de bus. Poète et prosateur, il a commencé par publier de la poésie dans son pays d'origine où parurent quatre recueils. Son premier ouvrage de poèmes en langue française, intitulé 4 x 4, poèmes tout-terrains et publié par les éditions Antipodes, à Lausanne, fut suivi en 2004 par Arrêts déplacés, chez le même éditeur, qui obtint le Prix Rilke 2006. Propagandiste d'une poésie du quotidien rappelant parfois le lyrisme urbain d'un Raymond Carver ou d'un Charles Bukowski, Marius Daniel Popescu est l'animateur et fondateur depuis 2004 d'un journal littéraire dénommé Le Persil.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer en collaboration avec l’association Yedd
« Les patronymes que je m'attribue sont fonction de l'employeur. Je suis turc, arabe, berbère, iranien, kurde, gitan, cubain, bosniaque, albanais, roumain, tchétchène, mexicain, brésilien ou chilien au gré des nécessités. J'habite les lieux de ma métamorphose. »
Un sans-papiers vit caché depuis quelques mois, la peur au ventre, dans une chambre de bonne tandis que la chasse aux clandestins s'intensifie dans la ville. Observant par la lucarne les habitants de l'immeuble d'en face, fantasmant sur leur quotidien, il se remémore son passé, fait défiler les figures pittoresques ou sinistres de l'exil et attend jour après jour la visite de Michel, l'étudiant qui l'héberge et le ravitaille en secret.

De son vrai nom Mohamed Benmebkhout, Hamid Skif est né à Oran en 1951. Il fait partie, aux côtés notamment de Youcef Sebti, Abdelhamid Laghouati ou Djamel Imaziten, des poètes réunis en 1971 par Jean Sénac pour son Anthologie de la jeune poésie algérienne de graphie française. Il est arrêté en Algérie en 1973 pour la publication d'un reportage sur les mauvais traitements infligés aux citoyens. En 1979 il publie à Malaga (Espagne) « Pais de larga pena », anthologie bilingue de poésie algérienne réalisée en collaboration avec Emilio Sola. Participant en 1992 à la création de l´Association des Journalistes Algériens, il échappe à un attentat à la bombe et subit à nouveau en 1993 et 1994 deux tentatives d'assassinat. Après un séjour de quatre mois au Heinrich Böll Haus, il s'installe en 1997 à Hambourg, animant des lectures et des conférences en Allemagne, en Autriche et en France. Titulaire d’ une bourse du Pen Club allemand dans le cadre du programme Écrivains en exil, il publie en 2006 La Géographie du danger aux éditions Naïve, qui a reçu le Prix de l'association des écrivains de langue française en septembre 2007.
« La voix de Hamid Skif est de celles qu'on préférerait ne pas entendre car elles sont trop émouvantes et trop proches. » — Der Spiegel
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer dans le cadre de notre Biennale 2008 « off »
avec présentation-vente d’une collection de livres d’artistes à petit budget réunis par la librairie en exclusivité.
Précédemment installé à Paris puis à Toulouse, le « Mur Postal » consiste en un dessin mural composé de cartes postales juxtaposées formant par superposition un seul dessin sans fin (seul le nombre de cartes limite le périmètre du dessin).
Cette superposition donne une impression de « peau du mur qui se desquame ». Chaque personne souhaitant se porter acquéreur d’une des cartes au prix d’un euro cinquante, fait prélever son bien et crée ainsi une percée dans le mur. Le mur se disperse, chaque « retrait » réduisant peu à peu sa surface.
Le langage utilisé est un alphabet de formes géométriques constitué par l’artiste depuis 1994. Ce langage lui permet de développer des propositions combinatoires. Pour le « Mur Postal », les figures géométriques, tracées au crayon dans un geste élémentaire et répétitif, créent un rythme, une scansion, un flux perpétuel.
L’idée d’un dessin mural sous forme d’édition de cartes postales vient d’un texte lu à propos du mur de Jérusalem, paroi millénaire devant laquelle des gens murmurent et introduisent des petits messages dans ses interstices.
La carte postale est le support d’un possible haïku ; ni vers ni pieds mais la transcription d’une impression, d’un moment vécu ailleurs. Un message envoyé, posté au loin. Mais aussi le « murmure » d’un mur via les messages glissés dedans...
Corinne Laroche, artiste française née en 1957 et établie depuis 2006 à Berlin, est diplômée de l’École des beaux-arts de Paris (atelier d’Olivier Debré).
1998 : après une exposition personnelle dans une galerie parisienne, elle édite « l’Art de la Fugue – dessin livré » et s’oriente dès lors totalement vers le dessin.
2000 : exposition « des...accords Parfaits » à la galerie Édouard Manet de Gennevilliers (avec l’artiste François Schmitt).
2002 : exposition « Traits versés » à la galerie du Quai de l’École des beaux-arts de Toulouse.
2006 : exposition d’atelier en off de ArtFranceBerlin de « pages d’écritures et de transcriptions » / « calques et reports », travaux élaborés de 1998 à 2006.
Avril 2008 : participation au salon du dessin contemporain de Paris, avec la galerie berlinoise « Fruehsorge contemporary drawings » et la galerie Bernard Jordan (Paris-Zurich).
Mai-juin 2008 : participation à l’exposition « Traversée d’Art » à St-Ouen (à proximité de Paris).
Entrée libre, aux heures d’ouverture de la librairie
Nous avons le plaisir de vous annoncer dans le cadre du cycle de lectures Ici Berlin
Avec un art du titre consommé, Céline Robinet décline 17 saynètes au ton très personnel mêlant fausse insouciance et radicalité du regard. Un immigré clandestin, un couple vieillissant ainsi qu’un écheveau de portraits de femmes composent avec acuité et parti pris une fresque inédite d’une certaine société d’aujourd’hui. Française, vous avez dit française ? Fidèle à la marginalité assumée de sa maison d’édition, elle nous livre dans ce deuxième recueil de nouvelles sa gouaille grinçante et atypique au verbe furieusement féminin.
Figure montante de la scène berlinoise francophone, dont les talents scéniques, l’humour dévastateur et la sincérité ont marqué à maintes reprises le public d’ici, Céline Robinet est née en 1977 près de Valenciennes. Auteure du remarqué « Vous avez le droit d’être de mauvaise humeur mais prévenez les autres ! » aux éditions du Diable Vauvert en 2005, elle est également chroniqueuse pour le mensuel francophone La Gazette de Berlin et traductrice de l’allemand et de l’espagnol. En tant que slameuse, elle a contribué à différents ouvrages collectifs dont une anthologie du slam coéditée par Florent Massot et Spoke Éditions, au côté de Grand Corps Malade, Souleymane Diamanka, Spoke Orkestra, Nada, Rouda, Lyor et d’autres.
Ces livres sont drôles, cruels et tendres. Céline Robinet a le sens de la formule. Certaines de ses images me restent et me resteront de façon obsessionnelle. J'ai lu les fabuleux « Vous avez le droit d’être de mauvaise humeur, mais prévenez les autres ! » et « Faut-il croire les mimes sur parole ? » avec bonheur et hilarité. — Amélie Nothomb
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous invitons les 4–7 ans à découvrir
Baba Yaga la sorcière, un conte de Russie
Philomène de Anne Wilsdorf
Marabout et bout de sorcière de Véronique Massenot
Enfant 1,50 €, adulte 2,50 €
(Sur inscription)
Nous avons le plaisir de vous annoncer
Photographe du détail et de l’infiniment petit, Elina échappe par hasard à un attentat qui soufflera l’immeuble où elle habitait à Tel-Aviv. La vie sauve, elle perd pourtant le fil d’une existence qui l’avait menée jusqu’au seuil ultime de cette méditerranée problématique. Reconstituer alors le détail des vies fauchées l’entraîne dans un effort de mémoire, où se juxtaposent des temps différents, empilés comme les îles d’un archipel vertical. La ville pas encore centenaire, mais déjà vieille des vies qui s’y accumulent, devient le personnage central autour duquel gravitent un poète qui porte encore le deuil d’une fille disparue, un médecin, fils d’un juif allemand et d’une Arabe de Haïfa, une jeune Colombienne rencontrée dans un bar ou les souvenirs d’amis disparus.
Patricia Farazzi a publié plusieurs récits aux Éditions de l’éclat dont La vie obscure (1999) à partir du personnage de Carlo Michelstaedter. Elle co-dirige la collection « philosophie imaginaire » dans laquelle elle a traduit la plupart des livres de Giorgio Colli et plus récemment, le livre de Sergio Bettini : Venise. Naissance d’une ville. Elle a obtenu en 2003, le prix de la traduction du Ministère italien des Affaires étrangères pour sa traduction du livre d'Arnaldo Momigliano : Contributions à l'histoire du judaïsme.
Éditeur atypique et exigeant, Michel Valensi a su depuis plus de vingt ans imposer un style aux Éditions de l’éclat. À l’image du nom de sa maison, ses publications reflètent divers centres d’intérêt : en philosophie, des ouvrages relatifs essentiellement au pragmatisme et à la philosophie morale, à la philosophie analytique, à la philosophie du langage, mais aussi à la philosophie grecque pré-socratique et aux différentes mystiques. L’histoire, la théologie et la littérature hébraïque (un nombre appréciable d’ouvrages est consacré à la cabale) représentent une part importante de ses publications.
Mais Michel Valensi publie également des ouvrages de réflexion libre sur la société actuelle ainsi que des récits contemporains, qu’ils soient en français ou traduits de l’allemand, l’espagnol, l’italien, l'arabe ou l’hébreu. C’est une haute idée de son métier qui l’a conduit à signer en pionnier avec Google pour le projet « Google recherche de livres ». L’éclat est ainsi connu pour avoir parmi les premiers mis en ligne gratuitement depuis 2000 une part importante de son catalogue, y compris des nouveautés. Livres numérisés et livres-objets ont-ils lieu d’être mis en concurrence ? Bien au contraire, selon Michel Valensi, les ventes de librairie ont tout à gagner si les ouvrages en question ont au préalable été mis à la disposition du public sur Internet.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer dans le cadre de la quatrième édition du cycle de lectures Ici Berlin
En marchant dans les rues de Berlin, une femme cherche sa mémoire personnelle et la mémoire d'une ville qui se transforme rapidement ; elle découvre dans les rues, dans les noms des rues, dans le sol de Berlin, les traces du passé : le passé immédiat, les chantiers de la capitale, l'énergie du changement et la désorientation qui en résultent ; et le passé plus ancien, à rebours, depuis le Mur, et la chute du Mur, jusqu'à l'Aufklärung et la figure lumineuse de Moses Mendelssohn.
Hélène Bezençon est née en 1960 à Lausanne et vit à Berlin depuis 1993. Elle a publié des récits et du théâtre. Le pari littéraire de son dernier texte est de mettre en relation un personnage instable, en manque de repères, avec une ville en transformations permanentes, dans une époque où tout change. Comment trouver l’équilibre préalable à toute évocation d’une histoire, individuelle ou collective ? Le sol de Berlin sur lequel la narratrice se tient, ce sol qui est peut-être le pendant du ciel (Der Himmel über Berlin) qu’évoquait Wim Wenders, n’est-t-il pas lui aussi toujours mouvant ?
Lecture en français et en allemand, avec la participation de la traductrice Odile Kennel. La lecture allemande sera basée sur des extraits de la traduction non publiée.
Cet événement bénéficie du soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer dans le cadre de la troisième édition du cycle de lectures Ici Berlin
Cécile Wajsbrot, née à Paris en 1954, a toujours vécu au cœur du langage, en tant que professeur de lettres à ses débuts, traductrice-écrivain ensuite. À l'instar de ses traductions de l'anglais (Virginia Woolf) et de l'allemand (Wolfgang Büscher) et de sa vie partagée entre Berlin et Paris, elle écrit comme elle voyage, à la recherche d'un sens à l'Histoire, la mémoire, l'identité, et plus récemment l'art, thème d'un cycle romanesque à venir. Conversations avec le maître, son seizième livre inaugurant ce thème, a été sélectionné pour le prix Renaudot 2007.
Dans Conversations avec le maître, ce n'est pas la musique, mais l'isolement qui rapproche initialement une femme, sans nom, sans âge, sans visage, apparemment sans passions, et un homme, un maître de musique sans élèves, sans public. Elle trouve refuge chez lui, quotidiennement, dans le salon de son appartement parisien. Elle le surnomme intérieurement « le maître » et l'écoute avec la circonspection du disciple qui pense ne pouvoir qu'apprendre. Mais se considère-t-elle comme son élève ? Qu'attendre d'un artiste dont les propos lapidaires masquent à peine la souffrance face aux aléas de l'existence ? La vie d'artiste peut-elle être exemplaire, et la musique seule faire vibrer en chacun l'écho des catastrophes contemporaines ? La création artistique est-elle salvatrice ?
Lecture en français suivie d'un débat en français et en allemand
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Le roi crocodile de Grégoire Solotareff
M’toto de Anne Wilsdorf
Le crocodile de Jacques Roubaud
Enfant 1,50 €, adulte 2,50 €
(Sur inscription)
À l'occasion du 20ème anniversaire du jumelage Paris-Berlin et des 4 ans de la librairie Zadig, nous avons le plaisir de vous inviter à participer à la deuxième édition de notre repas de quartier citoyen
Selon le concept inauguré en 1991-1993 dans le quartier Arnaud-Bernard à Toulouse, l’idée est de faire asseoir à la même table des voisins qui ne se connaissent pas ou peu, des gens de passage. Chacun apporte un plat mijoté par ses soins et sa boisson préférée à partager en toute convivialité.
Pour l'événement, l’accès aux voitures sera bloqué de la Oranienburger Strasse à la Tucholsky Strasse, une table de banquet ainsi que les 12 grills "ART-BARBECUE" de l’artiste Massinon seront disposés.
Merci d'apporter vos couverts.
15.00 Kaffee & Kuchen
15.30 Atelier de peinture avec Sandrine Mahéo
16.00 Musette Brachiale de Berlin
17.00 As de c(h)œur de Berlin
18.00 Duo N'Sondé de Berlin et Paris
19.00 Remise des prix du concours de cuisine et du quiz
19.30 Fantazio de Paris
Maquillages et jeux pour les enfants, performance de SP-38, concours de cuisine et quiz "Les Français et Berlin".
Ambassade de France, atelier le balto Auguststr. 69, blumenzimmer Linienstr. 150, Dada Falafel Linienstr. 132, Eismanufaktur Friedrichstraße 114, Fleury Weinbergsweg 20, Heiner Hauck Portfolios Linienstr. 117,
Institut français Berlin, Kaffeeme-t(a)er Friedrichstr. 115, Kulturhaus Mitte Auguststr. 21, la rayuela Invalidenstr. 2, Le Jardin Secret Gästezimmer Paris, le midi Greifenhagener Str. 17, Maison de la France, me4dia Linienstraße 121, mitArt Hotel Linienstraße 139-140, naturelle Novalisstraße 8a, Naturkost Mitte Linienstr. 150, Praxis für Körperarbeit Linienstr. 117, S.U.S.I. Linienstraße 138, Theaterhaus Mitte Koppenplatz 12, Weinerei Veteranenstr.14
Affiche du "kiezpicknick" par SP-38 au format pdf
Anlässlich des 4-jährigen Bestehens der französischen Buchhandlung Zadig und des 20-jährigen Jubiläums der Unterzeichnung des Freundschaftsabkommens von Berlin und Paris möchte Zadig herzlich zum Kiezpicknick einladen.
Vor der Buchhandlung werden eine lange Tafel und 12 ART-BARBECUE Grills des Künstlers Massinon aufgebaut. Jeder bringt ein vorbereitetes Gericht mit und teilt es mit den Anderen. An diesem Tag wird die Straße von der Oranienburger- bis zur Tucholskystraße für den Durchgangsverkehr gesperrt (die Anwohnerparkplätze bleiben zugänglich). Es gibt 12 Grills d.h. die Besucher können gern auch Grillfleisch, -wurst, vegetarische Grillspieße mitbringen und bitte, eigenes Geschirr mitbringen.
Die Idee des "repas de quartier" entstand in den Jahren 1991-1993 im Stadtviertel Arnaud-Bernard in Toulouse und fand schnell in ganz Frankreich Freunde: Nachbarn, die sich noch nicht oder vielleicht nur flüchtig kennen, versammeln sich um eine große Tafel zum gemeinsamen Essen, Trinken, Spielen, Reden.
Moderation von Céline Robinet
15.00 Beginn mit Kaffee & Kuchen
15.30 Malworkshop für Kinder mit Sandrine Maheo
16.00 Musette Brachiale aus Berlin
17.00 As de c(h)œur aus Berlin
18.00 Duo N'Sondé aus Berlin/Paris
19.00 Preisverleihung Wettbewerb
19.30 Fantazio aus Paris
Schminken und Spiele für Kinder, Livepainting von SP-38, Wettbewerb um die leckersten selbst gemachten Gerichte und Quiz „Französisches in Berlin“.
Ambassade de France, atelier le balto Auguststr. 69, blumenzimmer Linienstr. 150, Dada Falafel Linienstr. 132, Eismanufaktur Friedrichstraße 114, Fleury Weinbergsweg 20, Heiner Hauck Portfolios Linienstr. 117,
Institut français Berlin, Kaffeeme-t(a)er Friedrichstr. 115, Kulturhaus Mitte Auguststr. 21, la rayuela Invalidenstr. 2, Le Jardin Secret Gästezimmer Paris, le midi Greifenhagener Str. 17, Maison de la France, me4dia Linienstraße 121, mitArt Hotel Linienstraße 139-140, naturelle Novalisstraße 8a, Naturkost Mitte Linienstr. 150, Praxis für Körperarbeit Linienstr. 117, S.U.S.I. Linienstraße 138, Theaterhaus Mitte Koppenplatz 12, Weinerei Veteranenstr.14
Nous avons le plaisir de vous présenter dans le cadre d'une manifestation organisée par l'association Yedd
Lectures en français et en allemand
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer dans le cadre de la deuxième édition du cycle de lectures Ici Berlin
Wilfried N'Sondé est né en 1968 à Brazzaville et a émigré en banlieue parisienne avec sa famille en 1973. Titulaire d'une maîtrise de sciences politiques, il part à Berlin dans les années 1990 où il exerce les activités de travailleur social et de musicien de la scène afro-punk.
Remarqué par Hans-Christoph Buch pour un premier recueil de nouvelles, il fait paraître chez Actes Sud en février 2007 son premier roman, Le Cœur des enfants léopards, qui lui vaut d'être sélectionné pour le prix du roman 2007 du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo et Bamako. Il est co-signataire du Manifeste pour une « littérature-monde » en français, plaidoyer de la nouvelle génération des francophonies.
Le Cœur des enfants léopards est le récit d'une descente aux enfers ordinaire en banlieue, où un jeune Noir est incarcéré pour avoir tué un policier alors qu'il était en état d'ivresse. Une histoire d'amis et d’amours, luttant pour leur survie comme les enfants léopards de la forêt congolaise, un chant intérieur témoignant des nouveaux métissages.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous annoncer dans le cadre du cycle de lectures Ici Berlin

et
Jean-Charles Massera est né en 1965 et vit et travaille entre Paris et Berlin. Il est l'auteur de fictions, de drames politiques, sociaux ou agricoles, de pièces radiophoniques et d'essais sur l'art et le cinéma.
Tour à tour critique d'art, écrivain, commissaire d'exposition, il est une des figures les plus singulières de la scène artistique et littéraire française. Après s’être confronté à plusieurs reprises à la scène new-yorkaise des années 1990, il publie successivement France guide de l'utilisateur (P.O.L., 1998) ; Amour, gloire et CAC 40 (P.O.L., 1999) ; United Emmerdements of New Order (P.O.L., 2002), trois textes-collages inclassables qui le démarquent à jamais des littérateurs de sa génération et dont la marque de fabrique, associée à un art du titre, lui valent un certain succès.
Après une parenthèse au début des années 2000 où il se consacre aux compétitions de vélo en semi-amateur, il fait paraître son premier recueil de nouvelles A cauchemar is born (Verticales, 2007) en mars 2007.
Parodiant les ordres du discours de notre société technocratique, qu'ils soient politiques, esthétiques, juridiques ou techniques, l'œuvre de J.-C. Massera consiste à prélever dans l'actualité extraits de lois et décrets, discours télévisés ou propagandes officielles de toute sorte, selon le principe du sampling propre aux musiques électroniques.
La lecture sera doublée d'une performance de variété internationale.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Passages d'encres est une revue d’art et de littérature de création fondée en 1996. Sa périodicité est de 3 numéros par an. Pour chaque numéro, un(e) artiste est invité(e) à réaliser une estampe originale selon la technique de son choix (lithographie, sérigraphie...). Celle-ci est encartée dans le tirage de tête collector, vendu par abonnement.
Sommaire du n° 27. Archipel des possibles – Berlin
TEXTES : Marie-France Lucas, Jacques Kindo, Mathieu Hilfiger, Vassilena Kolarva, Marie-France Grange, Joseph Julien Guglielmi, Santiago Montobbio, Pierre Drogi, Françoise Lachkareff, Volker Braun, Alain Lance, Gérard Prémel, Marion Boudier, Quantin Duclos, Daniel Fournier, Thomas Günther, Maximilian Barck (revue Herzattacke).
ILLUSTRATIONS : Alexandra Fontaine, Christiane Tricoit, Jacques Bibonne, Georges Badin, Jean-Paul Héraud, Sylvie Najosky, Laurence Brun, Patrice Mériot, Vera Dünkel.
ARTISTES INVITÉS : Sabine Jahn et Michael Würzberger (estampes).
DOSSIER : Le Désir du vide, de Nil Lachkareff, architecte paysagiste diplômé de l’École nationale du paysage (ENSP) de Versailles.
Musique : Laure Mourot (flûte traversière)
Lecture : Thomas Günther, Françoise Lachkareff et Christiane Tricoit
Modération : Nil Lachkareff, paysagiste DPLG
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Odile Kennel, née en 1967, vit à Berlin en tant qu'auteure et traductrice. Elle a traduit du français Point de Jean Portante (Editions PHI, Esch-sur-Alzette, 2005) et collabore à la revue la Mer Gelée.
Qu'est-ce qui se passe dans la tête d'une petite fille bilingue ? Cécile, neuf ans, peut vous le raconter. Avec un papa allemand et une maman française, Cécile passe de la Forêt Noire à la Normandie, et s'étonne : pourquoi est-ce que la soupe aux légumes n'est pas comme la « Gemüsesuppe » ? Et pourquoi en Allemagne, il n'y a pas de CM1 ni de BN à la fraise ?
Avec humour et tendresse, Odile Kennel nous emporte dans un tourbillon de phrases sans virgules reflétant la confusion d'une fillette désireuse de saisir vite vite le monde avant qu'il ne s'échappe. Mais attention, le style est tellement maîtrisé qu'on ne s'y perd jamais. On est juste touché. Et puis amusé. Ça oui, car même à neuf ans, les mots sont des signes intérieurs de richesse. Texte inédit en français publié sous le titre Wimpernflug aux éditions Ebersbach, 2000.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
Sacré Sandwich ! de Christian Voltz
Le petit chaperon rouge, adaptation du conte de Charles Perrault
Mademoiselle Sauve-qui-peut de Philippe Corentin
Enfant 1,50 €, adulte 2,50 €
(Sur inscription)
dans le cadre de la 2e édition du Mois européen de la photographie à Berlin
Jeanne Fredac, née en 1970, est une passionnée de graphisme et de photogravure qui a travaillé de nombreuses années dans l’édition à Paris. Après un premier séjour à Berlin et un détour par Naples, deux publications de son cru associant photographies et textes voient le jour, sortes de reportages nomades : « Ruines, Vespa et Lazzarone » en 2001 et « L’occhio della seppia » en 2002.
L’ atelier le balto a découvert le travail de David Hiepler et Fritz Brunier à travers des photographies grand format de friches urbaines lors d’une exposition de rue en 2003, Auguststrasse à Berlin-Mitte. Leur démarche s’inscrivait dans une tentative de modifier la perception généralement négative des friches et d’en révéler la beauté.
On raconte que de Baader on ne sait pas grand-chose hormis des rapports de police sibyllins et plusieurs dizaines d'attentats en RFA ; qu'il fut le père un jour d'une fille aux yeux noirs qu'il oublia tout à fait ; qu'il eut le poing dur et la parole rare ; qu'après plusieurs années de prison une balle lui troua la tempe. (Des foules, des bouches, des armes)
Alban Lefranc, auteur et éditeur français de Berlin, est né à Caen en 1975. Après la publication de plusieurs extraits dans La mer gelée, revue pluridisciplinaire franco-allemande qu’il anime, Attaques sur le chemin, le soir, dans la neige (paru aux éditions Le Quartanier de Montréal en 2005) est son premier roman biographique dont la figure centrale est Rainer-Werner Fassbinder. En mai 2006 il fait paraître Des foules, des bouches, des armes chez Melville éditeur, roman à trois voix réinterrogeant le mythe des années Baader. Deux textes-clés formant une sorte de diptyque allemand, héritiers du cut-up journalistique, dont les thèmes questionnent en un jeu de miroir deux des icônes idéologiques et culturelles majeures de l’Allemagne d’après 1945.
Alban Lefranc travaille actuellement à une traduction d’un récit de Peter Weiss, Das Duell, à paraître en novembre 2006 également chez Melville éditeur.
Entrée 2,50 € / Tarif réduit 1,50 €
(Sur réservation)
À l’occasion des trois ans de la librairie, nous avons le plaisir de vous proposer trois rendez-vous de fin d’été
Roman d’apprentissage de la vie, de la tolérance et de la solidarité, Les Colères du volcan est une invitation à suivre l’auteur dans le pays de ses ancêtres, la Guadeloupe, en un récit traversé d’images évocatrices donnant à voir les plantes géantes des forêts se balançant dans l’alizé et à sentir des arbres fruitiers aux noms merveilleux, portés par cette terre de l’archipel Caraïbe.
Lecture en français en coopération avec l’ILB, International Literaturfestival Berlin
dans le Jardin du livre Zadig
Linienstr. 142/143
Berlin-Mitte
SP-38, artiste urbain français, poétise depuis 10 ans les murs de notre vieux quartier de Berlin-Mitte avec des slogans-titres évocateurs tels que : KEIN PLAKAT, MA CHÉRIE EST BELLE, ICH HABE ANGST, BE POLITIC AGAINST YOURSELF, ou le fameux VIVE LA BOURGEOISIE! qui lui a valu les honneurs récents du magazine Der Spiegel. Sous forme de frises d'avions colorés ou de concepts énigmatiques sur des placards en papier collés, les interventions de SP-38 ne laissent indifférent aucun des passants des métropoles où il a opéré : Berlin où il vit, mais aussi Séoul ou Paris.
Performances de SP-38 et ses invités :
Johannes Glende (violoncelle)
CLF (lecture de textes en français et allemand)
RAM 51 (musiques électroniques)
Alain Jadot (ambianceur poétique)
et autres intervenants.
suivies d'une projection du film « Galerie Blühende Landschaften »
(Linares Production, 2005)
Entrée libre
Incontournable double numéro spécial de la revue littéraire et philosophique Inculte de Jérôme Schmidt et Oliver Rohe, avec le non moins incontournable François Bégaudeau (membre émérite du comité de rédaction) au sommaire. Si le football est une Odyssée des temps modernes, ce numéro d’Inculte avec un Footix affublé d’un casque à pointe en couverture donne le ton d’une chanson de geste bien française au pays des 60 millions de sélectionneurs. Un parcours amusant et ludique, donc, mêlant citations littéraires, clins d’œils de spécialistes et fictions sur les résultats. Pour footballo-maniaques, lecteurs de livres pas toujours sérieux.
Collectif Inculte spécial coupe du monde 2006 Éditions Inculte, 2006

En marge de ferveurs populaires parfois pathétiques mais difficilement critiquables en ces temps de globalisation médiatique et de religion universelle du ballon rond, un décryptage de la « footballisation du monde » par un sociologue et un professeur en esthétique. Mercenaires en crampon, Peuple football, Mystification populiste, doux noms d’oiseaux qui peuplent le sommaire, balisent un essai au mauvais esprit dévastateur, décortiquant une des plus magistrales régressions collectives humaines que certains beaux esprits érigent en art de la non-guerre. Pour ceux que les fronts plats, les sifflets et les chants guerriers n’ont jamais fait rire. Ohé ohé-ohé-ohé !
Jean-Marie Brohm / Marc Perelman Le football, une peste émotionnelle Éditions Folio - Gallimard, 2006

Le livre d’image absolu sur le héros de tous les temps dont la tonsure quasi-monastique réenchanta la Douce France en des temps troublés, diront les bardes du 4ème millénaire. Ce Zidane en BD au parfum très « vintage » de Cœurs vaillants, Prince Eric ou Francs Camarades, remplit à souhait sa fonction d’hagiographie lisse et consensuelle. « Yalla en avant, tous champions de vie ! » comme l’écrit Sœur Emmanuelle (directrice de collection) en préface. Pour jeunes de 7 à 97 ans… Tout est dit.
Alexis Nolent / Michel Pierret / Marco Venanzi Zidane Éditions Casterman, 2005

Où les métaphores de foot s’immiscent dans la tête d’un auteur français des plus conséquents dès ce premier roman. Lui-même féru de vestiaires, corners et chaussures à crampons, François Bégaudeau (dont le troisième et dernier livre « Entre les murs » s’est vu décerner le prix Télérama-France-Culture en 2006) érige en art le jargonnage d’Aimé Jacquet et Thierry Roland appliqué aux jeux de l’amour. Pour lecteurs avertis ou non, un texte jouissif autour d’une passion vécue en butte à l’obsession de sa propre parole.
François Bégaudeau Jouer juste Éditions Verticales, 2003

Un roman noir d’anthologie pour faire bonne mesure, par une des auteures majeures du genre : turpitudes, corruption et cadavres autour d’un club d’Ile-de-France en passe de devenir champion du pays, avec un président de club entrepreneur de travaux publics et maire de la ville... Pour ceux que font très peu rire les dessous politico-financiers du ballon rond hexagonal.
Dominique Manotti Kop Éditions Rivages poche, 2001
En partenariat avec la Stiftung-Genshagen
Tout juste sorti de prison, Marc Voisin, le narrateur de Obsession Elle, retourne comme en pèlerinage à la Gare de Lyon, là où a débuté sa descente aux enfers. Il aimait une jeune femme, Éléonore, et, en sa compagnie, devait se rendre à Avignon. Celle-ci l’ayant quitté entre-temps, pris de folie, il se rend au domicile de la belle et provoque l’irréparable. Il se remémore le passé en un monologue intérieur où les images anciennes s'immiscent dans le présent, de gare en gare.
Né en 1954 à Tunis, Thierry Crifo a commencé des études de droit pour s’orienter ensuite vers le cinéma et a travaillé comme caméraman pour la télévision jusqu’en 1993, date à laquelle il a décidé de se consacrer à l’écriture. Outre des scénarios de téléfilms, il a écrit de nombreux romans et nouvelles et animé des ateliers d’écriture dans des écoles, des bibliothèques et des prisons. Noctambule, il met en scène des personnages pour qui la vie même est une nuit : prostituées, mendiants, adolescents en crise ou anciens détenus, sans cesse à la recherche de ce soupçon de tendresse qui leur fera oublier non seulement l’indifférence généralisée d’autrui, mais aussi le temps qui, en passant, sépare les êtres.
Lecture en français et en allemand organisée en partenariat avec la Stiftung-Genshagen / Institut de Berlin-Brandebourg pour la coopération franco-allemande en Europe (BBi) de Genshagen.
Thierry Crifo est accueilli en résidence dans le cadre des Semaines littéraires de Genshagen financées par le Bundesbeauftragter für Kultur und Medien.
Participation 2,50 € / Étudiants 1,50 €
(Sur réservation)
En coopération avec l’Institut français de Berlin
Dans un immeuble ancien d'un beau quartier de Paris, Marie Meyer et Daniel Devembre, les protagonistes du Dossier Meyer-Devembre, croient surprendre, derrière la porte ordinairement silencieuse du premier étage, des bruits troublants. Un célèbre détective de Montparnasse est chargé de l'enquête. À partir de cette écoute originelle, le quotidien des résidents de l'immeuble est bouleversé et remis en question.
Ariel Denis est né en 1945. Salué à ses débuts par Roland Barthes, Julien Gracq ou encore Claude Bonnefoy, il a écrit des essais et plusieurs romans, parmi lesquels on peut citer Un anniversaire (Gallimard, 1986), Récital (Éditions du Rocher, 2002) ou encore À l’aventure (Éditions du Rocher, 2003). Le Dossier Meyer-Devembre est paru en 2005 aux Éditions du Rocher.
Lecture en français et en allemand organisée en coopération avec l’Institut Français de Berlin et le Bureau du livre de l’Ambassade de France.
Participation 2,50 € / Étudiants 1,50 €
(Sur inscription)
Christian Prigent est né en Bretagne en 1945. Professeur de lettres dans l'enseignement secondaire depuis 1967, il est par ailleurs Docteur ès lettres (Thèse sur La poétique de Francis Ponge). Après des séjours à Rome (1978-1980) et Berlin (1985-1991), il vit actuellement dans le Perche. Il a fondé en 1969 et dirigé jusqu'en 1993 la revue et la collection TXT. Il collabore à de nombreuses revues en France et à l'étranger et publie, essentiellement chez P.O.L, des ouvrages de poésie, de fiction et des essais littéraires. Il donne régulièrement des lectures publiques de son travail.
Participation 2,50 € / Étudiants 1,50 €
(Sur inscription)
À l’invitation de la Stiftung Genshagen
La question de savoir comment la fracture sociale peut être évitée à long terme n’est pas seulement un thème d’actualité depuis les émeutes qui ont secoué les banlieues françaises, elle se pose depuis plusieurs années et retrouve ces derniers temps un nouvel intérêt médiatique. Dans ce contexte, les immigrés, aussi bien en France qu’en Allemagne, sont particulièrement concernés par les problèmes d’exclusion sociale. Il nous semble donc plus que jamais nécessaire de réfléchir à l’efficacité des concepts d’intégration mis en œuvre tout en formulant des perspectives d’avenir, notamment pour les jeunes issus de l’immigration.
Cuikomo de Didier Jean et Zad
Le merveilleux voyage du petit escargot de Julia Donaldson et Axel Scheffler
Enfant 1,50 €, adulte 2,50 €
(Sur inscription)
Le collectif des Éditions du Vertige a été créé en janvier 2005, suite à la rencontre d’une dizaine de jeunes poètes édités aux éditions Librairie Galerie Racine (LGR). Ce collectif organise des travaux avec d’autres artistes (musiciens, peintres, etc.) pouvant se concrétiser par un disque, un livre, une lecture, ou d’autres projets interdisciplinaires, permettant ainsi de donner à voir ou à entendre certaines voix de la poésie d’aujourd’hui. En 2005 a été édité le premier disque-livre de la collection Poèmes pour demain (diffusé en France, à Berlin et à New-York). Plusieurs lectures ont déjà été organisées à Paris (Librairie Godot de Mauroy, Librairie Racine…) ainsi que dans quelques lieux improbables dont une aire d’autoroute. Des entretiens avec des poètes et d’autres enregistrements sont actuellement en cours et paraîtront en 2006.
Durée : 1 heure (25 minutes de lecture de textes dits sur le disque suivis de 8 minutes d'intermède musical-poésie + 25 minutes de lecture de textes inédits)
Intervenants : 5 poètes et 1 musicien (2 des textes seront lus avec un accompagnement musical)
Participation 2,50 € / Étudiants 1,50 €
(Sur réservation)
À l’invitation de la Volksbühne
à la Volksbühne
Rosa-Luxemburg Platz
10178 Berlin
Avec Mark Terkessidis (écrivain et journaliste, Cologne), Chafia Djemame (militante féministe algérienne, Paris) et Bernhard Schmid (correspondant de Jungle World, Paris)
Entrée 8 € / Tarif réduit 6 €
(Sur réservation)
AREAL 28
Eberswalderstrasse 28
10437 Berlin
Né en 1950 à Toulouse, Serge Pey mène un travail singulier dans la poésie contemporaine française. Créateur de situations, il rédige ses textes sur des piquets de tomates avec lesquels il réalise des installations rituelles de poèmes et nomme ses scansions et performances des « pièges à infini ».
Fondateur des revues Tribu et Emeute, il est également à l’origine du mouvement international de la poésie directe (New York, Madrid, Québec, Mexico, Paris, Barcelone, Florence, Amsterdam, Venise, Tokyo...) en 1989. Ses performances ont été présentées à plusieurs reprises au Centre Georges Pompidou (Polyphonix) et au Marché de la poésie à Paris.
Enseignant et écrivain, il est l’un des « performers » les plus importants sur la scène poétique actuelle. Sa pratique de la poésie directe l'a conduit à approfondir les phénomènes de possession et de dépossession dans la mise en scène du poème. En Juin 1997, à la Dokumenta de Kassel, il a lancé un appel à une marche mondiale de la poésie.
Institut Français de Berlin
Kurfürstendamm 211
10719 Berlin
Né en 1950 à Toulouse, Serge Pey mène un travail singulier dans la poésie contemporaine française. Créateur de situations, il rédige ses textes sur des piquets de tomates avec lesquels il réalise des installations rituelles de poèmes et nomme ses scansions et performances des « pièges à infini ».
Fondateur des revues Tribu et Emeute, il est également à l’origine du mouvement international de la poésie directe (New York, Madrid, Québec, Mexico, Paris, Barcelone, Florence, Amsterdam, Venise, Tokyo...) en 1989. Ses performances ont été présentées à plusieurs reprises au Centre Georges Pompidou (Polyphonix) et au Marché de la poésie à Paris.
Enseignant et écrivain, il est l’un des « performers » les plus importants sur la scène poétique actuelle. Sa pratique de la poésie directe l'a conduit à approfondir les phénomènes de possession et de dépossession dans la mise en scène du poème. En Juin 1997, à la Dokumenta de Kassel, il a lancé un appel à une marche mondiale de la poésie.
À l’invitation de la Volksbühne
Roter Salon an der Volksbühne
Rosa-Luxemburg-Platz
10178 Berlin
Les émeutes des banlieues françaises ont mis à jour une situation d’urgence sociale volontiers ignorée jusque là par l’opinion publique. Quelles sont les similitudes et les différences entre la situation sociale dans les périphéries urbaines d’Allemagne et de France, notamment un an après la mise en application de la réforme du système social allemand « Hartz IV » ? Tant en France qu’en Allemagne, le courant conservateur dominant ne perçoit que des « parasites sociaux » nihilistes habitant des logements sociaux et des banlieues. L’opinion allemande s’est demandée immédiatement si un risque aussi brûlant existait dans les communautés d’immigrants turcs. Deux sociologues, l’un français, Didier Lapeyronnie, l’autre allemand, Andreas Willisch, confronteront la situation de leurs pays respectifs.
Entrée 4 €
La Légende d’Ichilok, Le Quatrième Roi Mage, La Légende des Treize Poussins, Scouarn, le Breton
Extraits de Noël, Le livre des Contes, des Poésies et des Chansons (Éditions Milan, 2005)
Enfant 1,50 €, adulte 2,50 €
(Sur inscription)
Bon appétit, Monsieur Lapin ! de Claude Boujon
Une soupe au caillou de Anaïs Vaugelade
La grenouille qui avait une grande bouche de Keith Faulkner et Jonathan Lambert
Enfant 1,50 €, adulte 2,50 €
(Sur inscription)
Plus fantomatique que réel, le narrateur de ce court texte de soixante pages évoque en un monologue noir dans la tradition de Beckett le sentiment de vide et de souffrance des personnes déracinées, sans identité. Observant la vie d’une ville qui se reconstruit suite à d’âpres combats depuis une maison délabrée, cernée d’échafaudages en construction occultant la vue de la mer, il ressent alors pleinement l’absurdité de son existence.
Lecture en français et en allemand organisée en partenariat avec la fondation Stiftung-Genshagen / Institut de Berlin-Brandebourg pour la coopération franco-allemande en Europe (BBi) de Genshagen.
Né en 1972 à Beyrouth d’une mère libanaise et d’un père allemand, Oliver Rohe est de nationalité allemande et écrit en français. Ayant longtemps séjourné hors de France, l’auteur qualifié de « nouveau Kafka, Beckett ou Thomas Bernhard » en a gardé le goût de l’étranger. Après des études de droit et de langues à Paris où il réside aujourd’hui, Oliver Rohe exerce le métier de journaliste. Il dirige la rubrique littéraire du magazine Chronic’Art entre 2001 et 2002, où il fait la connaissance de Jérôme Schmidt, Maxime Berrée et Benoît Maurer. Ensemble ils fondent la revue littéraire et philosophique Inculte qui paraît tous les deux mois. En parallèle, Oliver Rohe a commencé une carrière d’écrivain en 2002. Son œuvre traite de thèmes tels que le souvenir, la violence, l’exil et le langage sous la forme de monologues sobres, sans fioritures. C’est avec son roman Défaut d’origine (Éditions Allia) qu’il se fait connaître comme auteur en 2003. Nous autres, fiction littéraire sur David Bowie, est sa toute dernière parution chez Naïve Éditions en juin 2005.
Participation 2,50 € / Étudiants 1,50 €
Dans le cadre du projet woistdergarten? et à l’occasion des 2 ans de la librairie Zadig, l’atelier le balto et la librairie Zadig vous invitent à participer à un Repas de quartier citoyen
Selon le concept inauguré en 1991-1993 dans le quartier Arnaud-Bernard à Toulouse, l’idée est de faire asseoir à la même table des voisins qui ne se connaissent pas ou peu, des gens de passage. Chacun apporte un plat mijoté par ses soins et sa boisson préférée à partager en toute convivialité.
À cette occasion, l’accès aux voitures sera bloqué de la Tucholsky Strasse à l’espace qui est devant la librairie et une table de banquet ainsi que les 12 grills de l’artiste Massinon seront disposés.
12 barbecues en forme de lettres :
A R T – B A R B E C U E constituent la 7ème des « 12 Propositions Pour Passer Une Bonne Année » imaginées par l’artiste. Celle-ci vous permettra de faire griller vous-mêmes saucisses, steaks, escalopes, cuisses ou ailes et autres poissons, poivrons, champignons…
blumen zimmer, Linienstraße 150
C/O Berlin, Linienstraße 144
Der Weinkeller, Linienstraße 147
Intensivstation, Linienstraße 115
me4dia, Linienstraße 121
Modellbekleidung Viktorion Eckstein, Linienstraße 149
Naturkost Mitte, Linienstraße 150
Schmuckgalerie Jenny Paris, Linienstraße 141
Sieben Wünsche, Tucholskystraße 45
Cet événement est le 4ème temps fort du cycle woistdergarten? dont les riches heures sont rapportées dans la rubrique ci-après : www.woistdergarten.de
Autour de Zadig, la constellation s'agrandit, et cet été, c'est du jardin que l'on regardera les étoiles... Plus d'informations concernant le Jardin du livre Zadig et ses partenaires dans la rubrique ci-après : [la page n'existe plus]
Plus d’informations sur le concept de Repas-de-Quartier
(*) La maison d’hôtes Le Jardin Secret aux environs de Paris est notre partenaire et propose deux nuitées à gagner jusqu'en avril 2006 (hors jours de fête comme Noël ou nouvel an ou Pâques)
Im Rahmen des Projektes woistdergarten? und anlässlich des zweijährigen Bestehens der Buchhandlung Zadig laden das atelier le balto und die Buchhandlung Zadig herzlich zum Kiezpicknick ein.
Die Idee des "repas de quartier" entstand in den Jahren 1991 - 1993 im Stadtviertel Arnaud-Bernard in Toulouse und fand schnell in ganz Frankreich Freunde: Nachbarn, die sich noch nicht oder vielleicht nur flüchtig kennen,
versammeln sich um eine große Tafel zum gemeinsamen Essen, Trinken, Spielen, Reden.
Wir freuen uns darauf, mit Nachbarn und Freunden einen Spätsommernachmittag im Freien zu verbringen.
An diesem Tag wird die Straße von der Oranienburger- bis zur Tucholskystraße für den Durchgangsverkehr gesperrt.
Vor der Buchhandlung werden eine lange Tafel und die 12 Grills des Künstlers Massinon aufgebaut. Jeder bringt ein vorbereitetes Gericht mit und teilt es mit den anderen.
Der französische Künstler Jean-Christophe Massinon stellt in seinem Büchlein 12 propositions 12 Vorschläge vor, „ein schönes Jahr zu verbringen“. Vorschlag #7 heißt: A R T – B A R B E C U E. Sie werden selbst entdecken, wie die Kunst sich in der Wurst versteckt und können Ihr mitgebrachtes Grillgut garen.
blumen zimmer, Linienstraße 150
C/O Berlin, Linienstraße 144
Der Weinkeller, Linienstraße 147
Intensivstation, Linienstraße 115
me4dia, Linienstraße 121
Modellbekleidung Viktorion Eckstein, Linienstraße 149
Naturkost Mitte, Linienstraße 150
Schmuckgalerie Jenny Paris, Linienstraße 141
Sieben Wünsche, Tucholskystraße 45
Über das Konzept des Kiez-Picknicks [Repas-de-Quartier]:
https://www.arnaud-bernard.net/repas-de-quartier/les-repas-de-quartier-en-france/
(*) In Le Jardin Secret, Gästezimmer im Grünen bei Paris:
https://www.jardin-secret-paris.com/
La librairie française Zadig, la Kulturhaus Mitte et l’atelier le balto vous convient à une bourse aux livres français d’occasion. De 14 h à 19 h, vous pourrez flâner dans notre Jardin du livre, découvrir et échanger des livres d’occasion, vous rafraîchir et déguster des gâteaux faits maison.
Si vous souhaitez vendre ou échanger des livres français, merci de nous en informer par mail ou téléphone 030 2809 9905 à la librairie Zadig.
Kulturhaus Mitte Berlin
Auguststrasse 21
10117 Berlin
Tél. : (30) 282 7793
VENEZ NOMBREUX !
Am Sonntag, den 3. Juli 2005 lud das Kulturhaus Mitte, die Buchhandlung Zadig und das atelier le balto nachmittags zu einem französischen Büchertrödelmarkt ein. Bei Kuchen und Erfrischungen konnten die Besucher von 14-19 Uhr in den Regalen unseres Buchgartens stöbern oder sich einfach nur zum Bücherplausch treffen.
Kulturhaus Mitte Berlin
Auguststrasse 21
10117 Berlin
À 17h00, au 141 de la Linienstrasse, dans le jardin ambulant de Zadig :
Trio turco-français de jeunes élèves d'une école de musique turque de Berlin : un violon, un oud et des percussions pour un oui franc et massif aux fusions du Bosphore...
À 19h00, dans la cour de la Kulturhaus de Berlin-Mitte, au 21 de la Auguststrasse, rue parallèle à nous, à 500 mètres :
Duo de fusion contemporaine qui se consacre à l’interprétation radicale de la valse musette. Les deux musiciens berlinois présentent des classiques du répertoire musette choisis avec soin, dans des arrangements d'un niveau musical très élevé. Animé par son plaisir immense du jeu, le duo explore la richesse des sonorités et interprétations possibles des morceaux, imprégnés des musiques slaves et autres d'ici... La tradition est poussée jusqu'aux extrêmes limites et parfois même au-delà. « Faisons une fête de la mélancolie des espoirs perdus... »
Accordéon : Volker Schindel
Clarinettes : Jan Hermerschmidt
www.musette-brachiale.de
Céline Robinet invite SPOKENWORD BERLIN
Collectif de slam berlinois qui comprend, outre ladite Céline, Gauner, Wolfgang Hogekamp (organisateur du slam au bastard de Kastanienallee), Lino Ziegel (aux textes intenses en rythmes et sonorités) et Felix Römer, tous slameurs émérites du « City Ost Berlin » ayant déjà répondu présent...
Mouvement poétique, social et culturel, le slam est apparu à Chicago dans les années 80. Entendant donner la parole à tous, il confère à la poésie une dimension de spectacle en faisant de la performance le vecteur de transmission et de diffusion de la « slam poésie ». Loin d’être un clan fermé, le slam est un lieu d’expression des revendications sociales et poétiques. Ouvert à toutes formes de poésie interactive, c'est le lieu de la liberté d’expression absolue.
www.spokenwordberlin.net
"Histoire des trois souhaits", "Une histoire de paradis" et "La neige à Chelm" de Isaac Bashevis Singer
Enfant 1,50 €, adulte 2,50 €
(Sur inscription)
À l’invitation du Centre Marc Bloch et de la Freie Universität Berlin
à l'Europäische Kommission - Vertretung in Deutschland
(Konferenzsaal)
Unter den Linden 78
10117 Berlin
Le 29 mai prochain, les Français sont appelés à voter sur la ratification par la France du Traité constitutionnel de l'Union Européenne. Les instituts de sondage pronostiquent un résultat serré. Si les Français refusent la ratification de la constitution, cela signifie-t-il la fin de l'Union Européenne actuelle ?
Après une esquisse historique des projets antérieurs de constitution européenne, les contributions tourneront autour de l'impact et de l'arrière-fond imaginaire du traité constitutionnel, les formes différentes de sa ratification réalisées en France et en Allemagne, et les conséquences d'un "non" français.
Ces échanges seront conclus par une table ronde à laquelle des chercheurs et experts des deux pays discuteront la question centrale du "oui" ou "non".
Entrée libre, traduction simultanée en français et en allemand
Table de présentation-vente par la librairie Zadig d’une sélection de titres destinés à éclairer les enjeux de ce traité dans l’actualité du débat français
Schwara, un bûcheron, descend vers un port où se côtoient réfugiés, trafiquants et même touristes. L’après guerre civile brouille les cartes. Que cherche cet homme, un ami, un ennemi ? Tout est si confus, les bourreaux se cachent, les victimes crient vengeance. Après bien des étapes, Schwara arrive à la ville de Ran-Mositar où se sont déchirés chrétiens et musulmans. Il peut aider à reconstruire le pont détruit, symbole de l’entente passée. Dans le chantier, une femme Irini, et ses amies, essayent d’oublier. Jusqu’au jour où elles croisent l’homme.
Le pont sera reconstruit mais Schwara et Irini y perdront leurs enfants. Est-ce le prix à payer pour que renaisse l’espoir ?
Franck Pavloff, de nationalités française et bulgare, a longuement parcouru l’Afrique et l’Asie pour y soutenir des projets de développement communautaire. C’est un spécialiste reconnu de la psychologie et du droit international des enfants. Il vit la plupart du temps à Grenoble, mais on l’a aperçu dernièrement à Maputo, Rio, Lomé, Montréal, Barcelone… Directeur de collection chez Albin Michel Jeunesse, il est romancier, nouvelliste, poète, photographe. Sa nouvelle "Matin brun” a été tirée à 1 million d’exemplaires et traduite en quinze langues.
Lecture en français et en allemand organisée en partenariat avec l'Institut de Berlin-Brandebourg pour la coopération franco-allemande en Europe (BBi) de Genshagen.
woistdergarten? - Autour de Zadig, la constellation s’agrandit, et cet été, c’est du jardin que l’on regardera les étoiles…
Plus d’informations concernant le Jardin du livre Zadig dans la rubrique "Ceux du jardin"
Participation 2,50 € / Étudiants 1,50 €
(Sur inscription)
Pour son premier recueil de nouvelles, Céline Robinet ouvre les vannes et laisse déferler le flot des mots. La jeune Française berlinoise tord sa langue natale et, à travers ses pirouettes linguistiques, remet en question son identité sexuelle, son rapport au corps et au monde qui l’entoure. Son univers gronde, éructe, son verbe jaillit. Tour à tour mangeuse d’hommes ou de peinture, pédale de vélo, pourchasseuse de dame pipi, elle n’hésite pas à donner libre cours, toujours avec humour, à son imagination la plus débridée, et à ses humeurs les plus folles. Les mots, elle ne les mâche pas, elle les crache, les éructe et les régurgite, mais toujours pour le plaisir de réinventer une langue à l’image de son propre monde, un univers fantasque, fait de « soleil de miel », où toutes les pirouettes sont permises…
Céline Robinet est née en 1977 près de Valenciennes. Traductrice, elle vit à Berlin, écrit et joue des sketches comiques, et participe en tant que slameuse au collectif Spokenword Berlin. Elle est la seconde invitée du Jardin du livre Zadig, événement éphémère de quartier à but non lucratif.
Le Diable Vauvert est un de ces fameux éditeurs du Sud de la France dont le catalogue très international est orienté vers la jeune fiction.
Participation 2,50 € / Étudiants 1,50 €
(Sur réservation)
« Les monstres n'aiment pas la lune » et « Ajdar » de Marjane Satrapi
Enfant 1,50 €, adulte 2,50 €
(Sur inscription)
Fidèle à l’esprit de Voltaire, la librairie Zadig cultive son jardin et, non content d’exister dans ce monde, tente de faire exister un monde, en participant à la nouvelle création de l’atelier le balto (architectes-paysagistes). Dans la continuité des jardins des Kunst-Werke, les jardiniers-paysagistes créent quatre nouveaux jardins durant l'été 2005 à Berlin, dont ce “Jardin du livre“ itinérant, répondant au leitmotiv Woistdergarten? (www.woistdergarten.de) du projet commun des architectes et des libraires.
En compagnie de l’atelier le balto, la librairie invite donc le voisinage proche à prendre part à cette initiative citoyenne et à investir ce nouvel espace en plein air, ouvert à tous, dédié le temps d’un été à la littérature, aux gens du quartier ainsi qu’aux passants.
Plusieurs temps forts rythmeront les festivités estivales du Jardin :
À 17h00, au 141 de la Linienstrasse, dans le jardin ambulant de Zadig :
Trio turco-français de jeunes élèves d'une école de musique turque de Berlin : un violon, un oud et des percussions pour un oui franc et massif aux fusions du Bosphore...
À 19h00, dans la cour de la Kulturhaus de Berlin-Mitte, au 21 de la Auguststrasse, rue parallèle à nous, à 500 mètres :
Duo de fusion contemporaine qui se consacre à l’interprétation radicale de la valse musette. Les deux musiciens berlinois présentent des classiques du répertoire musette choisis avec soin, dans des arrangements d'un niveau musical très élevé. Animé par son plaisir immense du jeu, le duo explore la richesse des sonorités et interprétations possibles des morceaux, imprégnés des musiques slaves et autres d'ici... La tradition est poussée jusqu'aux extrêmes limites et parfois même au-delà. « Faisons une fête de la mélancolie des espoirs perdus... »
Accordéon : Volker Schindel
Clarinettes : Jan Hermerschmidt
www.musette-brachiale.de
Céline Robinet invite SPOKENWORD BERLIN
Collectif de slam berlinois qui comprend, outre ladite Céline, Gauner, Wolfgang Hogekamp (organisateur du slam au bastard de Kastanienallee), Lino Ziegel (aux textes intenses en rythmes et sonorités) et Felix Römer, tous slameurs émérites du « City Ost Berlin » ayant déjà répondu présent...
Mouvement poétique, social et culturel, le slam est apparu à Chicago dans les années 80. Entendant donner la parole à tous, il confère à la poésie une dimension de spectacle en faisant de la performance le vecteur de transmission et de diffusion de la « slam poésie ». Loin d’être un clan fermé, le slam est un lieu d’expression des revendications sociales et poétiques. Ouvert à toutes formes de poésie interactive, c'est le lieu de la liberté d’expression absolue.
www.spokenwordberlin.net
une bourse aux livres d’occasion lors du week-end d’inauguration le dimanche 3 juillet 2005 de 14h00 à 18h00, dans la cour de la Kulturhaus de Berlin-Mitte. Achat, vente ou troc de livres français des clients et passants au gré des rencontres...
une soirée de lecture en plein air à l’occasion de la FÊTE DES JARDINIERS ET ARCHITECTES, le samedi 6 août 2005 :
Dès 16 heures aux KW (Auguststrasse 69) :
Reconnaître le terrain aux Kunst-Werken ("KW", Auguststrasse 69) dans les locaux de l’ atelier le balto. Intervention de Stéphane Bertrand présentant sa toute nouvelle parution intitulée Reconnaître le terrain : 19 inflexions au terrain vague / Lay of the Land: 19 Perspectives on Vacant Land (édition bilingue français-anglais, 114 pages). Il est le commissaire d’exposition de 19 installations sur terrains laissés libres à Montréal en 2002, 2003 et 2004. L’utilisation de ces terrains vides, dès lors qu’on y entreprend une transformation, deviennent des terrains vagues, autour desquels il est concevable d’imaginer et de mettre en place des installations et notamment des jardins. Son argumentation défendra ce terme de vague. (www.axeneo7.qc.ca).
À partir de 18h00 au Katen-Garten (Linienstrasse 44) :
Lecture en français de deux extraits du recueil de nouvelles Écrivains au jardin (éditions Joca Seria, 2005) : Les Trois Pêchers de Tetekooji de Lisa Bresner et Dans le Jardin de Gethsémani de Tanguy Viel par Blandine Costaz, comédienne française travaillant entre autres au Deutsches Theater de Berlin (www.costaz.de).
Lecture en allemand d’un extrait du Discours de la méthode pour bien conduire sa raison, et chercher la vérité dans les sciences - Sixième partie / Von der Methode des richtigen Vernunftgebrauchs und der wissenschaftlichen Forschung – Sechster Teil de René Descartes (édition bilingue français/allemand, Felix Meiner Verlag, 1997) ainsi que d’un extrait de Die fünf Bücher der Weisung - Im Anfang / "La Genèse" (nouvelle traduction de la Bible de Martin Buber et Franz Rosenzweig, Deutsche Bibel Gesellschaft, 1992) par Justus Carrière, comédien berlinois indépendant qui a travaillé entre autres sur le Faust de Peter Stein et avec Frank Castorf à la Volksbühne.
un REPAS DE QUARTIER CITOYEN le 3 septembre 2005. Une première à Berlin selon le concept inauguré en 1991-1993 dans le quartier Arnaud-Bernard à Toulouse. L’idée est de faire asseoir à la même table des voisins qui ne se connaissent pas ou peu, des gens de passage. Chacun apporte un plat mijoté par ses soins et sa boisson préférée à partager en toute convivialité. L'objectif est simple : faire se rencontrer des gens de tous horizons sur le critère du voisinage avec comme seule ambition leur rassemblement, sans aucun préjugé sur la teneur des discussions, sans mot d'ordre. Avec le soutien des autres "Laden" et partenaires environnants, sont bienvenus : habitants du quartier, abonnés à notre lettre d’informations, amis du livres... Programme détaillé sur notre page d'accueil !
Une lecture de « La sorcière du placard aux balais » et « La sorcière et le commissaire »
(Extraits des Contes de la rue Broca et de la Folie Méricourt de Pierre Gripari)
Enfant 1,50 €, adulte 2,50 €
(Sur inscription)
Pourquoi un veuf savoure-t-il sa liberté enfin retrouvée ? Comment un homme épouse-t-il la sœur de celui qu’il aime ? Pourquoi ne peut-on vraiment choisir sa mort quand on est jeune et catholique ? 11 nouvelles courtes qui développent un jeu avec le lecteur. 11 narrateurs confrontés à l’obligation de poser un choix, d’assumer la responsabilité de leurs actes. L’habitude amusée de la lâcheté, de l’inertie leur confère une certaine ironie face aux errances de la volonté. La moquerie, l’humour sont souvent présents chez chacun de ces personnages surpris par l’obligation de se questionner et de décider, d’affronter la culpabilité ou le jugement. Face parfois à l’impossibilité de comprendre et d’agir, il ne reste que la lucidité ou la méchanceté.
Nathalie Burel est née à Rennes en 1976, ville où elle enseigne l’histoire et le français. La Vie ne sera plus pareille est son premier recueil de nouvelles. Elle est la première invitée du Jardin du livre Zadig.
woistdergarten? - Autour de Zadig, la constellation s’agrandit, et cet été, c’est du jardin que l’on regardera les étoiles…
Participation 2,50 € / Étudiants 1,50 €
Qui vit ici ? d’ Alain Crozon
Gruffalo de Julia Donaldson et Alex Scheffler
Les Contraires de Pittau et Gervais
Enfant 1,50 €, adulte 2,50 €
(Sur inscription)
« Joseph K. rêvait : C'était une belle journée, et K. voulut aller se promener.
Mais à peine eut-il fait deux pas qu'il était déjà au cimetière. »
Un homme rêve et fait un cauchemar assez effrayant. Grâce à une délicate manipulation et quelques ingénieuses trouvailles techniques, Renaud Herbin nous fait vivre les angoisses, les affres et les espoirs d'un homme.
Un spectacle dans un castelet, comme un petit théâtre fait de brics et de brocs, comme une fenêtre faiblement allumée sur notre monde intérieur.
Un monde impressionnant et poétique, émouvant et tendre.
Tout public à partir de 8 ans
Participation 3 € / Étudiants 2 €
Ein kleines Schauspiel für eine Handpuppe, einen Kasten voller Sand und ein Mikrophon
"Joseph K. träumte: Es war ein schöner Tag und K. wollte spazierengehen. Kaum aber hatte er zwei Schritte gemacht, war er schon auf dem Friedhof."
Ein Mann träumt und erlebt einen ziemlich erschreckenden Alptraum. Mit kleinen, feinen Handgriffen und einigen raffinierten technischen Ideen, gelingt es Renaud Herbin, uns in die Ängste, Qualen und Hoffnungen des Herrn K. hineinzuversetzen.
Diese Aufführung in einem winzigen Schloss, wie in einem kleinen Theater aus allerlei Krimskrams, öffnet uns ein schwach erleuchtetes Fenster auf unsere Innenwelt.
Eine beeindruckende und poetische Welt, berührend und zart.
Für Zuschauer ab 8 Jahren
Eintritt 3 € / StudentInnen 2 €
Voranmeldung empfohlen
Né en 1945, Pierre Michon a étudié les lettres modernes à Clermont-Ferrand. Il publie à 37 ans son premier livre, Vies minuscules, pour lequel il obtient le Prix France Culture en 1984. Pierre Michon est aujourd'hui reconnu comme l'un des auteurs français contemporains les plus marquants. Ses ouvrages sont traduits dans de nombreux pays, par exemple en Allemagne, en Italie, en Roumanie, aux Etats-Unis et au Mexique.
« Je lis des romans, beaucoup. Mais c'est une chose dont on peut décomposer les ficelles, dont on voit les tenants et les aboutissants à moins qu'on ne soit un de ces grands noms du roman comme Faulkner. Dans ce siècle, il y a aussi Proust, à moindre titre. Ce sont des gens qui tiennent en trois cents pages ce que je suis capable de faire en cinquante pages. Pour le reste, ce sont des fabriques, des fabriques agréables car il faut bien lire et s'endormir - on a le choix entre un Lexomil et un bouquin mais on voit bien que tout cela a été fabriqué pour que les bons badauds du journalisme disent que ce roman a été impeccablement composé avec un début, une chute, etc., éléments qui sont rebattus depuis toujours. Dès Cervantes, la structure du roman est rebattue. Maintenant, il n'y a rien de plus facile à faire mais il y a plein de gens qui se réclament de cette structure molle en disant : "Le roman, on peut tout y mettre, sans forcer." Pour pousser plus avant dans cette entreprise de démolition... »
Citation de Pierre Michon extraite de la « Revue parlée » , entretien avec Marianne Alphant (28 mars 1996, Centre Georges Pompidou, Paris).
Débat-lecture à 20h00 au Literarisches Colloquium Berlin, avec l'auteur Anne Weber et animé par Sibylle Cramer.